Dans le Morbihan, une pétition et des parents contre le masque obligatoire pour les enfants

Publicité

Une école sans visage. Tel est le nom de la pétition actuellement diffusée par des parents d’élève dans les secteurs de Concoret ou encore Mauron, pour dénoncer le port du masque obligatoire pour les enfants dès 6 ans, à l’école.

En Bretagne ce vendredi, on a d’ailleurs noté des manifestations et des grèves de parents d’élèves à plusieurs endroits pour dénoncer cette décision. « Si ils voulaient réellement combattre un virus dangereux, alors ils fermeraient toutes les écoles, les collèges, les lycées » nous confiait une opposante.

Voici la lettre ci-dessous, ainsi que le lien vers la pétition

à M BLANES, Inspecteur d’académie, directeur académique des services de l’Éducation nationale du Morbihan

Publicité

DSDEN du Morbihan

3 Allée du Général Le Troadec

56019 VANNES CEDEX

Objet : lettre ouverte collective contre l’obligation du port de masque pour les enfants

Copie à : – M ETHIS, Recteur de la région académique Bretagne, Recteur de l’académie de Rennes

– M BLANQUER, ministre de l’éducation nationale, de la jeunesse et des sports

Monsieur,

Nous sommes conscients de la situation sanitaire critique dans laquelle le pays se trouve et nous comprenons que l’objectif de cette mesure est d’essayer d’enrayer la circulation du virus. Nous imaginons qu’elle peut être rassurante pour une partie des encadrants de l’espace scolaire, inquiets pour leur propre santé, ainsi que pour les familles préoccupées par la santé de leurs enfants.

Toutefois, l’OMS (Organisation Mondiale de la Santé) conseille le port du masque à partir de 12 ans et recommande de peser minutieusement le pour et le contre en ce qui concerne les enfants entre 6 et 11 ans, dans les zones où le virus circule fortement1.

De ce fait, nous sommes inquiets des conséquences physiques, psychiques et éducatives que le port du masque peut avoir sur nos enfants.

– Inconfort et sensation de gêne permanents,

– Effets négatifs sur les apprentissages (compréhension, élocution, expressions, activités physiques…),

– Effets négatifs sur la socialisation et le vivre ensemble à court, moyen et long termes,

– Difficultés pour se moucher et respirer convenablement durant la période hivernale,

– Mises en difficulté des élèves portant des lunettes, souffrant de déficiences auditives, présentant des troubles respiratoires,

– Mise en difficulté des enfants ayant des problèmes d’attention et de concentration,

– Difficultés d’autonomie des enfants à l’usage du port du masque,

– Difficultés ou incapacités des encadrants à assurer les règles de bon usage du port du masque dans le respect des règles du Ministère de la Santé,

– Temps d’apprentissage réduit par l’intendance liée au port du masque,

– Stress et renforcement du climat anxiogène dans lequel grandissent déjà nos enfants.

Pédiatres, psychologues, enseignants, travailleurs sociaux, membres d’associations d’éducation populaire, restent unanimes quant aux incidences du port du masque pour les enfants dès 6 ans.

Référons-nous également aux articles 3 et 6 et 24 de la Convention Internationale des droits de l’enfant : « Dans toutes les décisions qui concernent les enfants, qu’elles soient le fait des institutions publiques ou privées de protection sociale, des tribunaux, des autorités administratives ou des organes législatifs, l’intérêt supérieur de l’enfant doit être une considération primordiale. Les États parties s’engagent à assurer à l’enfant la protection et les soins nécessaires à son bien-être, compte tenu des droits et des devoirs de ses parents, de ses tuteurs ou des autres personnes légalement responsables de lui, et ils prennent à cette fin toutes les mesures législatives et administratives appropriées. » « Les États parties assurent dans toute la mesure possible la survie et le développement de l’enfant. » « Les États parties reconnaissent le droit de l’enfant de jouir du meilleur état de santé possible »

Pour ces raisons, nous demandons l’abrogation immédiate du port du masque obligatoire dans les écoles : il est indispensable de mettre en application le principe de précaution, dans l’attente de bénéficier d’un recul suffisant sur l’impact du port du masque sur la santé physique et mentale de nos enfants.

Nous réclamons des solutions adaptées aux situations diverses qui traversent le territoire… C’est un devoir pour un État démocratique d’offrir un cadre éducatif sécurisant et cohérent aux enfants : le dédoublement des classes et l’aménagement des emplois du temps pourraient par exemple en être des solutions.

Dans l’attente de votre retour,

Des parents et sympathisants signataires.

Je suis signataire du courrier réalisé le 4 novembre 2020 pour l’abrogation du port du masque pour les 6-11 ans dans les écoles.

1SOURCE OMS 21 08 2020

« Pour les enfants âgés de six à 11 ans, une approche fondée sur le risque doit être appliquée lors de la décision relative au port du masque. Cette approche doit prendre en considération les éléments suivants :•l’intensité de la transmission dans la zone où se trouve lenfant et les données actualisées/données disponibles sur le risque d’infection et de transmission dans ce groupe d’âge ;•l’environnement social et culturel, tel que les croyances, les coutumes, les comportements ou les normes sociales qui influencent les interactions sociales de la communauté et de la population, en particulier vis-à-vis des enfants et entre eux ;•la capacité de lenfant à utiliser correctement le masque et la disponibilité d’une supervision appropriée par des adultes ; •les incidences potentielles du port du masque sur lapprentissage et le développement psychosocial ; et•des considérations et adaptations spécifiques supplémentaires relatives à des milieux spécifiques, tels que les ménages hébergeant des parents âgés, les écoles, les activités sportives ou les enfants handicapés ou atteints d’affections sous-jacentes. »

Publicité
Cet article vous a plu, intrigué, ou révolté ?

PARTAGEZ L'ARTICLE POUR SOUTENIR BREIZH INFO

4 réponses à “Dans le Morbihan, une pétition et des parents contre le masque obligatoire pour les enfants”

  1. Le Guen dit :

    Bonjour, Une association nationale, Réaction 19 présidée par un Avocat Maître Brusa a engagé des actions en vue de cette interdiction.Il suffit d’adhérer pour une modique somme ( 10€ )pour bénéficier des documents appropriés.

    • annaig dit :

      Bonjour, oui, c’est fait ! :) et c’est en s’appuyant sur ses textes et ses vidéos que nous avons pu faire cette lettre.

  2. ubersender dit :

    Je confirme et j’appuie le commentaire ci-dessus sous pseudo « Le Guen ». Effectivement, si nous adhérons à l’ensemble des arguments développés par les signataires de la pétition dans la lettre adressée au ministre de l’éducation nationale et au recteur d’académie, nous désirons préciser que l’obligation du port du masque pour les enfants de 6 ans décrétée par le pouvoir en place n’est assortie d’aucune sanction, et sûrement pas d’un refus de scolarisation, un tel refus ne pouvant intervenir qu’au terme d’une procédure disciplinaire réglementée, fondée sur des motifs prévus et sanctionnés par la loi. Ce qui signifie qu’aucun chef d’établissement ne saurait interdire l’accès à l’école d’un enfant sans masque, sans engager sa responsabilité pénale personnelle. Pour plus de renseignements sur la marche à suivre et le mode opératoire pour contester un tel refus, RV sur le site de « Réaction 19 » où vous trouverez tous les renseignements nécessaires et utiles.

  3. Gigi dit :

    Si vous leur mettez des masques jetables , lavez les avant !
    Sinon , je suis contre le port du masque par nos bouts de choux !pour toutes les raisons évoquées dans la pétition .

Publicité

LES DERNIERS ARTICLES

International

Varsovie. « État de droit » à géométrie variable : la coalition Tusk prise en flagrant délit

Culture, Culture & Patrimoine, Sociétal

Du présent faisons table rase : le manifeste des « Coriaces » contre les enfants de la Matrix

Environnement

Forêts de Bretagne. Sécheresse, incendies, dépérissements : Fransylva appelle les 120 000 propriétaires forestiers à agir

Animaux

Animaux de compagnie. Kert’App, l’application d’une famille d’éleveurs français pour suivre la santé de vos compagnons

viol

A La Une, Justice, Société

Une enfant placée de 13 ans battue, violée, séquestrée : clients et proxénète pris en flagrant délit puis… libérés

NANTES

Nantes. 40 % de la délinquance de voie publique imputée à des étrangers : le constat sans fard du nouveau préfet

Culture, Culture & Patrimoine

Éric Serra en tournée : 40 ans de musiques de films sur scène, avec des dates à Rennes, Brest et Nantes

politique touristique

Economie, Immobilier, Tourisme, Tribune libre

La préférence nationale au logement ne sera rien sans la préférence régionale ! [L’Agora]

Economie, Tribune libre

Sortir de la nasse [L’Agora]

E brezhoneg, Politique

Gouel an Huma : an tu-kleiz melañchonet da vat !

ARTICLES EN LIEN OU SIMILAIRES

Environnement

Éoliennes flottantes en Bretagne Sud. Dernière ligne droite pour dire non : l’enquête publique s’achève le 28 septembre

Découvrir l'article

LORIENT, Social

Lanester. La Journée du Cœur revient le 3 octobre aux Docks : dépistages gratuits et prévention cardio-vasculaire

Découvrir l'article

LORIENT

Morbihan. Une convention pour libérer 13 salariés sapeurs-pompiers volontaires pendant leurs heures de travail

Découvrir l'article

Sport

Parachutisme. Le Championnat de France des disciplines artistiques se pose à Vannes du 11 au 13 septembre

Découvrir l'article

Rugby, Sport

Top 14 : Vannes rate son retour dans l’élite à Castres mais sort du Tarn avec des motifs d’espoir

Découvrir l'article

Rugby, Sport, VANNES

Top 14. Le RC Vannes lance sa saison à Castres avec l’ossature des champions de Pro D2

Découvrir l'article

Environnement

Sécheresse : les forestiers privés bretons appellent à déserter les bois

Découvrir l'article

Culture & Patrimoine, Patrimoine

Les pêcheurs sont des marins d’abord

Découvrir l'article

Environnement

Belle-Île : rassemblement vendredi contre le raccordement des éoliennes flottantes

Découvrir l'article

International, Sociétal

Au Japon, une aidante réclame un « droit à la vie analogique » face à la dématérialisation

Découvrir l'article

Nous utilisons des cookies pour vous garantir la meilleure expérience sur Breizh Info. Si vous continuez à utiliser le site, nous supposerons que vous êtes d'accord.