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À l’approche de l’été 2026, le constat est clair : recruter des saisonniers devient un casse-tête pour une part croissante d’entreprises. Selon une enquête Staff & Go menée auprès de plus de 3 000 sociétés, 47 % d’entre elles n’ont pas réussi à pourvoir l’ensemble de leurs postes.
Dans les secteurs les plus dépendants – hôtellerie-restauration, agriculture, commerce ou encore agroalimentaire – la tension est particulièrement forte. Ces activités représentent à elles seules près de 470 000 besoins saisonniers.
Pourtant, les recrutements existent. 61 % des entreprises prévoient d’embaucher, souvent à petite échelle. Mais entre les besoins affichés et les postes réellement pourvus, l’écart persiste.
Un marché sous tension… mais pas bloqué
Dans le détail, la situation est nuancée. Un peu plus de la moitié des entreprises (53 %) parviennent encore à recruter l’intégralité de leurs saisonniers. Mais pour les autres, les manques sont bien réels : postes partiellement pourvus, candidatures insuffisantes, ou profils inadaptés.
Le ressenti global confirme cette tension diffuse : près d’une entreprise sur deux estime qu’il est plus difficile de recruter qu’auparavant, sans que la situation ne bascule totalement dans la crise ouverte.
Plusieurs facteurs viennent compliquer la donne. D’abord, le contexte économique et politique, jugé défavorable par 56 % des employeurs. Incertitudes, inflation, pression réglementaire : autant d’éléments qui freinent les embauches ou compliquent leur organisation.
Ensuite, la gestion administrative. Recruter un saisonnier peut mobiliser jusqu’à 125 heures pour 100 embauches, soit près de trois semaines de travail à temps plein. Formalités, contrats, déclarations : une lourdeur qui pèse particulièrement sur les petites structures.
Enfin, certaines solutions théoriques peinent à se concrétiser. L’embauche de mineurs, par exemple, reste marginale : 75 % des employeurs la jugent difficile, en raison des contraintes légales, des horaires ou du manque d’autonomie.
Des employeurs qui misent sur le local
Face à ces difficultés, les entreprises privilégient des circuits courts. Près d’une sur deux réembauche d’anciens saisonniers, tandis que le bouche-à-oreille et les candidatures spontanées restent des leviers majeurs.
Un signe révélateur : malgré la multiplication des plateformes numériques, le recrutement saisonnier reste avant tout une affaire de proximité et de confiance.
Derrière ces difficultés, un sujet revient de manière récurrente, sans toujours être frontalement posé : celui de l’attractivité des postes.
Horaires décalés, travail physique, saisonnalité… et rémunérations souvent proches du minimum légal. Dans ces conditions, certains candidats préfèrent renoncer, arbitrant entre effort demandé et gain réel.
Une réalité qui interroge, sans pour autant tout expliquer. Car si les débuts de carrière passent souvent par des emplois modestes – chacun, ou presque, ayant commencé au bas de l’échelle – encore faut-il que ces postes offrent des perspectives, ou à défaut un équilibre acceptable.
Un modèle à bout de souffle ?
Au fond, l’étude met en lumière un décalage croissant : des secteurs qui ont besoin de main-d’œuvre, mais peinent à convaincre.
Entre exigences élevées, contraintes administratives et attractivité limitée, le modèle du travail saisonnier montre ses fragilités.
Pas de pénurie absolue, mais une usure progressive. Et une question qui s’impose, à mesure que les étés passent : qui, demain, acceptera encore ces emplois… et à quelles conditions ?
Photo d’illustration : DR
[cc] Article rédigé par la rédaction de breizh-info.com et relu et corrigé (orthographe, syntaxe) par une intelligence artificielle.
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3 réponses à “Saisonniers introuvables : salaires faibles, contraintes lourdes… le modèle français en question”
On est loin du temps ou jeune étudiant j’avais trouvé pour l’été 2 mois et 3 semaines un emploi à la SNCF, à 6 h du matin j’étais sur le pied de guerre à la gare de Quimper. La joie par le travail.
»Autrefois » c’est-à-dire avant 1981 et l’avènement de »la Gauche » au pouvoir: on trouvait beaucoup de »Jeunes » par exemple des étudiants, qui aidaient les paysans à récolter leurs fruits, en été, et les vignerons à faire les vendanges…des étudiants travaillaient aussi dans les stations balnéaires pendant leurs vacances…mais »les Jeunes » doivent avoir, maintenant, d’autres moyens de subsistance qui leur évitent de travailler pendant leurs vacances!…Ils ont des »aides » payées par les contribuables français!..
Une de mes filles travaillant de nuit Chez Le Duff (Bridor) pour avoir un peu de sous nous contait qu’à l’ouverture quelques travailleurs des masses laborieuses préféraient décamper à l’écoute des consigne avant le début du boulot, d’autre à la pose au bout d’une heure…avec cette république aux aides à tout va nous nous retrouvons avec une peuplade de dégénérés des dhimis tout cuits!!!