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Nicolas Sarkozy avait qualifié les juges de « petits pois ». Ce sont les « petits pois » qui exercent le vrai pouvoir aujourd’hui. Un pouvoir irresponsable et coupé du peuple. Donc sans légitimité. De moins en moins d’électeurs font confiance aux hommes politiques. A juste titre : ceux-ci multiplient déclarations et annonces sans aucune conséquence pratique.
Et pour cause : le pouvoir a quitté les parlements et les palais ministériels. Ce sont les juges qui l’exercent.
Juges européens, membres du Conseil constitutionnel, conseillers d’Etat et conseillers à la Cour de cassation ont réalisé un coup d’Etat silencieux : en s’appuyant sur le pouvoir médiatique, ils se sont emparés du vrai pouvoir législatif en interprétant à la mode politiquement correcte des textes généraux. La glose sur la Convention européenne des droits de l’homme ou sur la Convention internationale des droits de l’enfant permet de décider de tout.
Les Français ne veulent pas de la gestation pour autrui (GPA) et de la procréation médicale assistée pour les paires homosexuelles ? Qu’importe ! La Cour européenne des droits de l’homme (CEDH) et la Cour de cassation les imposent au nom du principe d’égalité entre enfants nés en France et enfants nés à l’étranger.
Les gendarmes et les soldats n’ont pas le droit de se syndiquer ? La CEDH balaie d’un revers ce principe régalien au nom de l’égalité des droits entre civils et militaires.
Depuis 30 ans, des dizaines de lois ont été votées sur le séjour des étrangers, toutes dans le but de limiter l’immigration : une immigration que les trois quarts des Français jugent excessive. Mais les lois, rédigées sous le contrôle du Conseil d’Etat, et les jurisprudences qui les appliquent n’ont cessé d’élargir les droits des étrangers : au regroupement familial, aux aides sociales et au logement et au séjour, même clandestin. Aujourd’hui, un délinquant clandestin un peu patient peut engager une dizaine de recours successifs contre l’Etat et finit toujours par être régularisé. Quant aux enfants français en danger, il n’y a plus de place pour eux dans les centres départementaux d’aide à l’enfance car les juges les remplissent avec des mineurs étrangers clandestins, pas toujours mineurs d’ailleurs…
Nicolas Sarkozy avait qualifié les juges de « petits pois ». Ce sont les « petits pois » qui exercent le vrai pouvoir aujourd’hui. Un pouvoir irresponsable et coupé du peuple. Donc sans légitimité.
Comment y mettre un terme : en permettant au peuple de s’exprimer directement par référendum (et référendum d’initiative populaire), en changeant la Constitution et en dénonçant la Convention européenne des droits de l’homme. Tout le reste n’est que billevesées.
J’entends déjà les cris d’orfraie : dénoncer la Convention européenne des droits de l’homme, quel danger pour les libertés !
Précisément non ! La France a connu (sauf période de guerre) une grande liberté d’expression et d’opinion de 1881 (loi sur la presse) à 1972 (loi Pleven). Depuis, les lois liberticides se multiplient au nom de la lutte contre le racisme (loi Pleven), la mémoire (lois Gayssot et Taubira), la lutte contre l’homophobie (loi Lellouche), sans parler des lois visant à prévenir le terrorisme. La CEDH ne s’y est pas opposée. Et les libertés ont régressé.
In fine, la CEDH est inutile pour nos libertés et nuisible à notre identité.
Il faut donc reprendre notre indépendance et notre souveraineté.
La dénonciation de la Convention européenne des droits de l’homme est la condition préalable à la crédibilité d’un programme politique. Le reste ne sert qu’à amuser la galerie.
Jean-Yves Le Gallou, ancien député européen, essayiste, président de Polémia.
Crédit photo : DR
3 réponses à “Il faut dénoncer la Convention européenne des droits de l’homme”
Fear.
Uncertainty.
Doubt.
Voici la traditionnelle formule qu’utilisent les manipulateurs d’opinions lorsqu’ils ne savent pas justifier leur propos. Le lecteur constatera que ce monsieur, après une charge ad hominem contre les magistrats n’apporte aucun argument critique contre la Convention EDH : il se contente de lister les cas où la Cour chargée de son application l’a appliqué contre la pratique traditionnelle française. Mais sans apporter de critique autre que « ah bah on doit changer car ce n’est pas conforme à nos engagements ». Heureusement que la France est obligée de faire ce a quoi elle s’est engagée ! Imaginez si votre locataire décidait de ne plus vous payer son loyer, mais de rester dans votre appartement ! Dame ! Il faudrait intervenir pour le forcer à s’exécuter !
En fait, on rejoue (avec un talent défaillant) la scène du beauf’ qui s’insurge contre son flash à 110 sur une petite départementale limitée à 70, mais qui ne manquera pas de vilipender le monde entier le jour où sa fille sera renversée en faisant du vélo par un mec qui roulait à 110 etkinapaseuletempsdefreinermonsieurlejuge.
Ah bah oui. Moi je suis pour le droit, mais que pour les autres ou quand ça m’arrange : je ne veux faire que ce que je veux.
Et bien non. Le contrat social, c’est donnant-donnant. Et nous nous séparons tous d’un peu de notre liberté, dans la même proportion, dans le même objectif commun. Le peuple français, par ses représentants, a jugé un jour de sobriété et d’introspection sur ses égarements, qu’il était important de se dessaisir d’une fraction de sa souveraineté pour se prémunir contre ses propres emballements et oublis lorsqu’il se laisse prendre à l’ivresse ou aux extrêmes.
Parce que notre ivresse actuelle, c’est de dire qu’un enfant doit payer pour les fautes de ses parents. C’est aussi la position des camps de rééducation Nord-Coréens, pays qui, il est vrai, n’est jamais ennuyé par la Cour EDH. Parce que notre ivresse actuelle, c’est de considérer celle ou celui qui met sa vie en jeu pour nous permettre de pioncer peinards, est assez responsable pour conserver les codes des bombes nucléaires, mais pas assez pour protester contre des bizutages minables. Un peu comme en Chine, qui elle non plus n’est pas ennuyée par la Cour EDH.
Si cela vous gêne, j’en suis navré. Mais il y a pleiiiiin de pays où vous ne serez pas ennuyé par la Cour EDH et les petits pois. Par contre, il ne vous y sera pas permis d’écrire un tel article, mais que voulez-vous ! Les droits de l’homme, c’est très surfait.
Je ne vois pas dans cet article une attaque contre les dispositions de cette cour mais plutôt contre ce qu’en font les juges.
Les juges transforment ces lois antiracistes … en jugements antifrançais.
Car … même si nous quittions l’Europe … il faudrait encore abroger toutes ces Lois antifrançaises Pleven/Perben/Gayssot !
Avant même le chômage … sont la cause première de tous les malheurs de la France actuelle en donnant la préférence à l’étranger … qui nous ruinent !
Et … je refuse d’abandonner ma liberté pour donner à d’autres la liberté de m’asservir !
Tout le reste n’est que billevesées !
[…] Publié par : redacbzhinfo 13 octobre 2014 dans Politique, Vu ailleurs 2 commentaires […]