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23/05/2016 – 07H30 Nantes (Breizh-info.com) – François-Henri Goullet de Rugy – en abrégé François de Rugy – le député écologiste de Loire Atlantique, avait été élu pour la première fois en 2007 dans une circonscription qui lui avait été offerte par le PS dans le cadre d’un accord national. Les écologistes étaient en effet incapables de gagner un siège au scrutin majoritaire.
François de Rugy a conservé facilement son poste de député en 2012 avec 59% des voix face au pâle UMP François Pinte. Très marqué à gauche au début de son mandat, partageant toutes les lubies sociétales du groupe Europe Ecologie les Verts, François de Rugy va nettement infléchir ses positions durant la présidence de François Hollande.
L’ambitieux député nantais rêve alors d’un autre destin national : ministre. Après le départ de Cécile Duflot du gouvernement, EELV se radicalise et attaque violemment la politique du PS. De Rugy quitte alors EELV le 17 août 2015 en dénonçant « sa dérive gauchiste » et crée un éphémère parti « Ecologistes ».
Las, il se voit coiffer sur le poteau par son ami ( ?) Jean-François Placé qui rentre au gouvernement lors du remaniement de février 2016. Sa compagne Emmanuelle Bouchaud , conseillère régionale verte des Pays de la Loire depuis 2004, avait pris les devants en quittant le groupe EELV en mars 2015 pour se faire réélire sur la liste du PS en décembre 2015.
Profitant des accusations de harcèlement sexuel portées contre son collègue du groupe EELV Denis Baupin, il lui ravit la vice-présidence de l’assemblée nationale accordée aux Verts le 17 mai . Le 19, il quitte le groupe écologiste avec 5 autres députés scellant ainsi sa disparition et rejoint le groupe socialiste !
En bon politicien,François de Rugy sait qu’il ne sauvera son siège de député dans la débâcle annoncée de la gauche en 2017 qu’en étant le candidat du PS. Les élections municipales de 2015 et l’élection législative partielle du mois dernier ont montré que Nantes restait encore un solide fief socialiste.
Sans perdre de temps de Rugy s’est converti en défenseur de la loi et de l’ordre dans la ville de Nantes – qui est la proie des violences et déprédations de l’extrême gauche au prétexte de la « loi travail » depuis plus d’un mois.
Interrogé ce samedi par Claude Askolovitch sur I Télé, il réfute l’appellation de « casseurs » pour les émeutiers. Pour lui ce sont « des militants politiques anarchistes qui veulent casser du flic » ajoutant : « il faut les cibler et procéder à des arrestations préventives … ils sont dans une logique d’homicide et il faut les combattre avec la plus grande détermination ».
Il va même jusqu’à regretter la « mansuétude du tribunal administratif » à leur égard alors que « les policiers sont les victimes ». Interrogé sur la fameuse ZAD de Notre Dame des Landes il rappelle que celle-ci s’était installée « sous Sarkozy et Fillon » et que « c’est alors qu’il aurait fallu l’expulser ». Précisant : « on a laissé s’installer dans des squats des gens qui sont dans l’illégalité et qui ne méritent aucune indulgence ». Interrogé sur le blocage de la raffinerie de Donges, de Rugy déclare : « c’est inacceptable et la CGT est irresponsable ». Et il conclut devant un journaliste restant sans voix : « je suis un écologiste de centre gauche ».
Encore un effort et nous aurons peut-être en de Rugy un ministre d’ouverture d’Alain Juppé en 2017 !
Crédit photo : breizh-info.com
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