Drogue en Bretagne : armes, argent liquide et réseaux criminels structurés

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Les affaires se succèdent à un rythme soutenu. En quelques jours, plusieurs opérations antidrogue ont concerné la Bretagne, de Rennes à Nantes, avec des ramifications jusqu’à Brest et Lorient. Derrière les chiffres, une même réalité se dessine : le narcotrafic n’est plus un phénomène lointain, réservé aux grandes métropoles. Il s’installe chez nous, avec ses réseaux, ses armes et sa logistique.

Le 16 juin dernier, un trafic entre l’Espagne et Rennes a été démantelé après 19 mois d’investigations menées par l’Office anti-stupéfiants de Rennes. 15 personnes ont été interpellées, dont deux dans la région de Barcelone. Les saisies donnent la mesure du dossier : 93 kilos de cannabis, cinq kilos de cocaïne, quatre armes, 17 véhicules, des objets de luxe, plus de 278 000 euros en liquide et plus de 110 000 euros gelés.

Des réseaux structurés dans tout l’Ouest

La Loire-Atlantique est elle aussi au cœur de cette offensive judiciaire. À Nantes, une enquête de plusieurs mois a permis de démanteler un réseau de grossistes qui alimentait une partie du Grand Ouest. Le bilan est lourd : près de 315 kilos de stupéfiants, une dizaine d’armes, près de 800 munitions et plus de 100 000 euros en espèces. Selon Ouest-France, le réseau livrait notamment vers Lorient, Brest, Le Mans et la Vendée.

Dans le Finistère, une autre opération franco-belge a visé un réseau international de trafic de cocaïne, avec des relais dans le secteur de Brest. 13 kilos de cocaïne, une presse, 26 kilos de produits chimiques, des armes, des véhicules et des bijoux ont été saisis. Quatre ressortissants albanais interpellés en France ont été mis en examen par la JIRS de Rennes et placés en détention provisoire.

Rennes, Nantes, Brest : le narcotrafic change d’échelle

À Rennes, le phénomène touche aussi le cœur de la ville. Le 17 juin, un point de deal de cocaïne a été démantelé dans le secteur de République. Le procureur de Rennes, Frédéric Teillet, a évoqué des commerçants et riverains se disant « excédés et terrorisés », ainsi que des trafiquants au comportement agressif. Plus de 22 000 euros en espèces, de la drogue et des armes ont été découverts.

Ces affaires, distinctes judiciairement, racontent pourtant la même évolution. La Bretagne n’est plus une simple zone de passage. Elle devient un territoire de stockage, de livraison, de revente et parfois de commandement. Face à des trafiquants organisés, mobiles et armés, la réponse ne peut plus se limiter à des opérations ponctuelles. C’est une guerre d’usure contre l’argent sale, les armes et l’intimidation qui accompagne ces trafics.

Crédit photo : DR (photo d’illustration)
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2 réponses à “Drogue en Bretagne : armes, argent liquide et réseaux criminels structurés”

  1. vert dit :

    Vu les peines encoures ridicules.
    Allez dans les pays musulmans.
    Curieusement la drogue vient de pays musulmans Maroc Albanie Afganistan.
    Dans les pays du golfe ou Indonésie . C’est la peine de mort , ou au mieux 20 – 30 ans de taule.
    On est même pas capable de déchoir de la nationalité française systématiquement les dealeurs binationaux.
    Alors qu’ils sont essentiellement d’origine magrebine

  2. Yoaren dit :

    En réponse à Vert : faut-il également déchoir de la nationalité française les consommateurs de drogues, en majorité français ? Je pose juste la question. Car les cadres « bien blancs » et les fils de bourgeois apprécient particulièrement la coco. Or, ce sont bien eux qui alimentent le trafic, non ?

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