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Les dirigeants de l’UDB sont devenus écolos. Ils ne l’ont pas toujours été. En particulier lors de la « lutte » à Notre-Dame-des-Landes.
Les militants de l’UDB ont donc décidé pour les élections régionales en Bretagne (4) « de participer à la construction d’un large rassemblement autour de nos valeurs communes : l’autonomie, l’écologie et la solidarité entre les individus et les territoires ». Et Lydie Massard, porte-parole de l’UDB, de poursuivre : « Le groupe élection travaille depuis plusieurs semaines à la construction de ce rassemblement avec Europe Écologie Les Verts et le collectif Ensemble sur nos territoires. Nous partageons de longue date des combats communs avec les écologistes, de la lutte antinucléaire de Plogoff à celle de la centrale à gaz de Landivisiau » (Le Peuple breton, octobre 2020).
Fort bien. Mais les dirigeants de l’UDB ont la mémoire courte : ils oublient le projet de construction de l’aéroport de Notre-Dame-des-Landes… Dossier qu’ils évitaient d’aborder tout simplement parce qu’ils se trouvaient en désaccord sur ce point : il y avait les « pour » et les « contre ». D’où une astuce politicienne : silence radio. Si bien que dans Le Peuple breton, on ne trouvait pas d’article sur ce sujet, important pour la Bretagne, tandis que, lors du rassemblement estival à Notre-Dame-des-Landes, l’UDB brillait par son absence : pas de stand.
Donc, à l’époque, bétonner et goudronner Notre-Dame-des-Landes, ça ne dérangeait pas les responsables de l’UDB. Que cette immense réalisation ait contribué à accentuer le déséquilibre (fracture territoriale) existant entre la haute et la basse Bretagne, voilà qui n’empêchait pas Gaël Briand et ses copains de dormir. Les écolos ont certainement un peu de mémoire ; ils gagneraient à rappeler cet épisode – qui a duré une dizaine d’années – aux « écolos » de fraîche date que sont les opportunistes de l’UDB.
Bernard Morvan
Crédit photo : DR
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