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Dans quelques jours, le second tour des élections municipales et intercommunales aura lieu dans près de 4800 communes, regroupant 61,8 % de la population. Ce scrutin sera également celui de l’élection des conseillers intercommunaux des 1100 intercommunalités de France dans lesquelles le premier tour n’aura pas été décisif (communautés de communes, urbaines, d’agglomération et métropoles).
Si dans les communes de moins de 1000 habitants, les conseillers communautaires seront mécaniquement le maire, et le cas échéant le premier adjoint etc., dans les communes de 1000 habitants et plus, les conseillers intercommunaux sont depuis 2014 élus au suffrage universel direct. Les bulletins de vote sont composés de deux listes distinctes, l’une pour élire les conseillers municipaux, et l’autre les conseillers intercommunaux qui représenteront leur commune à l’échelle de l’intercommunalité.
La campagne électorale, mais également la crise sanitaire, ont été l’occasion de mettre en évidence le rôle primordial des intercommunalités. Décriées parfois dans la ruralité notamment (en raison de préférence pour telle ou telle commune), elles ont été en première ligne dans de nombreuses compétences essentielles et de politiques publiques locales (développement économique, transports et mobilités, habitat, tourisme, gestion des déchets…), et ont dû s’adapter et, en collaboration avec les communes, assurer la gestion de crise pendant le confinement, la continuité des services publics, et depuis le 11 mai le déconfinement progressif.
Les 154 intercommunalités dont les communes sont toutes renouvelées au premier tour ont eu jusqu’au 8 juin pour s’installer et élire leur nouvel exécutif. Pour les 1100 intercommunalités restantes, dans lesquelles vivent près de 63 millions d’habitants, c’est entre le second tour et le 17 juillet prochain qu’elles procéderont à leur installation et l’élection de leurs présidents et vice-présidents.
Illustration : DR
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