Cuba : record absolu de 1 260 prisonniers politiques, viols organisés et menaces d’exécution dans les geôles castristes

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Le rapport mensuel de l’ONG Prisoners Defenders, arrêté au 30 avril 2026 et publié le 14 mai, fait état d’un record absolu : 1 260 prisonniers politiques et de conscience recensés à Cuba. Le seul mois d’avril a vu l’incarcération de 23 nouveaux opposants, parmi lesquels des mineurs, des sportifs, des artistes, des journalistes indépendants et des syndicalistes. En parallèle, le régime castriste multiplie les menaces d’exécution sommaire contre ses détenus politiques en cas d’intervention militaire américaine.

Une répression qui s’étend à tous les pans de la société

Les nouveaux cas documentés en avril dessinent un schéma cohérent : la dissidence est punie, mais aussi son entourage. L’ONG espagnole, dont les chiffres ont été reconnus comme exacts par le régime cubain lui-même dans un rapport remis aux Nations unies, recense parmi les nouveaux détenus le champion cubain d’arts martiaux mixtes Javier Ernesto Martín Gutiérrez, surnommé « Spiderman ». Le sportif a été arrêté à La Havane après avoir manifesté pacifiquement durant neuf jours depuis le balcon de son appartement de Marianao. Des agents en civil l’ont embarqué sans mandat avant de l’envoyer à Villa Marista, célèbre centre de torture de la Sécurité de l’État. Les autorités ont tenté de le faire passer pour un déséquilibré mental, allégation démentie par une expertise médicale officielle.

Autre cas emblématique : Andy Michel Osorio Velázquez, instructeur d’art à Sagua de Tánamo (Holguín), arrêté début avril pour avoir prétendument peint des affiches hostiles à la dictature, sans qu’aucune preuve n’ait été produite. Le couple Alexeis Serrano Águila et Delis Frómeta Suárez, lui, a été embarqué pour avoir diffusé une vidéo dénonçant une amende administrative arbitraire de 16 000 pesos — soit plus de deux mois de salaire moyen cubain. L’épouse a été libérée sous caution après chantage ; le mari, transféré à la prison d’Aguadores, a entamé une grève de la faim et présenterait du sang dans les urines.

Quatorze mineurs derrière les barreaux

Trente-cinq mineurs figurent au total dans le décompte d’avril, dont quatre nouveaux cas liés aux protestations de Morón (Ciego de Ávila), déclenchées par les pénuries d’électricité, d’eau et de nourriture. Le cas de Jonathan David Muir Burgos, 16 ans, accusé de « sabotage » et transféré dans la prison pour adultes à régime de haute sévérité de Canaleta, a poussé la Commission interaméricaine des droits de l’homme à émettre des mesures conservatoires (résolution 30/2026). L’adolescent souffre d’une dyshidrose sévère et d’un système immunitaire affaibli, sans accès aux soins.

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Selon le Comité des droits de l’enfant de l’ONU, environ 410 mineurs sont incarcérés chaque année à Cuba, dont 150 ont moins de 16 ans et sont enfermés dans des établissements euphémistiquement baptisés « Écoles de formation intégrale » — des prisons relevant non du ministère de l’Éducation mais de celui de l’Intérieur.

Le « Gago de San José », instrument de torture sexuelle

L’un des aspects les plus glaçants du rapport concerne l’usage systématique de la violence sexuelle contre les détenus politiques. Le 26 avril 2026, un jeune prisonnier issu des manifestations du 11 juillet 2021 a été victime d’une agression sexuelle à la prison de Guanajay (Artemisa), avec la complicité directe, selon les témoignages, du major Javier Reboso Pérez et du lieutenant-colonel Emilio, numéro 2 de l’établissement.

L’agresseur, le détenu de droit commun Roberto Valdés Alonso — surnommé le « Gago de San José » —, est déjà connu pour de précédents viols commis derrière les barreaux. Le même individu avait tenté de violer le prisonnier politique Julián Manuel Mazola Beltrán en mars 2025, après que celui-ci eut refusé de collaborer avec la Sécurité de l’État. Un autre cas, celui d’Onaikel Infante Abreu, viol présumé en janvier 2026 à la prison d’Agüica (Matanzas) dans une cellule disciplinaire, confirme un schéma méthodique : seuls les fonctionnaires pénitentiaires peuvent autoriser l’accès à ces cellules.

Menaces d’exécution en cas d’intervention américaine

Le rapport documente une escalade verbale alarmante. À la prison de haute sécurité Kilo 8 (Camagüey), le major Leonardo Suárez Rey, directeur de l’établissement, aurait directement menacé le prisonnier politique Alieski Calderín Acosta d’être éliminé si Donald Trump venait à intervenir militairement, en présentant cela comme un ordre reçu. Des menaces similaires ont été signalées à Guanajay contre l’artiste Luis Manuel Otero Alcántara et Daniel Alfaro Frías, ainsi qu’à la prison provinciale de Holguín contre Roilán Álvarez Rensoler.

La menace dépasse les murs des prisons. Dagoberto Valdés et Yoandy Izquierdo, animateurs du Centre d’études Convivencia à Pinar del Río, se sont vu signifier par un officier que les services de sécurité devraient « agir sur les contre-révolutionnaires » avant tout missile américain. Berta Soler, leader des Dames en Blanc, et l’ex-prisonnier Ángel Moya ont reçu un message comparable après leur arrestation du 20 avril.

La supercherie des « libérations humanitaires »

Le régime castriste a annoncé en avril 2026 un « pardon humanitaire » de 2 010 détenus à l’occasion de la Semaine sainte. Vérification faite par Prisoners Defenders : pas un seul prisonnier politique parmi les bénéficiaires. La précédente annonce de mars 2026 — 51 libérations négociées par l’Église catholique — n’avait concerné, après audit, que 27 détenus politiques sur 51, et tous restent sous surveillance, sans casier effacé, soumis à un régime d’assignation à résidence et de chantage permanent.

Le mécanisme est rodé : les libérations conditionnelles alimentent la propagande extérieure tout en maintenant les opposants sous menace de réincarcération immédiate. Plusieurs « libérés » de janvier 2025 ont d’ailleurs déjà été ramenés en cellule, parmi lesquels José Daniel Ferrer (aujourd’hui en exil forcé), Félix Navarro Rodríguez et Donaida Pérez Paseiro.

Quatre années de répression chiffrée

Depuis le 1er juillet 2021, La Havane a totalisé 2 048 prisonniers politiques dans ses geôles, dont 1 901 incarcérés après cette date. Sur les douze derniers mois, 220 nouveaux noms ont été ajoutés à la liste — soit plus de 18 par mois en moyenne. Quatre cent quarante-neuf détenus politiques souffrent de pathologies graves provoquées ou aggravées par leurs conditions de détention, 51 présentent des troubles mentaux sévères non traités, et 217 manifestants ont été condamnés pour « sédition », à une moyenne de dix ans de prison.

L’indice d’incarcération cubain dépasse désormais 1 % de la population totale, l’un des plus élevés au monde. Cela n’empêche pas le régime de continuer à réclamer un siège au Conseil des droits de l’homme de l’ONU.

[cc] Article rédigé par la rédaction de breizh-info.com et relu et corrigé (orthographe, syntaxe) par une intelligence artificielle.

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3 réponses à “Cuba : record absolu de 1 260 prisonniers politiques, viols organisés et menaces d’exécution dans les geôles castristes”

  1. Francesco dit :

    Le paradis soviétique des « romantiques » de la révolution est la vitrine de ce qui doit être combattu avec les armes si nécessaire. Il est grand temps que Donald leur fasse le coup du canard.

  2. Brunrouge dit :

    Ces informations, articles, commencent à apparaitre pour préparer le terrain des mentalités à prochaine invasion des américains à Cuba. Comme Gaza, l’objectif est de faire de Cuba une colonie récréative. Retrouver l’époque de Batista avec des bordels, des casinos, les mafias juives et italiennes américaines. Trump échouant à droite et à gauche n’a pourtant pas renoncer à la colonisations des pays d’Amérique du Sud. Terrain de jeu immobilier pour la Trump family and C°.

  3. thérébentine dit :

    Qhid de Guantanamo ?

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