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Dans la nuit du mercredi 19 au jeudi 20, quatre commerces ont été cambriolés : un salon de coiffure afro rue de Strasbourg, un restaurant égyptien rue Léon Blum, la Fraiseraie rue de la Marne et un restaurant rue Armand Brossard. A chaque fois le mode opératoire était le même : vitre brisée avec une grosse pierre, tiroirs caisses raflés. Le voleur, qui se dit mineur, a été interpellé place Bouffay grâce à la vidéo-surveillance, mais il ne semble pas avoir agi seul, ni par pure opportunité.
Un butin important disparu et de probables repérages antérieurs
En effet, dans le seul salon de coiffure afro, le voleur s’est emparé de trois jours de recettes en billets, d’un ordinateur, d’une tablette, d’une valise avec du matériel de coiffure et de la caisse enregistreuse – seule cette dernière a été retrouvée fracassée à proximité. En revanche le voleur n’a été retrouvé qu’avec des pièces de monnaie dans les poches arrière de son jean. Le reste du butin a été transmis à des complices – probablement dès après chaque vol.
Par ailleurs, il est probable que ces vols n’aient pas été faits par opportunité – quand le voleur voit une vitre mal protégée, s’empare d’une pierre et casse, au cours de son périple délinquant. En effet au salon afro le voleur est rentré en cassant la porte d’angle, dans le seul secteur du magasin où les caméras de vidéo-surveillance intérieure ne couvrent pas – elles étaient tournées vers les deux ailes. Le vol de matériel de coiffure laisse aussi penser à une filière établie de revente – c’est bien plus dur à écouler que des ordinateurs ou des billets.
Le voleur attrapé, une « petite main » qui ne risque (presque) rien.
Le voleur attrapé hier ne semble donc n’être qu’une petite main. Qui ne risque pas grand-chose : « pas de butin sur lui, il se dit mineur, donc dans le doute il sera convoqué devant le juge des enfants, dans un an, où il n’ira pas », relève, blasé, un policier nantais. Parfois cependant le tribunal a un sursaut de courage, notamment à force de revoir toujours les mêmes, et il arrive – très rarement – que le juge reconnaisse majeur le soi-disant mineur et le condamne à de la prison ferme. Ce qui ne l’empêche nullement de sortir et de recommencer illico.
Pour les gérants du restaurant égyptien, qui ont subi un lourd préjudice – outre la vitre défoncée, une table a été brisée, des verres, des statuettes, la caisse… situés dans l’alignement – « il faut changer la loi, car ce n’est pas normal qu’un mineur puisse tout faire, voler, casser, brûler des voitures, parce qu’il est mineur et que dans les faits il ne risque rien ». Surtout s’il est en réalité majeur comme le sont en réalité la plupart des soi-disant mineurs isolés. Et une part écrasante des soi-disant mineurs étrangers isolés venus du Maghreb.
Crédit photos : breizh-info.com
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