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09/04/2017 – 06H45 Groix (Breizh-info.com) – Le 10 avril 1917, le poète et barde breton Yann-Ber (Jean-Pierre) Calloc’h était tué au front, durant la Première guerre mondiale. Originaire de Groix, cette île où il avait vu le jour, la commune célèbre depuis vendredi le centenaire de sa mort, à 29 ans. A cette occasion, Dominique Yvon, maire de la commune, lui rend hommage :
« Il était né à Groix, à Clavezic, le 21 juillet 1888 dans une famille liée à la pêche et l’agriculture relatée dans le fameux Me zo gañnet. Ses dons précoces et ses études à partir de 1900 au petit séminaire de Sainte Anne d’Auray puis au Grand Séminaire de Vannes, ses talents de poète qui naissent progressivement après la mort de son père au Croisic, alors qu’il n’avait encore que 14 ans, sa vocation contrariée de prêtre, ses combats pour la culture bretonne.
Jean-Pierre Calloc’h représente une figure particulièrement intéressante de l’identité insulaire tout en étant relié à tout le réseau culturel breton de son époque. De tels liens dus à ses préoccupations pour l’avenir de la langue et de la culture bretonne sont visibles encore dans sa correspondance de guerre. De multiples facettes se reconnaissent dans le personnage, son goût de l’authenticité, sa proximité avec l’un des précurseurs des Seiz Breur, ses préoccupations et propositions sur les moyens concrets susceptibles de permettre un renouveau culturel breton, mais aussi son sentiment de la nature et du patrimoine qui s’expriment également dans des contextes éloignés de la Bretagne, son mysticisme bien connu, souvent au demeurant une mystique de la pauvreté, son évolution face à la guerre, et la lucidité prémonitoire de certaines de ses observations …
L’œuvre de l’un des plus grands auteurs bretons est un recueil édité à titre posthume de poèmes Ar en deulin (À genoux) qui comprend le célèbre poème Me zo gannet er kreiz ar mor (Je suis né au milieu de la mer). Début 1917, il adresse depuis le front son poème, la Prière du guetteur (Pedenn er gedour) »
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