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Le bonus enfant devrait renaitre en Italie. Ceci a été annoncé par le ministre de la Famille, Lorenzo Fontana, qui veut réintroduire un système d’incitation pour augmenter la natalité grâce à une dotation financière renforcée (444 millions d’euros, au lieu de 400 en 2017).
Si cette mesure est adoptée, dès l’année prochaine, pour chaque enfant après le premier né, une augmentation de 20% est prévue. Deux types de familles peuvent demander cet aide : les familles avec moins de 7 000 euros de revenu annuel, ainsi que celles dont le revenu est compris entre 7000 et 25 000 euros par an.
Ces interventions figurent dans un amendement gouvernemental élaboré par le ministre Fontana dans l’ambition de créer un « pack famille » et qui prévoit aussi, entre autre, une série d’actions et des crédits : 40 millions d’euros pour le congé de quatre jours pour les pères, l’institution d’un « Fond de de soutien en cas de crises familiales » de 10 millions d’euros par an et le doublement (de 400 à 800 euros) des déductions fiscales pour les enfants handicapés. De plus, pour les mamans, il sera aussi possible de choisir entre trois mois de congés maternité payés à 60% ou 6 mois payés à 30%.
Dans le « pack famille« , Fontana relance aussi l’initiative de la Carte Famille qui permet l’accès à des réductions tarifaires sur certains services et prestations. Déjà dans le projet de loi de Finances a aussi été ajoutée une dotation de 960 millions d’euros pour les crèches sur trois ans. De plus, le ministre de la Famille a présenté un amendement pour revenir à la prise en charge de l’embauche de baby-sitters, avec un montant de 50 millions d’euros. L’allocation est destinée tant aux travailleurs indépendants qu’aux employés.
« Avec ces nouveaux fonds et ces nouvelles mesures d’incitation à une natalité plus forte, nous avons voulu perfectionner le mécanisme précèdent et rendre les mesures plus efficaces, étant donné que les chiffres liés à l’ancien système d’aides familiales ont montré une chute démographique importante de 22 000 nouveaux-nés entre 2015 et 2017, ainsi qu’une diminution de 16% d’enfants suivant un premier sur la période 2008-2016. – a expliqué Fonatana –
Il était donc fondamental […] de restructurer les anciennes mesures que le gouvernement précèdent avait de toute manière décidé de supprimer. J’ai aussi inséré ces nouvelles aides à la natalité dans un vaste programme de mesures organisé et structuré pour amplifier les aides et les réponses apportées aux familles. C’est le premier pas d’un parcours qui, au fil des prochaines années, je l’espère, conduira à une politique de relance démographique complète et efficace, accompagnée d’un code législatif spécifique en faveur de la famille et de la croissance de la natalité« .
Traduction : Hélène Lechat
Source : Il Giornale (15 novembre 2018)
Crédit photos : DR
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