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Après la fermeture de l’agence du Crédit Mutuel à Bouvron – une commune du centre de la Loire-Atlantique entre Blain et Savenay – le distributeur de billets sur la placette devant la Minoterie, où se trouve le marché du jeudi matin, n’a pas été maintenu. Dans la foulée le Crédit Agricole retirait aussi le sien sur la place de l’abbé Corbillé. Placés devant le fait accompli et révoltés par l’abandon total de la commune par les banques, les commerçants ont lancé une pétition pour récupérer au moins un distributeur.
« La disparition du distributeur sur la place du marché ne va pas aider le marché qui va déjà mal », relève une riveraine. « Nous avons été mis devant le fait accompli : le 3 juillet il y avait une affichette sur l’ancien Crédit Mut’ comme quoi l’agence est transférée à la Colleraye [NDLR : le centre commercial au nord de Savenay, près de la fourche de la RN171 et de la route de Vannes] et le DAB n’est pas maintenu. L’autre a fermé quelques jours avant, alors que les deux servaient et étaient bien pratiques ».

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D’autant que si la commune possède plusieurs « points-relais » du Crédit Mutuel où les titulaires de comptes peuvent retirer de l’argent (café-tabac le Bouvronnais, PMU l’Escale, boulangerie La fournée du Gourmet), il n’y a aucun point relais du Crédit Agricole. La Poste n’est ouverte que quelques heures par semaine, « et tout cela ne fait pas grand cas des gens qui ne sont ni à la Poste, ni au Crédit Mutuel, ni au Crédit Agricole… et ils sont assez nombreux », relève un Bouvronnais.
D’autant que la commune, située à équidistance de Nantes et de Saint-Nazaire, a accueilli ces dernières années nombre de rurbains qui y ont acheté, mais travaillent dans l’une de ces deux agglomérations. « L’absence de distributeur de billets ne va pas faciliter les installations de familles ; à terme, c’est un sinistre pour la commune », relève encore un habitant. Certes, la supérette a rouvert – et elle prend la carte – mais l’absence de distributeur soulève de multiples difficultés pratiques.

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« Les cars Lila [44 et 71] ne prennent pas la carte, et il faut avoir de la monnaie car les chauffeurs peuvent rarement rendre sur 20 euros, et même sur 10 », explique un jeune homme. « Donc il faut penser à tirer – ailleurs – de l’argent, puis à faire de la monnaie. Alors qu’il y a un mois encore je tirais sur la place [au distributeur du Crédit Agricole donc] et j’allais prendre un café à côté, ça allait très bien ».
D’autant que les commerces qui essaient de se faire installer le paiement par carte galèrent : « je ne l’ai que pour le PMU », explique la tenancière du café-PMU l’Escale. « Ça fait un mois que je le demande pour mes clients, toujours auprès du Crédit Mutuel puisque c’est leur terminal que j’ai pour le PMU, et je n’arrive toujours pas à me le faire installer ».
Sur une initiative conjointe de la mairie et des commerçants, une pétition a été lancée. Et a déjà récolté des dizaines de signatures. « L’objectif, c’est au moins d’en récupérer un », explique un signataire, habitant du bourg. « Parce que là, ce n’est pas possible ».

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