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11/09/2015 – 08h00 Pontchâteau (Breizh-info.com) – La commune de Pontchâteau, au centre de la Loire-Atlantique et à l’est de la Brière, est bien partie pour avoir la palme des augmentations d’impôts locaux dans le département et même en Bretagne. Pour la deuxième année consécutive, puisque l’an dernier, la taxe d’habitation avait augmenté de 3% et la taxe sur le foncier bâti de 5%.
Danielle Cornet, la maire divers gauche élue en 2014, a augmenté cette année la taxe sur le foncier bâti de 8.6%, dont une hausse de 3,5% de la part municipale et la création d’un prélèvement de 1% pour le compte de la communauté de communes.
Trois facteurs expliquent cette augmentation. D’abord, c’est une commune endettée qui a été laissée par l’ancien maire de droite Bernard Clouet, en poste de fin 2002 à 2014. Son bilan financier est plutôt catastrophique : durant ses mandats, la dette a doublé, passant de 6.4 à 12 millions d’€ en 2014, même si elle a été stabilisée dès 2013 au prix d’une explosion de l’annuité de la dette, passée de 1.2 millions d’€ en 2012 à 2.4 millions l’année suivante. En parallèle, sur la même durée, les recettes n’augmentaient que de 37%, passant de 6.2 à 8.5 millions d’€. Qui dit dette, dit nécessité de rembourser et intérêts des emprunts – une bonne raison pour augmenter les impôts.
Ensuite, comme partout, la dotation globale de fonctionnement versée par l’Etat est en baisse, alors que les budgets ont été votés et les projets lancés. Les petites communes et celles où la population stagne ont tendance à couper à la hache dans leurs investissements – et parfois dans leurs dépenses. Mais Pontchâteau n’a pas cette ressource, car, contrairement à bien des communes, la population augmente, il faut donc de nouvelles infrastructures – notamment sportives et scolaires. Pontchâteau étant en plus la ville-centre de sa communauté de communes, elle accueille des équipements que d’autres communes n’ont pas – comme le nouveau collège – ce qui ne manque pas d’engendrer des dépenses pour la commune (voiries, etc.). Bref, dans ces conditions difficile de ne pas faire appel aux portefeuilles des habitants…
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