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06/11/2015 – 05H00 Nantes (Breizh-info.com) – Ce chauffeur routier qui livrait des voitures se souviendra longtemps de sa tournée nantaise : le 2 novembre, alors qu’il livrait des voitures rue Levassor à Orvault – près de la porte de Sautron – il a reçu sans raison apparente un violent coup de poing au visage d’un jeune homme, qui prenait la fuite. La police alertée l’a interpellé sur la RD75 en direction du bourg d’Orvault. Ce jeune homme de 27 ans s’est rebellé et a donné un coup de poing à l’un des agents qui l’interpellait. Il portait en outre un couteau à la ceinture. Interpellé pour violences volontaires, port d’arme et rébellion, il a finalement été conduit en soirée dans un hôpital psychiatrique.
Le 2 novembre toujours, suite à de nombreuses plaintes de riverains, la BAC (brigade anti criminalité) planquait dans un square rue Hermann Geiger, près du Ranzay au nord-est de Nantes. Quatre jeunes dealers – deux âgés de 21 ans, un de 20 ans et un autre de 18 ans – ont été interpellés sur les lieux. Une perquisition a eu lieu au domicile de l’un des deux suspects âgés de 21 ans, et elle a permis de retrouver 400 grammes de shit, deux balances électroniques, un cutter, une planche à découper et 1175 € en numéraire. Le prévenu âgé de 20 ans, considéré comme moins impliqué que ses comparses, a été libéré, la garde à vue des trois autres a été prolongée – en matière de stupéfiants elle peut durer jusqu’à 96 heures. Commentaire d’un policier nantais un brin sarcastique : « Ils avaient l’attirail du parfait dealer. Mais à l’échelle des récentes saisies énormes c’est du petit artisanat. Un boulot d’été quoi. Comme quoi le discours du gouvernement sur la nécessité que les jeunes aient l’esprit d’entreprise, ça marche ».
Enfin le 3 novembre vers 1 h 20 du matin, la police interpellait un jeune majeur de 18 ans pour ivresse publique manifeste – autrement dit il était ivre et faisait le bazar dans la rue. Lorsqu’ils l’ont fouillé, ils ont trouvé sur lui trois téléphones portables qui ne lui appartenaient pas. Il se trouve que ce jeune est très connu de la police, notamment parce qu’il a été interpellé le 13 octobre pour vol par escalade – pour lequel il est convoqué en février 2016 devant le TGI de Nantes – et le 29 octobre pour avoir volé un portefeuille à un passant place du Commerce. Il a été placé en garde à vue, et lorsqu’il a été entendu par les policiers il a mis en cause un complice, puis a été relâché.
A ce propos, lors d’un vol par escalade, l’auteur escalade les façades ou les clôtures jusqu’à une fenêtre ou une porte ouverte (un balcon par exemple) plutôt que d’entrer par effraction en passant par le rez-de-chaussée ou les parties communes. Ce type de vol est très commun en Europe de l’Est et dans les pays de l’ex-espace soviétique, où il existe des brigades de voleurs qui descendent en rappel depuis les toits – ils peuvent ainsi cambrioler les derniers étages des bâtiments – ou passent par les vasistas dont les fenêtres sont presque toutes pourvues et qui sont souvent ouverts en permanence pour aérer. Dans ce dernier cas, les cambrioleurs peuvent alors être de très jeunes enfants, assez menus pour passer par lesdites ouvertures.
Photo : DR
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