Centre hospitalier de Guingamp : une situation financière très délicate

A LA UNE

Pass sanitaire. Chute de fréquentation dans les cinémas et salles de sport

Instauré depuis le 21 juillet en France pour certaines activités, le pass sanitaire n'aura mis que quelques jours à...

4e vague de Covid-19 à l’hôpital ? « Un mensonge d’État » selon le fondateur de la Société Française de Virologie [Vidéo]

La vidéo de l'intervention de Jean-Michel Claverie, fondateur de la Société Française de Virologie dimanche 25 juillet sur BFMTV...

Reportage. Au cœur des manifestations parisiennes contre la tyrannie sanitaire

Ce 24 juillet, il fait relativement chaud à Paris, et à quelques centaines de mètres de la place Trocadéro,...

Rennes. Une femme de 74 ans mortellement agressée au Blosne : des mineurs déjà connus de la justice arrêtés

Des mineurs âgés de 13 à 15 ans ont été placés en détention provisoire Rennes pour des faits de...

La plus ancienne représentation du roi Arthur se trouve-t-elle à Perros-Guirec ?

Perros-Guirec, la station des bords de Manche serait en possession d'une première mondiale : la première image connue du...

Pas brillante, la situation du Centre hospitalier de Guingamp : ainsi pourrait-on résumer le rapport que la Chambre régionale des comptes de Bretagne vient de publier à son sujet.

Le rapport couvre la période 2013-2018. Les résultats financiers se dégradent sans cesse. À fin 2017, la dette cumulée atteignait 9,2 millions d’euros. Sans les différentes aides reçues par l’hôpital, elle aurait même atteint 11,5 millions d’euros. Les dépenses augmentent plus vite que les recettes. Or l’hôpital doit impérativement investir pour rénover ses locaux et son informatique. 30 % des postes informatiques sont obsolètes.

Cette sombre situation est à l’origine des menaces qui pèsent sur la maternité. Sur les 2,2 millions d’euros de déficit de l’hôpital (pour un budget total de l’ordre de 76 millions), la maternité est responsable à elle seule 1,7 million. Le taux d’occupation des lits, très faible, était tombé à 50%. La fermeture d’une partie des lits ne l’a relevé qu’à 63%.

Au-dessous d’un certain seuil (350 accouchements par an), une maternité doit fermer pour des raisons de sécurité : elle n’atteint plus la masse critique nécessaire pour maintenir ses moyens. Avec 501 accouchements en 2017, Guingamp n’en est pas là. Mais son activité baisse : le nombre d’accouchements a reculé de 21% en cinq ans (2013-2017). Pas seulement pour des raisons démographiques : beaucoup de patientes préfèrent se rendre à la maternité de Saint-Brieuc, mieux équipée.

Les autorités de santé avaient donc décidé de fermer la maternité à fin janvier 2019. Mais cette décision a suscité une forte mobilisation locale. À la suite de la manifestation du 30 juin 2018, l’autorisation de la maternité a été renouvelée pour deux ans « sur décision de la présidence de la République », note la Chambre.

Absentéisme très élevé

La clé des problèmes du centre hospitalier pourraient bien résider dans ses problèmes de personnel. Ses effectifs frôlent le millier de personnes, avec une soixantaine de médecins et une dizaine d’internes. Les charges de personnel représentent 71,75% des dépenses et se sont accrues de 8% entre 2013 et 2017. Recrutements, revalorisations salariales, augmentation des cotisations sociales, hausse des dépenses d’intérim, de nombreux facteurs ont contribué à cet accroissement. Mais le centre se heurte surtout à « deux difficultés majeures : un fort absentéisme des personnels non médicaux et la nécessité de recourir à l’intérim médical pour assurer ses activités, notamment en chirurgie et en médecine gériatrique ».

Dans le détail, « le taux d’absentéisme du personnel médical est en régression depuis plusieurs années et se situe aujourd’hui à un niveau très bas » (moins de 2%). Chez les personnels non médicaux, en revanche, il avoisine 10% ! nombre de jours de congé-maladie a augmenté de 12 ,9% en 2017. Ce qui impose un dispositif lourd pour gérer les remplacements. Et risque fort de rendre la fermeture de la maternité inéluctable à moyen terme, sauf nouvelle intervention présidentielle.

Crédit photo : DR
[cc] Breizh-info.com, 2019, dépêches libres de copie et de diffusion sous réserve de mention et de lien vers la source d’origine

.
- Je soutiens BREIZH-INFO -

Louis de Raguenel (Europe 1) : « Le vaccin que l’on se fait injecter […] ne sera sans doute plus efficace face aux nouveaux...

Sur le plateau de LCI lundi 26 juillet, Louis de Raguenel, chef du service politique adjoint à Europe 1,...

Contre le Pass sanitaire. Manifestation à Saint-Brieuc le samedi 31 Juillet à 14H

A Saint-Brieuc comme partout en dans le reste de la Bretagne et en France, la manifestation du 24 juillet...

Articles liés

Coronavirus : manque de masques, manque de gel hydroalcoolique, mais assez de soignants ?

L’extension de l’épidémie de coronavirus paraît inéluctable. L’administration de la santé s’y prépare activement et se veut rassurante. Elle détaille abondamment les moyens matériels...

Brest : devenir fonctionnaire rend-il malade ?

Habitants d'une ville où le niveau de vie est inférieur de 12,2 % à la moyenne nationale, où le taux de chômage atteint 17,4 % et...

Santé. 38% des personnels hospitaliers ont été malades au cours des deux derniers mois

Une étude Odoxa publiée lundi à propos de la santé des personnels hospitaliers témoigne des dégradations des conditions de travail et de vie d'un...