L’interview qui suit est de celles qui ne se publient pas tous les jours. Un homme, qui a souhaité conserver l’anonymat pour des raisons judiciaires et professionnelles (nous l’appellerons Antoine), a accepté de témoigner pour Breizh-info de l’avortement pratiqué sur l’enfant qu’il avait conçu avec sa compagne d’alors, sans qu’il en ait été averti, consulté, ni associé à la décision.
Le drame personnel qu’il décrit — une grossesse interrompue à 12 semaines au terme d’un parcours où la mère, après l’avoir d’abord souhaité, a finalement choisi seule — l’a conduit à engager des procédures qui ont toutes échoué, à faire face à des menaces juridiques de la part de l’hôpital concerné, et à s’engager publiquement, notamment lors de la Marche pour la Vie de Lyon en avril 2026, autour d’une revendication précise : la reconnaissance du droit paternel dès la conception. Au-delà de son histoire singulière, son propos pose une question que cinquante ans de débats français ont soigneusement contournée : quelle place pour le père dans la décision d’avorter ?
Les propos n’engagent que leur auteur.
Breizh Info : Il est rare d’entendre une voix paternelle s’élever contre l’avortement de son enfant, que vous est-il arrivé ?
Antoine : Un commun accord de couple, une conception consentie et puis le déraillement complet de la situation avec un mère qui dissimule la grossesse, qui insulte et méprise le père dès lors qu’il est finalement mis au courant, tout en déclarant simultanément vouloir garder l’enfant et qui finit par changer d’avis et par avorter après avoir été pris en charge par le corps médical. Et tout cela à 12 semaines SA (NDLR : date après le début des dernières règles) sans que le père n’ait pu intervenir ou n’ait été consulté, au prétexte que la loi ne le prévoit pas. Pire elle laisse tout le champ des possibles à la mère.
Ce père, c’était moi et je n’ai même pas été convié à une tentative de conciliation en présence d’un médiateur ou à l’échographie. Et apparemment, cette grossesse, bien que chahutée, se passait bien pour mon enfant qui été prêt à passer le cap du premier trimestre sans encombre.
Breizh-info.com : Nous ne reviendrons pas sur la relation dont vous nous parlez mais sur votre affaire concernant cet avortement. Alors, effectivement, la loi est sans appel pour les pères, pourquoi ne pas l’avoir accepté ?
Antoine : D’abord, concernant l’avortement en général, je tiens à dire que je ne comprends pas que les pères ne se manifestent pas, comment est-il possible qu’ils aient pu accepter cela et ce, depuis 50 ans ? Ce sont aussi leurs enfants ! A contrario, la situation, lorsque vous y êtes confronté est tellement difficile et humiliante, que je peux tout à fait entendre que les hommes ne souhaitent pas s’exposer. Par honte, par pudeur. Plus généralement, les hommes ne souhaitent pas se victimiser. Pour ma part et malgré le deuil, j’ai finalement considéré que, nécessité faisant loi, et même s’il fallait prendre quelques risques d’image et judiciaires, cela en valait la peine. Mais j’ai moi-même mis du temps à sortir du bois. Et puis, et sans vouloir jouer au littéraire, Céline disait : « A force de ne pas parler des choses, par élégance, on ne dit rien, et on l’a dans le cul ! ».
J’ai découvert par le vécu que cette loi, devenue totalitaire, et qui confère à la seule mère la capacité de juger de l’humanité de l’enfant, était d’une cruauté sans nom. Surtout dans mon cas où la mère avait tout fait pour rendre cette grossesse possible. Quid du père ? N’est-ce pas là aussi son enfant, sa descendance ? Un enfant se fait à deux, c’est un acte co-responsable. Cette situation inique est confondante nous permet de situer comment, la société des droits de l’Homme, de la cohésion, de l’égalité et de l’inclusion, considère les pères… Notre génome, notre droit naturel à la famille et à la paternité ne vaut rien, au prétexte que c’est la mère qui « porte » l’enfant. On l’a encore vu récemment lors des débats sur la constitutionnalisation de l’avortement, pas un mot au sujet de l’enfant, pas un mot au sujet du père (à l’exception notable de Mme Ménard lors d’un entretien sur Boulevard Voltaire1). Sans compter que personne ne moufte, de peur d’être marginalisé.
Et pourtant, cette spécificité naturelle (celle de la grossesse) devrait aussi déboucher sur plus de responsabilité, pas seulement à des droits. Or, nous avons réduits cette question à la seule liberté de la femme plutôt que de l’étendre au droit de la famille et de l’enfant. Je l’ai découvert, l’avortement de confort existe, dans mon cas, il n’y avait aucune raison de tuer mon enfant. Il faut bien le dire, je le pleure depuis…
Que la société puisse imposer cela à un homme sans même chercher à respecter toutes les parties concernées, constitue une grave atteinte à la dignité et disons-le franchement, puisque c’est dans l’air du temps, à un acte de sexisme caractérisé bien plus important que la plupart des balivernes dont on nous rabat les oreilles à longueur de journées.
Cependant, j’ai rapidement constaté que beaucoup considéraient ces questions avec légèreté. Il faut dire qu’elles semblent désormais intégrées dans l’inconscient collectif. Et pourtant, prenons un instant pour y réfléchir : votre compagne tombe enceinte, l’enfant se développe en elle, mais n’est pas encore reconnu comme tel juridiquement. Vous vous retrouvez alors entièrement dépendant de sa décision et de son bon vouloir, tout comme l’enfant, en quelque sorte, retenu dans une forme de dépendance à son égard. La loi lui laisse une large liberté d’action, y compris en cas de comportement que l’on pourrait juger irresponsable. Et vous ne pouvez rien dire, rien faire. Rien. Sinon vous êtes incriminé. Alors que tout ce que vous voulez, c’est qu’on vous laisse la possibilité d’accomplir votre rôle naturel.
Et pour en revenir à votre question, c’est donc en partie pour ça que je ne l’ai pas accepté. Malgré la loi, c’était déjà mon enfant (ce qui est un réalité biologique et sensible incontestable), je considérais que l’État n’avait pas à « me passer devant » et j’ai tenté, comme j’ai pu, de m’interposer. Hélas, et sans rentrer dans les détails, je n’ai eu aucune chance, je ne savais même pas où se trouvait le centre d’avortement… La maman était responsable de sa grossesse et m’ayant elle-même assurée qu’elle était « anti-IVG » en amont, je considérais et je considère toujours qu’elle aurait dû assumer cette responsabilité. Je ne lui demandais même pas d’être mère, j’aurais pu trouver une maman à la hauteur, j’aurais pu subvenir au besoin de cet enfant, etc. j’aurais fait tout ce qu’il fallait, comme on dit. Pour moi, TOUT était préférable à la mort.
Breizh-info.com : Quelle a donc été votre réaction ?
Antoine : Je connais la loi, mais je considère qu’elle contrevient au principe d’égalité H/F et à celui du respect de la dignité humaine.
En conséquence, j’ai effectivement décidé de réagir et je me suis donc retourné vers le corps médical en demandant des comptes. Comment se fait-il qu’elle ait subitement changé d’avis après avoir été pris en charge par leurs services ? Il faut savoir que tout est biaisé. Permettez-moi de vous donner un exemple, sur le compte rendu de l’avortement que j’ai réussi à me procurer, mon enfant était qualifié de « contenu utérin ». Cela évite de prendre conscience de ce dont on parle. Il s’agissait pourtant d’un fœtus de 3 mois… Le récit qu’on propose ne correspond pas à la réalité et à sa gravité. J’ai fait des recherches sur la doctoresse qui avait pratiqué et je me suis rendu compte qu’elle était très impliquée dans les activités du planning familial.
J’ai aussi eu l’outrecuidance de réclamer le rapport d’échographie à la mère et au docteur. Les premiers et derniers signes de vie de mon enfant. Ce n’était pas trop demandé. Crime de l’aise majesté, je n’ai eu droit qu’à des menaces judiciaires pouvant aller jusqu’à 37 500€ d’amendes pour « délit d’entrave » (qui s’applique donc aussi au père !). En outre, l’Hôpital me qualifie de danger pour « la patiente », considère que mes propos sont « scandaleux », menace de porter plainte contre moi et pire, me met en garde si jamais je m’exprimais publiquement. Bref, c’est totalitaire. Il faut se taire, en tant que père (même potentiel), vous n’êtes rien et la réalité biologique de votre enfant est niée.
Comme évoqué plus haut, on ne m’a pas laissé l’opportunité de faire valoir mes solutions auprès de la mère. Il y a la loi qui délimite un cadre général mais son application doit parfois tenir compte des circonstances, c’est ce qui arrive bien souvent mais dans le cas de l’avortement, on fait du zèle au nom de l’idéologie.
Ainsi, j’ai décidé de ne pas en rester là et d’attaquer l’Hôpital pour défaut d’information et atteinte à la dignité. Je n’ai rien obtenu et j’ai même été condamné à payer les frais d’avocat de la partie adverse.
A ce propos ; la CEDH est le seul organe à avoir reconnu que l’avortement ne peut se réduire à la vie privée de la mère et que le père a la légitimité d’agir2.
Je mentionne ici l’article L. 2212-4 du code de la santé publique dispose que « Chaque fois que cela est possible, le couple participe à la consultation et à la décision à prendre. »
Le fait que cet article ne prévoit pas explicitement l’information du père en cas d’IVG le place entièrement en dehors du processus décisionnel concernant son enfant. J’ai été exclu d’un choix important sur ma vie et celui de mon enfant de manière irréversible et cela revient donc à un traitement inhumain et dégradant au sens de l’article 3 de la Convention européenne des droits de l’homme et à une violation manifeste de mon droit à une vie familiale normale au sens de l’article 8 de la même convention.
Ensuite, on réduit trop souvent les femmes qui avortent à des « victimes » (alors qu’elles ont le choix et toute la législation pour elles). Cela peut effectivement arriver. Je tiens à dire que ce n’était pas le cas ici.
Ainsi, je souhaite trouver un moyen d’assigner mon ancienne compagne car, sans remettre son droit à l’avortement en cause, je considère que cela rentre dans le cadre des violences de couples (ou conjugales) pour atteinte à la dignité, abus de confiance et détresse émotionnelle infligée intentionnellement. Il faut pouvoir dire que si l’avortement est légal, il n’est pas possible d’abuser de son compagnon sur cette question tant elle est importante. Il faut savoir se situer en amont ! On ne sert pas des enfants des autres comme « banc d’essai ». Enfin, il faudrait avoir l’obligation morale de se comporter humainement avec toutes les parties en cas de grossesse, même interrompue.
Pour l’instant, je ne suis pas parvenu à trouver quelqu’un qui pourrait assurer cette procédure. Les avocats, pour la plupart compréhensifs, sont terrorisés. Il faut dire qu’il s’agirait là de prendre le contrepied de la loi. Faudra-t-il qu’on en vienne à établir un contrat de procréation en amont ? Cela semble délirant et pourtant…
Breizh-info.com : Votre cas est un cas d’école mais on ne peut pas le généraliser alors que faire dans ce genre de situation ou sur la question du père, d’après vous ?
Antoine : Au-delà de mon cas personnel, on arrive ici à la question la plus importante de cet entretien qui va me permettre de statuer sur cette situation. Et peut-être même, qui sait, de proposer quelque chose… Tout d’abord et c’est très important de le préciser, je ne ferais l’erreur de généraliser la tragédie qui m’a touché et qui relève tout autant de l’idéologie que de l’irresponsabilité individuelle. En effet, je suis conscient que, bien souvent, c’est l’homme qui se détourne, laissant la femme enceinte dans un certain désarroi. Je suis bien conscient aussi que les femmes, notamment les plus jeunes, peuvent subir des pressions diverses et variées, elles ne peuvent pas toujours faire face. Il faut les y aider.
Mais, d’un autre côté, il n’est pas acceptable que la société oppose à un père souhaitant la poursuite de la vie de son enfant une fin de non-recevoir, voire du mépris, en le réduisant à des qualificatifs tels que « misogyne » ou « sexiste ».
Quelle est cette société qui demande aux hommes de la responsabilité mais qui leur interdit de se mêler de la vie de leurs enfants in-utero ? Non, ce n’est pas digne d’une société civilisée.
Simone Veil, disait qu’il était « impossible de légiférer sur la question du père ». Pourquoi ? Mais c’est bien que cette question existe et elle existe tellement qu’on ne sait comment y répondre. Si un homme veut forcer sa compagne à avorter, cette dernière dispose d’une législation pour se défendre et c’est bien normal. Personne ne peut légalement forcer une femme à avorter (même si dans la pratique, cela arrive). Par contre, il n’existe aucune législation pour permettre aux pères de protéger leurs enfants contre les mères-avorteuses et irresponsables. Alors qu’on pourrait attendre du corps médical qu’il fasse preuve de prudence et de nuance, il semble lui aussi avoir intégré, sous l’effet de certaines influences idéologiques, une forme d’effacement de la place du père. Il faut mettre en évidence les dérives et les abus de certaines personnes qui se pensent, dans leur toute-puissance, être dépositaires du droit à la vie et qui choisissent à ce stade, en toute impunité et au mépris des personnes concernées, qui doit vivre ou mourir…
D’un point de vue personnel, je suis contre l’avortement mais partons du principe de réalité : le consensus démocratique. Si la majorité de nos concitoyens souhaitent maintenir le droit à l’avortement, que faire à part militer dans des organisations qui s’y opposent ?
La seule chose que je réclame, c’est le même droit que la femme, à savoir, une loi qui protège mon enfant en devenir, d’autant plus que l’ADN, au-delà de sa seule fonction biologique et parce-que nous sommes des êtres humains, n’est pas qu’une matière inerte de réplication. Il est, précisément, constitutif de la conscience, de la vie, de la lignée familiale et donc, de l’amour… De ce point de vue, les hommes sont traités comme des moins que rien. Leurs existences et celles de leurs descendances potentielles sont niées.
Je suis donc pour le droit à la reconnaissance paternelle dès la conception.
Même si ce n’est pas exactement cela, il y a eu des tentatives de faire revenir le père dans la partie comme en Arkansas3.
Ce serait également un moyen pour atténuer le choc du nombre d’avortements anormalement élevé en France par rapport à la moyenne de nos voisins européens4. Réintroduire le père dans le processus contribuerait à renforcer la responsabilité au sein du couple en amont et pourrait éviter certains avortements vécus comme des drames, liés à un manque d’information ou à une prise de conscience trop tardive de la réalité.
Cette démarche s’inscrirait même dans une logique de santé publique et donc, dans la prévention de l’avortement.. C’est pourtant ce que les États se sont engagés à faire… Or, on arrive à une dérive inverse.
Cela permettrait également de rappeler aux hommes leur part de responsabilité et la nécessité de l’assumer, y compris en cas d’avortement éventuel, ce qui pourrait les conduire à davantage de prudence en amont. C’est aussi une façon de ne pas faire reposer cette décision sur les seules épaules des femmes.
Il faudra bien entendu rappeler aux femmes que les enfants ne leur appartiennent pas et que la réalité de leurs existences ne dépend pas de leur seule subjectivité, que leur vie privée ne prévaut pas sur celle du père et sur la vie de leurs enfants. Évidemment, ce droit ne serait pas accordé en cas de viol ou d’inceste.
En pratique, il y aurait tant à faire : Rédiger un texte de loi imposant que le père soit obligatoirement consulté afin que sa volonté soit reconnue et pris en compte (présence à l’échographie, médiation en cas de désaccords, interdiction de dissimulation de grossesse, etc.). Faire reconnaître l’avortement unilatéral comme violence sexiste, discrimination et atteinte à la dignité de la personne, etc.
Même si cela demande certainement des aménagements, il se pourrait que beaucoup soient d’accord avec le bien-fondé de cette démarche, y compris des pro-avortements.
La question des pères est la grande absente, le trou noir de tout le débat sur l’avortement et c’est cette problématique que j’ai exposé lors d’une intervention publique à La Marche pour la Vie de Lyon en avril 2026.
Breizh-info.com : Un mot en conclusion ?
Antoine : L’État nous retire notre responsabilité de père ou ne fait appel à nous que lorsque cela l’arrange. Si certain(e)s s’en accommodent pour des raisons idéologiques et pratiques, fort bien ! Mais ceux qui le souhaitent ont le droit de se défendre. Personne n’a le droit de s’interposer entre nous et la vie de nos enfants. Nous considérons que le devoir minimal de l’État est de garantir la dignité de toutes les parties et de protéger le droit de l’enfant à naître dès lors que l’un des parents en exprime la volonté, y compris face à l’opposition de l’autre parent.
Aujourd’hui, je veux me battre pour ma dignité d’homme et de père et, aussi, pour me montrer responsable, jusqu’au bout, de la vie de cet enfant que je voulais, qui était là et dont on m’a privé.
Mon enfant n’ayant pas eu la chance d’avoir accès à la personnalité juridique (l’égalité des chances commencent à la naissance ce qui n’est pas très inclusif), je ne peux que parler de moi et je considère donc que j’ai été abusé dans mes fonctions procréatives, puisqu’il s’agit d’une paternité volée.
Et si la République des droits de l’homme n’en a accordé aucun à mon enfant, moi, j’en ai. Et en me battant pour moi, je me bats surtout pour lui. C’est lui qui s’exprime au travers de mes paroles, de mon action. Il crie, il hurle qu’il avait le droit à la vie et moi, à mon enfant. Il est avec moi, à chaque instant.
Merci de m’avoir donné la parole.
Propos recueillis par YV
1 « […] En revanche, j’ai répondu à Mathilde Panot qui ment sur les amendements que j’ai déposés. Elle dit que je demandais que la femme puisse avorter avec l’autorisation de son mari. C’est faux. Je demande qu’on arrête de dire que l’IVG ne concerne que la femme. Quand la femme est enceinte, en général, c’est qu’elle a fait cet enfant avec un homme. Il y a des cas où l’homme se désintéresse de la situation, il y a des accidents de la vie, mais il y a aussi beaucoup de cas où cette décision se prend au sein d’un couple. Je pense que l’homme n’a pas à être écarté automatiquement de la décision… »
Lien : https://www.bvoltaire.fr/emanuelle-menard-un-equilibre-assez-fragile-avait-ete-trouve-avec-la-loi-veil-tout-a-ete-balaye-ce-matin/
2 « C’est une fois encore en se plaçant sur le terrain de la vie privée de la mère, de préférence à celui du droit à la vie de l’enfant, que la Cour est parvenue à introduire l’avortement dans la logique des droits de l’homme. » – European Centre for Law and Justice.
3 https://www.lepoint.fr/monde/arkansas-l-avortement-interdit-sans-autorisation-masculine-12-07-2017-2142613_24.php
4 https://genethique.org/nombre-divg-la-france-en-tete-des-pays-europeens/
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14 réponses à “Avortement : le cri de colère d’un père : « Il n’y avait aucune raison de tuer mon enfant » [Interview]”
Une société qui touche aux plus fragiles se deshumanise.
« Le plus pauvre parmi les pauvres c’est le fœtus » Mère Térésa
Le sujet est important, vous faites bien de l’évoquer. Corrélativement, il faudrait parler du droit des hommes à refuser une paternité. Est-il normal qu’ils assument une responsabilité de géniteur au seul choix de la mère ?
Tellement touchée par votre intervention, je souhaitais vous apporter mon soutien. Je ne me classe pas dans les anti-ivg mais je suis choquée par les ivg dites de « confort » et j’ai été scandalisée par la prolongation des délais d’intervention. Par ailleurs on constate une volonté de plus en plus affichée d’effacer les pères en oubliant leur rôle essentiel et leur complémentarité indispensable pour chaque décision.
9Bonjour,
Un homme avait tenté une action juridique dès 79 en ce sens en france. Il a été débouté. Réintroduire le père, ce serait faire cesser la relation abusive entre la mère et l’enfant dans la loi. Il est facile de comprendre que c’est le noeud du problème et qu’aucune femme n’y souscrira naturellement. La situation des hommes et des enfants est à ce point déplorable dans notre pays que cet homme ne peut même pas être certain d’être le père de cet enfant.
Cdt.
M.D
Je ne comprends pas pourquoi Antoine n’a pas tout simplement demandé à accoucher son enfant??!
Témoignage bouleversant qui m’a rappelé un ancien ami a qui fut arrivé la même chose qu’à Antoine, il y 8 ans.
Un jeune homme de 27 ans, qui allait demander en mariage sa compagne au bout de 5 ans de couple. Cette dernière a avorté dans son dos à 3 mois, d’une grossesse qu’elle lui avait dissimulé après l’avoir trompé avec le frère(qui n’était pas géniteur) d’un de ses amis…. Ce jeune qui voulait une famille, être père, fut détruit, je n’avais jamais vu une personne détruite de cette manière.
Je soutiens le combat d’Antoine, je suis par principe anti ivg sauf certains cas très TRÈS spécifiques, et cela soulève énormément de questions notamment comment faire peser la voix du père ? Dans l’ exemple que j’ai cité, le couple n’était ni paxer ni marier de ce fait comment éviter que le père soit évincé car non affilié juridiquement a la mère ? Peut on faire un test de paternité aussitôt dans la grosse pour prouvé que nous sommes bien le géniteur et faire valoir de notre veto ? Nous sommes, homme blanc, marginalisé, exclu délibérément de tout ce qui touche à la maternité, l’avortement nous ne sommes réduit qu’à du matériel génétique tout comme les foetus des « contenus utérin ».
Tout mon soutient à Antoine, hâte de voir une initiative et de la soutenir. Ce sera un très très long combat.
Même si l’avortement est une pratique millénaire, actuellement cela fait peut-être partie de la volonté de diminuer le nombre d’êtres humains vivants sur terre.
Histoire de couple sordide certes (pas sûre que le couple tienne dans l’avenir), mais la femme a effectivement le droit de disposer de son corps (jusqu’à la 14ème semaine). Si elle a avorté, elle en avait le droit, peu importe en soi la tristesse de son conjoint. Un bon suivi psy est nécessaire selon moi. Mais il est hors de question de revenir sur la loi Veil. Sinon le mâle alpha dans toute sa splendeur va revenir. Empathie cependant : si le couple avait ensemble décidé un enfant puis la mère s’est rétractée, cela conduit à de la souffrance (et des deux côtés). Cela étant, votre article ne donne aucune parole à la maman, il aurait été équitable de le faire afin d’avoir un regard objectif en tant que lecteur, et ne pas le faire passer lui pour une victime, et elle pour une méchante femme. Car à l’inverse, il existe énormément de couples où c’est l’homme qui oblige la femme à avorter contre son gré, et cela vous n’en parlez pas…
Oui mais maintenant ce droit est entré définitivement dans la Constitution alors que ce devrait être le dernier recours au cas où pour des raisons médicales ou de budget insuffisant (pas de travail stable), la femme ne peut pas faire autrement. Oui, l’avis des papas en ce domaine est crucial pour relancer la natalité car il pourrait aider sa compagne à trouver des solutions pertinentes pour éviter ce drame qu’est l’avortement et malgré tout faire naître la future génération qui paiera ma retraite. Je prierai pour que le futur Président élu en mai 2027 trouve les solutions adéquates pour ce faire. La musique adoucit les mœurs ? Alors écoutons la chanson suivante du regretté Daniel Balavoine – Mon fils ma bataille : https://www.youtube.com/watch?v=U6HI__YOhe4.
curieux ! D’ordinaire (et ce, depuis au moins 1 siècle sinon 2 ou +) ce sont les hommes qui forcent les mères à avorter; pour leur confort ( confort des hommes..
Et si on réfléchissait avant de le faire, cet enfant? La contraception, ça existe. Être responsable, c’est réfléchir d’abord; c’est le droit à la vie de l’enfant déjà conçu qui doit être défendu. Car lui n’a aucun moyen de le faire
Supprimer un être vivant en devenir n’est pas la même chose que se faire enlever une tumeur. Même si la mère le porte, l’enfant appartient autant au père. On ne peut en même temps lui demander d’assumer sa paternité et lui dénier tout droit de regard sur le choix de garder son enfant.
Une société qui préfère la mort à la vie, tant pour la naissance que pour la fin de vie, est condamnée à disparaitre.
C’est quand même mieux d’être mariés avant de faire un enfant, ce triste exemple le prouve…..
C’est tellement BS ce genre de position. Il va faire quoi, le monsieur ? Et la société, elle va faire comment, pour forcer une femme à porter un enfant dont elle ne veut pas ? On la ligote à un poteau pendant neuf mois ? On la jette aux oubliettes le temps d’accoucher ? C’est quoi l’étape suivante, pour tous les pères talibans qui veulent s’arroger le contrôle du corps des femme ?
Quant à dire qu’il a perdu un enfant, c’est grotesque. A 12 semaines, ce n’était pas un enfant, c’était une excroissance de chair dans le corps de sa compagne.