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30/04/2017 – 07h15 Saint-Brieuc (Breizh-Info.com) – Les premiers ramassages d’Algues vertes ont eu lieu ce jeudi 27 avril sur les plages de la Baie de Saint-Brieuc
L’extrême vigilance et la surveillance du littoral mise en place dans le cadre du Plan de lutte contre les algues vertes permettent le ramassage sur les plages avec une grande réactivité et de programmer les ramassages même en cas d’échouages précoces comme observés cette année.
Cette précocité n’est pas à imputer à un niveau de pollution de l’eau supérieur en ce début d’année mais à une quantité très importante d’algues en fin 2016 et une météo hivernale clémente avec peu d’épisodes venteux susceptibles de disperser les stocks et des températures de l’eau légèrement supérieures à la moyenne. A cela, s’ajoute un mois d’avril très lumineux .
En atteste les prévisions avancées dès le mois de février par le CEVA quant à la saison 2017 :
Pour ce qui est de la prévision du démarrage de la prolifération 2017, les éléments disponibles assez clairs le 21 février sont confirmés en ce début avril et laissent craindre une prolifération particulièrement précoce :
Les quantités présentes en fin 2016 sont supérieures aux années antérieures (depuis octobre 2009) et s’établissent au double de la moyenne de 2009-2015 et même à 30 % au-dessus du niveau moyen 2002-2015,
La température de l’eau est, pour les mois de janvier, février et mars proche de la moyenne et même légèrement supérieure (0.2 °C au-dessus de la moyenne pour février et 0.5 en mars : réseau SOMLIT à Astan – 60 m de fond),
L’hiver est le moins dispersif de la chronique suivie : indicateur « jour de houle de + de 2.5 m » très nettement inférieur à la moyenne sur novembre à mars (47 jours contre 63 jours sur 2003-2015) et le nombre de jours est surtout très bas pour les tranches de houle les plus élevées (9 jours de + de 3.5 m contre 27 en moyenne soit 3 fois moins).
Il s’agit ici de rappeler la complexité du phénomène des marées vertes, liée à de multiples facteurs déclencheurs notamment en Baie de Saint-Brieuc : spécificité de la baie (baie confinée aux eaux claires et peu profondes) ; les conditions météorologiques et; la présence de nutriments, en particulier l’azote apporté par les rivières qui se jettent dans la baie. C’est sur ce seul dernier facteur que nous disposons de moyens d’actions.
Appel à manifester en soutien à la famille du chauffeur Thierry Morfoisse.
« Nous sommes tous concernés par le drame que vit la famille Morfoisse et c’est aussi pour faire face à nos responsabilités et priorités quant à la sécurité de tous, que tous les acteurs du territoire se sont engagés dans le plan de lutte contre les algues vertes » souligne Jean-Luc Barbo, président du Syndicat Mixte Environnemental du Goelo et de l’Argoat
« Dans le cadre de ce plan gouvernemental, un programme d’actions local adapté aux profils du territoire a été construit », explique Jean-Luc Barbo. Et de continuer : « Le bilan du premier plan de lutte 2011-2015 a permis de tirer des enseignements. Nous y répondons par une méthodologie de travail afin de mieux cibler les actions pour lesquelles les objectifs n’ont pas été atteints ».
Baie 2027 – un territoire toujours plus engagé
La prolifération des algues vertes touche non seulement les espaces naturels mais aussi la population atteinte par la proximité du phénomène et par l’image qu’il véhicule. Pour les agriculteurs c’est un regard réprobateur auquel ils font face : 80% d’entre eux adhèrent au projet depuis le début.
Le Vendredi 31 mars, la Commission locale de l’eau de la Baie de Saint Brieuc, sous la présidence de Jean-Luc Barbo a examiné le programme d’actions des cinq prochaines années destiné à réduire la présence des marées vertes Ce programme a été transmis pour accord aux autorités régionales.
Depuis plusieurs mois, les différents acteurs locaux ont travaillé sur son contenu. Il s’agit de poursuivre le projet de réduction des fuites d’azote, déjà mis en oeuvre entre 2011 et 2016. Cet azote, contenu dans les nitrates, est un engrais pour les algues vertes et il favorise leur développement.
Les principales actions de « Baie 2027 » portent sur l’accompagnement individuel des exploitants agricoles sur une gestion plus efficiente de l’azote, une meilleure couverture du sol et de favoriser la dénitrification naturelle dans le parcours de l’eau. Des chantiers collectifs sont, par ailleurs, envisagés sur ces 2 dernières thématiques.
Pour les professionnels du tourisme, c’est la préservation de l’image d’un pays, d’un territoire qui passe par un travail qui dépasse les polémiques et à-priori. Les résultats sont là, le tourisme n’est pas en berne.
Crédit photo : DR
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