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Vous ne savez peut-être pas prononcer le nom de la marque (« wawé ») mais avez sans doute déjà aperçu certains de ses appareils : la marque Huawei prospère en France et dans le reste de l’Occident.
Fondée en 1987 en Chine, il s’agit à l’origine d’un opérateur téléphonique, mais, progressivement, l’entreprise s’est lancée dans la fabrication de téléphones mobiles et est devenue récemment, courant 2018, le 2ème plus grand fabricant au monde. Huawei a tout simplement dépassé Apple et son Iphone ! Son chiffre d’affaire est par ailleurs d’environ 94 milliards d’euros.
La filiale française, Huawei Technologies, travaille en étroite collaboration avec Orange, fournissant même à l’opérateur français une partie de son matériel.
Huawei emploie près de 270 000 personnes à travers le monde mais la guerre économique que se livrent Pékin et Washington depuis plusieurs mois pourrait bien avoir des conséquences.
En plein travail sur la 5G, un réseau plus performant et rapide que la 4G, Huawei se voit en effet mettre des bâtons dans les roues par Donald Trump, le président américain ne voyant pas d’un bon œil l’implication d’une entreprise chinoise dans un tel projet.
Huawei pourrait donc rapatrier les Chinois travaillant pour la marque aux Etats-Unis et faire franchir une étape supplémentaire au conflit.
Jean-Louis Borloo renonce à présider la filiale française
De Donald Trump à Jean-Louis Borloo, il y a un monde que l’on peut pourtant franchir grâce à (à cause de ?) la mondialisation.
La présidence du conseil d’administration de la filiale française de Huawei a en effet été proposée à l’ancien maire de Valenciennes, mais celui-ci a refusé et démissionné. Très lié à l’Asie – on se souvient de ses liens avec le constructeur automobile japonais Toyota qui s’était implanté dans le Nord pendant son mandat – , il a travaillé pour Huawei pendant deux ans.
Sa démission, non commentée par l’intéressé, pourrait être liée à l’affaire américaine, la pression s’accentuant sur l’Europe et les soupçons d’espionnage grandissant autour de Huawei.
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