Faites le test : entrez dans une librairie et rendez-vous au rayon du monde hispanique. Ouvrez chaque livre et regardez la langue d’origine. Outre les livres écrits par des auteurs espagnols ou sud-américains, le nombre de romans écrit en catalan est assez significatif, très loin de la littérature par trop confidentielle des autres langues minoritaires par exemple.
Car, à part l’afrikaans, le catalan est la langue minoritaire disposant de la plus vaste littérature actuelle. Et constamment renouvelée avec des succès d’édition réguliers. Aucun n’atteint la déferlante que fut « La plaça del Diamant (La Place du Diamant) de Mercè Rodoreda publié en 1962 et traduit en plus de 40 langues mais « La pell freda » de Albert Sánchez Piñol publié en 2002 et « Confiteor (Jo confesso) de Jaume Cabré publié en 2011 ont été de grands succès, succès qu’aucun auteur en langue bretonne ne peut revendiquer, hélas.
Et la vague catalane ne risque pas de s’arrêter de sitôt car si les traductions d’ouvrages catalans ont connu un essor considérable au cours de la dernière décennie, celles-ci ont atteint un nouveau sommet l’année dernière avec un record de 385 œuvres traduites dans d’autres langues.
Les éditions traduites en espagnol dominent ce secteur, avec un tiers du total, mais en 2025, on a également enregistré un nombre record de traductions dans toutes les autres langues, notamment européennes ou asiatiques.
La directrice du département de littérature de l’Institut Ramon Llull, Izaskun Arretxe, s’est félicité de la croissance « soutenue » observée ces dernières années, mais estime qu’« il reste encore un long chemin à parcourir avant qu’elle n’atteigne son apogée » a-t-il déclaré à nos confrères du Catalan News.
Cette dernière souligne notamment la dynamique qui anime la littérature jeunesse, qui représente désormais près de la moitié des traductions.
L’institut participe chaque année à 13 salons littéraires internationaux, où se concluent les ventes de droits entre éditeurs et agents littéraires. L’Institut Llull est présent à nombre de ces salons et propose des conseils et des ressources pour permettre aux éditeurs internationaux de découvrir la littérature catalane.
Il accompagne également les éditeurs étrangers en subventionnant la traduction et la promotion des livres.
Arretxe précise toutefois que les subventions ne couvrent pas les frais de publication, les éditeurs « doivent donc avoir envie » de publier, car ils doivent également investir dans ce processus.
En 2024, 369 titres ont été traduits du catalan, ce qui constituait le précédent record.
En 2019, ce chiffre a dépassé les 300 pour la première fois et n’est pas redescendu en dessous de ce seuil depuis.
Sans compter l’espagnol, 257 titres ont été traduits l’an dernier, un record également.
Derrière l’espagnol, avec 128 œuvres l’an dernier, vient l’italien, avec 37. Vient ensuite le portugais avec 33, y compris les dialectes du Portugal et du Brésil, devant le français, avec 22.
Le classement se poursuit avec l’allemand (17), devant l’anglais (16), le grec (15) et l’arabe (10).
En comptant toutes les traductions réalisées entre 2000 et début 2026, les œuvres qui ont été traduites dans le plus grand nombre de langues sont le roman fantastique « La pell freda » (Peau froide) d’Albert Sánchez Piñol et le livre illustré pour enfants « Le Monstre des couleurs » d’Anna Llenas.
Ces deux ouvrages ont été traduits en 33 langues différentes, en comptant le portugais du Portugal et du Brésil.
[cc] Article rédigé par la rédaction de breizh-info.com et relu et corrigé (orthographe, syntaxe) par une intelligence artificielle.
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