Marchés nantais : la police municipale plus présente, l’insécurité diminue

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06/03/2017 – 06h45 Nantes (Breizh-Info.com) – En décembre dernier, nous avions fait une enquête en trois volets sur l’insécurité qui touchait de plein fouet les marchés du centre-ville nantais : du marché de la place Zola à la Petite Hollande, de Talensac à Sainte-Thérèse, les marchés nantais étaient devenus le paradis des voleurs à la tire, de caisses, de denrées et de cartes bancaires. Beaucoup réclamaient que la police municipale y soit nettement plus présente.

Presque trois mois plus tard, nous y sommes retournés pour savoir si la situation a changé. Et le moins qu’on puisse dire, c’est que nos lecteurs et les commerçants des marchés ont été entendus.

La police municipale est plus présente, notamment aux heures de grande affluence et au remballage, ce qui a pour effet de dissuader les voleurs. Le gain de sérénité pour les commerçants et les clients est visible à l’oeil nu.

A la Petite Hollande, « le remballage, c’est toujours compliqué. Il faut avoir les yeux partout », témoigne Saïd, un jeune homme qui aide son cousin légumier à ranger. « Bon, on est tous dans le même coin et on se surveille mutuellement, mais les voleurs tournent autour de nous, femmes et petits enfants, c’est dur. Pourtant, depuis quelques semaines, on voit beaucoup plus la police municipale et moins les voleurs, c’est un énorme progrès ».

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A l’autre bout du marché, les marchands se surveillent mutuellement leurs bancs aussi. « Avant ils dégageaient les voitures le matin et surveillaient les balayeuses l’après-midi. Maintenant, on les voit arriver une demi-heure, trois quart d’heures avant la fermeture du marché [13h30 NDLA] et ils tournent, par groupes de deux », explique un fromager. « Ce n’est pas grand chose, mais ça fait la différence, d’autant qu’ils sont visibles, ils affirment leur présence. Il y a toujours des vols, mais nettement moins, car les voleurs se sentent épiés, dérangés, et ça ils ne le supportent pas ».

Au marché des Américains, près de l’église Sainte-Thérèse, la police municipale a aussi commencé à faire des patrouilles « vers 11 heures, midi, aux heures de grande affluence. C’est nouveau, et ça fait du bien », affirme un poissonnier.

On les voit aussi à Zola, « vers 11 heures, 11 heures 30, c’est à dire aux heures de plus grande affluence, quand il y a le plus de monde et que les pick-pockets ou les voleurs de CB se glissent aussi dans la foule », nous explique un vendeur de boissons chaudes. Une vendeuse d’un étal voisin confirme : « on voit moins de clients qui se plaignent des vols ».

L’effet sur l’insécurité est visible, d’autant plus que – coïncidence ou conséquence ? – les équipes de voleurs de CB issus d’Europe de l’Est dont nous diffusions le signalement en décembre dernier ont cessé de s’attaquer à ce marché.

Sous la halle de Talensac, la police municipale patrouille elle aussi par groupes de deux depuis plusieurs semaines ; à partir de 11 heures, les agents tournent dans la halle et au-dehors, le plus souvent le samedi et le dimanche, lorsque l’affluence est la plus grande.

« On se sent rassurés », affirme une vendeuse d’un banc à fromages. « Puis, c’est quand même mieux qu’ils surveillent autre chose que le nettoyage, car on se demandait à quoi servaient-ils, sinon à matraquer pour le stationnement, et à nous dire d’arrêter de vendre après la fermeture du marché ».

Reste à espérer que les efforts de sécurisation des marchés du centre-ville nantais n’ont pas été faits au détriment de ceux de la périphérie… et qu’ils survivront aux échéances électorales prochaines.

Hygiène et tarifs : des améliorations demandées pour Talensac

Cependant, tout n’est pas encore rose : « ce serait bien de dératiser », signale Laura, qui est aussi vendeuse sur les marchés de la place Zola et de Ragon. « Parce que quand on vient faire de la mise en place à 15 heures pour le lendemain, et qu’on voit des rats de la taille d’un caniche, ça fait peur. Ça m’est arrivé avec une collègue il y a deux ou trois mois et je m’en souviens encore, voyez-vous ».

Autre grief qui revient souvent : les tarifs pour les emplacements des vendeurs abonnés, tant sous la halle que dehors, sous les auvents : « les tarifs sont prohibitifs alors que ce marché a beaucoup baissé. On doit être présent quatre jours quand on est sous la halle, or la semaine, c’est mort, il n’y a personne. Certes, le samedi et le dimanche, y a du monde, on arrive à rattraper, mais tout de même… Certains se rattrapent sur les prix et c’est le cercle vicieux… il y a quelque chose à changer, très certainement ». Message transmis.

Louis Moulin

Crédit photo : DR
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Une réponse à “Marchés nantais : la police municipale plus présente, l’insécurité diminue”

  1. […] sa présence et dissuader les voleurs. Je fais mes courses à Talensac, depuis quelques semaines on voit la police municipale sous la halle, résultat,il n’y a presque plus de pickpockets, ça leur fait de l’effet. Il […]

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