Savenay : les travaux de réaménagement de la gare ont commencé

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09/09/2015 – 08h00 Savenay (Breizh-info.com) – Enfin. La troisième tranche de modernisation de la gare et de ses abords à Savenay vient de commencer en ce début septembre avec l’abattage du bâtiment dit du « banc militaire », situé face à la gare, côté sud des voies. Ce bâtiment de la fin du XIXe utilisé à une époque pour les marchandises de l’armée, puis comme remise, a été grignoté par les pelleteuses le 1er et le2 septembre.

La gare est située au centre de la Loire-Atlantique, à mi-chemin entre Nantes et Saint-Nazaire mais aussi à la bifurcation des lignes de Saint-Nazaire, Nantes et Redon (pour Rennes, Vannes, et les autres directions bretonnes). C’est le point de départ de la ligne de Savenay à Landerneau construite de 1862 à 1867 et est l’épine dorsale de la desserte par rail de toute la façade atlantique bretonne, mettant à l’époque Redon, Vannes, Lorient, Quimper à quelques heures de Nantes et de Paris via les nœuds ferroviaires de Redon et de Quimper.

C’est dire qu’il ne s’agit pas de la première halte ferroviaire venue, même si la disparition de la quasi-totalité des bâtiments du dépôt détruits au fur et à mesure – on devine encore le mur de la rotonde au fond du parking, et seule la halle marchandises a survécu au sud – ne laisse plus présager de l’importance de la gare, arrachée comme la Loire-Atlantique à la Bretagne. Cependant, le nom même de la commune rappelle qu’on se trouve en Bretagne. Si l’étymologie officielle préfère y voir les possessions d’un certain Sabinius – comme pour toutes les Savennières, Savenac et autres, et ce bien que le nom Sabinius serait attesté dans les textes latins à moins de dix reprises dans toute l’histoire de l’Empire romain – plusieurs étymologistes bretons dont le chanoine François Falc’hun ont une explication plus naturelle de l’origine du nom de la bourgade – où l’on parlait breton au IXe. Elle tirerait son apellation du breton savenn, la pente, la montée. Étant donné que la gare, située au bout du lit majeur de la Loire, est à 19 mètres d’altitude, et l’église à près de 63, la montée est bien sensible dans les rues pentues qui dévalent de la ville au fleuve ferroviaire.

Plusieurs étapes de travaux ont déjà eu lieu et ont vu l’augmentation de la capacité du parking au nord de la gare (sous la RD17), le ravalement du bâtiment voyageurs, l’aménagement d’un parvis devant la gare (en 2011) ou la pose de nouvelles horloges sur les quais.

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En septembre 2015, outre l’abattage du banc militaire – avec près d’un an de retard sur les échéances prévues – un poteau du préau en bois a été remplacé. « Ils sont tous pourris ou fendus, et pourtant c’est du bois plein, donc ils seront tous remplacés d’ici un an. Celui-ci était le plus urgent. Le reste de la structure est en bon état », affirme un agent SNCF qui surveille le bon déroulement des travaux. Après le déblaiement des ruines du banc militaire commenceront les travaux de création d’un parking au sud de la gare, côté musée du chemin de fer. Il est aussi prévu de faire des travaux dans le bâtiment de la gare dès la fin du mois de septembre. Au programme, la création de deux accès directs au quai A (qui passe devant la gare), la réfection intérieure des murs et des plafonds, le nettoyage des deux façades – pourtant bien blanches – la réfection des guichets et de l’arrière-salle, le remplacement des sanitaires en dur sous le préau par d’autres accessibles aux personnes à mobilité réduite, l’accessibilité de la gare aux PMR et la réfection de la signalétique et de l’information aux voyageurs.

Dès le premier septembre 2016 les travaux s’étendront aux quais de la gare – outre le quai A, la gare possède un quai central avec deux voies B et C, et un quai D tout au fond. La signalétique sera là aussi rénovée mais on ne sait toujours pas si des rampes à bagages sont prévues : la gare est l’une des seules gares importantes du département à en être complètement dépourvue, ce qui est très pénible pour les centaines de voyageurs qui l’empruntent et leurs non moins nombreux vélos. Enfin il est prévu aussi de prolonger le passage souterrain existant pour le faire déboucher côté sud. Il sera lui aussi rendu accessible aux personnes à mobilité réduite, ce qui n’est pas du tout le cas aujourd’hui.

Le coût des travaux est estimé à 5,5 millions d’€ HT dont 1.482.000 pour le prolongement du passage souterrain. La région des Pays de Loire a alloué 40% de l’enveloppe – 2.284.000 €, la communauté de communes Loire et Sillon dont Savenay est le chef-lieu une somme équivalente, et RFF 987.000 €. Le coût total est de 8 732 890 € HT en tenant compte des diverses phases de travaux, ainsi que des travaux annexes, notamment de voiries. Parmi eux, la réfection du bâtiment de la gare et des quais, payée par la SNCF, est chiffrée à 1 677 000€ HT. Aux dernières nouvelles, la halle marchandises, épargnée par les bombardements pendant l’Occupation et le siège de la poche de Saint-Nazaire d’août 1944 au 11 mai 1945, et dont les capacités de stockage sont toujours partiellement utilisées, sera conservée.

Crédit photo : DR
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