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30/09/2013 – 15h00 – Brest (Breizh-info.com) – La « garantie jeunes » permettra à partir du 1er octobre à 10 000 jeunes de moins de 25 ans du Finistère de bénéficier de l’équivalent du RSA (483 € mensuels). Cette aide sera débloquée pour les jeunes de 18 à 25 ans, n’ayant pas accès au RSA jeune – pour percevoir ce dernier il faut avoir travaillé 2 des 3 dernières années. L’État va ainsi tester ce dispositif dans 10 départements.
Dès à présent, cette nouvelle « aide » dont le coût est estimé à 30 millions d’euros pour l’État – donc pour le contribuable – amène certaines interrogations : la condition pour toucher cette aide est en effet très floue, puisqu’elle consiste pour le jeune à « s’impliquer dans un suivi intensif pendant un an auprès de la mission locale » pendant que cette dernière devra permettre « d’acquérir les codes du monde du travail, afin de mener le jeune adulte à des propositions adaptées de formation ou d’emploi ».
Tous ceux qui ont eu à fréquenter les missions locales, la CAF ou les agences « pôle emploi » savent que le fameux « suivi personnalisé » n’est aujourd’hui pas mis en place, et que le laxisme de gestion est désormais la règle, le taux de chômeurs ayant explosé, et les différents acteurs de l’emploi étant dans l’impossibilité humaine et technique de traiter tous les dossiers.
Cela laisse donc présager de nombreux abus, surtout en période de crise économique et sociale majeure. Cela pourrait également entraîner un appel d’air et de mobilité dans les départements « test », la perspective d’un nouvel apport financier « sans travailler » pouvant amener massivement des familles désireuses avant tout de cumuler les aides sociales payées par le contribuable plutôt que de travailler.
Alors que les acteurs économiques de l’artisanat, du bâtiment, de l’hôtellerie-restauration, de la pêche (voir à ce propos l’affaire des Sénégalais de Lorient) peinent à recruter des jeunes, y compris en apprentissage, il aurait peut-être été plus sain et judicieux de conditionner l’aide sociale à la formation et à l’embauche au sein de ces filières, clés de l’économie bretonne.
Crédit photo : saigneurdeguerre(cc)
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