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Une université américaine veut imposer un vaccin contre la grippe à ses élèves, mais les non-blancs en sont dispensés au nom, notamment, des « injustices historiques » subies par ces derniers.
Vaccin obligatoire : des prérogatives pour les « étudiants de couleur »
À l’université étasunienne de Cornell, la vaccination contre la grippe saisonnière est obligatoire pour tout le monde ou presque. À croire que le virus grippal tient compte de la couleur de peau de ses victimes si l’on se fie à la décision suivante : l’école en question a accordé une exemption aux étudiants non-blancs du campus, l’obligation ne s’appliquant qu’aux seuls élèves d’origine européenne.
Par « non-blancs », le site Campus Reform précise que cela désigne les étudiants s’identifiant « comme Noirs, indigènes ou personnes de couleur (BIPOC) ». Les élèves concernés peuvent ainsi choisir de ne pas se faire administrer le vaccin en demandant une exemption non médicale ou non religieuse pour la vaccination auprès de l’université. Concernant la publication de ces informations, Cornell propose d’ailleurs l’accès, via sa FAQ (foire aux questions), à une page « spécialement pour les étudiants de couleur ».
Dispensés de vaccins pour « injustices historiques » ?
Quant à la justification de cette dispense de vaccin, loin d’avoir une origine médicale, on apprend, toujours à travers la FAQ de l’université de Cornell, « qu’en raison du racisme systémique et des inégalités en matière de santé qui existent depuis longtemps dans ce pays, les membres de certaines communautés marginalisées peuvent avoir des inquiétudes quant à la nécessité d’accepter de telles exigences ».
L’université se montre très compréhensive avec ses élèves non-blancs en affirmant même que « les corps des Noirs, des indigènes et des autres personnes de couleur (BIPOC) ont été maltraités et utilisés par des personnes au pouvoir, parfois à des fins de profit ou de gain médical ». Ce qui incite donc l’administration de l’établissement à juger « compréhensible que les exigences actuelles puissent sembler suspectes ou même exploitantes pour certains membres “BIPOC” de la communauté de Cornell ».
Mais la direction de Cornell est beaucoup moins indulgente vis-à-vis des étudiants blancs qui pourraient, eux aussi, « avoir des inquiétudes » sur la vaccination obligatoire.
Black Lives Matter et Covid-19
Sur la politique de vaccination contre la grippe saisonnière, l’université indique qu’elle est censée permettre par la suite aux services médicaux d’être « pleinement disponibles pour servir les étudiants qui pourraient être exposés au Covid-19 ».
Une précaution plutôt paradoxale de la part d’un établissement très soucieux du sort de ses élèves de couleurs si l’on se remémore les importantes manifestations Black Lives Matter aux USA au printemps dernier, tandis que le coronavirus sévissait déjà largement dans le pays. Des rassemblements largement vecteurs de transmission du Covid-19 qui ont reçu à l’époque l’approbation de nombreuses universités américaines. Et Cornell n’avait alors pas dérogé au consensus…
Etudiants de Cornell, juin 2020. Source : news.cornell.edu
Crédit photo : DR (photo d’illustration)
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2 réponses à “Etats-Unis. Les élèves non-blancs d’une université dispensés d’un vaccin au nom des « injustices historiques »”
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