Italie. La droite remporte les élections municipales partielles  

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27/06/2017 – 06H00 Rome (Breizh-info.com) – Le second tour des élections municipales partielles en Italie avait lieu dimanche 25 juin. L’échéance a vu la coalition de droite remporter de nombreuses villes, ce qui vient établir un contrepoids au gouvernement de centre gauche mené par le Parti démocrate.

L’élection en chiffres

Ce scrutin partiel invitait aux urnes quelques 4,3 millions d’électeurs italiens au second tour. Il concernait 111 villes, parmi lesquelles 22 chefs-lieux, dans toute la péninsule. L’abstention a été relativement forte puisque le taux de participation fût de seulement 62,5% au premier tour et de moins de 50% au second.

Lors de cette élection, une alliance entre Forza Italia, le parti de Silvio Berlusconi et la Ligue du Nord a donc été mise en place. A l’origine un mouvement séparatiste du nord de l’Italie, la Ligue du Nord, ,dirigée par Matteo Salvini, tient aujourd’hui des positions davantage centrées sur l’euroscepticisme.

Cette coalition a obtenu la victoire dans treize chefs-lieux, après avoir notamment mené une campagne critique sur la politique d’accueil des migrants menée par le gouvernement en place.

Des places fortes prises à la gauche

L’élection a vu quelques villes symboles de la gauche italienne changer de bord politique. C’est notamment le cas de Gênes, ville ouvrière et portuaire au nord du Pays. Une ville qui vient de mettre un terme à une succession de municipalités de gauche depuis plus de 50 années. La coalition de droite a recueilli 54% des voix contre 46% pour le candidat soutenu par le gouvernement.

Du côté de la Toscane, le constat est le même. L’une des terres historiquement les plus à gauche de l’Italie – Sienne et Livourne étant des villes connues pour leur combativité sociale – voit le Parti démocrate réaliser des scores médiocres. Pistoia, pour ne citer que cette ville, est passée à droite.

En Lombardie, la ville de Sesto San Giovanni, baptisée « la Stalingrad d’Italie » a visiblement souhaité changer de surnom en élisant à la tête de la municipalité le candidat de la droite. Dans les Abruzzes, c’est même un candidat issu d’une formation réputée très à droite, Fratelli d’Italia, qui l’a emporté dans la ville de L’Aquila avec 53% des voix tandis que son adversaire du centre gauche en recueillait 47%.

Par ailleurs, la coalition de droite a remporté les villes de Vérone et Catanzaro. Plus généralement, la droite possède désormais quinze maires dans les villes de plus de 15 000 habitants contre cinq par le passé.

Enfin, le mouvement Casapound, qui se revendique ouvertement comme néofasciste, a contribué à la victoire du candidat de la coalition de droite, Antonino Ruggiano, dans la petite ville de Todi, 17 000 habitants. Le report des 400 voix recueillies par CasaPound au premier tour a ainsi permis le succès de Ruggiano par 26 voix d’avance sur la gauche.

Le Mouvement 5 étoiles en difficultés

Trublion politique au début des années 2010, le Mouvement 5 étoiles de Beppe Grillo n’a pas brillé cette fois-ci. Éliminé au premier tour dans tous les chefs-lieux, la formation anti-système remporte au total huit municipalités. Elle réalise malgré tout quelques performances honorables comme à Carrare, en Toscane, où son candidat l’emporte avec 65% des suffrages. Du côté de Parme, le maire sortant Federico Pizzarotti, élu en 2012 comme candidat du Mouvement 5 étoiles, a conservé son siège… mais sous une nouvelle étiquette.

Nul doute que les fautes régulières de la maire de Rome Virginia Raggi depuis son élection n’ont pas valorisé l’image des candidats de Beppe grillo.

La politique du gouvernement mise en cause

À travers cette défaite du Parti démocrate, c’est en partie la politique du gouvernement qui est remise en cause. Celui-ci paierait ainsi ses dernières mesures qui ont divisé l’opinion publique italienne comme l’obtention du droit du sol pour les enfants nés en Italie de parents étrangers résidant depuis cinq ans minimum dans le pays. Une mesure toujours à l’étude.

Quoiqu’il en soit, ce scrutin est un avertissement alors que les élections législatives auront lieu dans un an. Difficile cependant de projeter sur une échelle nationale les résultats de ces municipales. Et une alliance entre la Ligue du Nord, aux positions fermes et régionalistes, avec Silvio Berlusconi, si elle vient de connaître un succès indéniable dans des contextes locaux particuliers, réserverait de nombreuses inconnues en cas de nouvelle coalition pour les législatives.

Forza Italia, le parti de Silvio Berlusconi, est effectivement le symbole d’une droite beaucoup plus jacobine et ayant paradoxalement déjà usé l’opinion au cours des années 2000. Le suspense est donc de mise.

VL

Crédit photo : Wikimedia (cc)
[cc] Breizh-info.com, 2017, dépêches libres de copie et de diffusion sous réserve de mention et de lien vers la source d’origine

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3 réponses à “Italie. La droite remporte les élections municipales partielles  ”

  1. Alberto Da Giussano dit :

    Gênes, La Spezia … c’est quasi toute la Ligurie qui vient de basculer : d’ancienne place forte rouge c’est devenu (Gênes comprise !) une province rebelle et où le 1er parti n’est pas celui de Berlusconi (Forza Italia) mais bien la Lega Nord !
    CE QUI CHANGE TOUT !
    VIVA LIGURIA !
    Partout ailleurs la même douce musique : Alessandria, Asti … (Piémont) ; Côme, Sesto San Giovanni [!], Monza, Lodi … (Lombardie) ; Vérone, Padoue … (Vénétie) ; aussi en Frioul Vénétie Julienne ; Trentin ; Emilie Romagne et même en Toscane (Pistoia …)
    Eh oui même dans les bastions des rouges !
    Et même à L’Aquila (Abruzzes où c’est un candidat de nos alliés de Fratellini d’Italia)
    Et même encore plus au sud, carrément au sud du sud à Catanzaro (Calabre où ce sont nos alliés de Forza Italia) et surtout à Lampedusa où la maire négrière bobos immigrationniste de gôche de l’ile a été balayée par une liste anti-immigration !
    C’est une véritable rinascita (renaissance) pour l’Italie !

    Aujourd’hui je me prends à espérer que l’Italie sera l’étincelle qui fera exploser le monde de Soros et de Macron et des veaux qui les suive.
    Aujourd’hui nous regardons tous ver la Hongrie et alentour pour reprendre espoir … peut-être bientôt s’y joindra l’Italie !

    La Lega Nord per chi la vive, non è soltanto un movimento, ma uno stile di vita. Grazie a chi l’ha fondata, Umberto Bossi, grazie a chi l’ha salvata.
    Forza Matteo Salvini, Padania libera !

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