Délinquance en France. Les Africains surreprésentés parmi les mis en cause dans des affaires de vol, de cambriolages, de violences sexuelles, ou d’agressions

Les Africains sont surreprésentés parmi les mis en cause dans des affaires de vol, de cambriolages, de violences sexuelles, ou d’agressions. C’est ce qu’il ressort du bilan 2020 de la délinquance en France, produit par le ministère de l’Intérieur.

Alors qu’officiellement, environ 7 % de la population vivant en France est de nationalité étrangère, ces personnes représentent 38 % des auteurs présumés pour des vols violents sans arme. Les étrangers mis en cause sont essentiellement d’une nationalité issue d’un pays d’Afrique (33 % du total des mis en cause) alors que ces nationalités représentent 3 % de la population résidant en France (Insee, recensement de la population 2017).

Nous vous laissons découvrir les chiffres ci-dessous avec en tête que les personnes de nationalité africaine uniquement ne représentent que 3% de la population résidant en France (ne prend en compte ni la double nationalité ni les personnes d’origine extra européennes ayant uniquement la nationalité française) :

Mises en cause :

Victimes :

On note aussi que concernant les mis en cause dans des violences sexuelles, 9% sont de nationalité africaine.

Homicides enregistrés par les services de police et de gendarmerie : baisse en 2020

En 2020, le nombre de victimes d’homicides est en baisse (-17 victimes par rapport à 2019) et s’élève à 863 victimes, dont 7 en lien avec un attentat terroriste. Au niveau régional, le taux d’homicides par habitant est plus élevé dans les régions Corse et Provence-Alpes-Côte-d’Azur (respectivement 3 pour 100 000 habitants et 2 pour 100 000 habitants). Parmi les victimes, un peu moins d’un tiers d’entre elles sont des femmes, sachant que les classes d’âges les plus touchées sont les 15-29 ans et les 30-44 ans. De même, les personnes mises en cause sont majoritairement des hommes avec une nette surreprésentation des 18-29 ans.

En 2020, très légère hausse des coups et blessures volontaires enregistrés, en lien avec celle plus importante des violences intrafamiliales

Le nombre de victimes de coups et blessures volontaires sur personnes de quinze ans ou plus enregistrées par les services de sécurité augmente très légèrement en 2020 (+ 1 %) après des hausses très marquées en 2018 et 2019 (+8 % pour chacune de ces années). Parmi les victimes de coups et blessures volontaires, le nombre de victimes de violences intrafamiliales enregistrées continue fortement de s’accroître en 2020 (+9 % après des hausses de +10 % en 2018 et +14 % en 2019). En revanche, dans le contexte de la crise sanitaire, le nombre de victimes d’autres coups et blessures volontaires diminue nettement en 2020 (-7 %), alors qu’il avait augmenté en 2018 (+ 6 %) et en 2019 (+4 %) mais plus modérément que les violences intrafamiliales. En 2020, le nombre de coups et blessures volontaires sur personnes de 15 ans ou plus dépasse les 260 000 victimes. Pourtant, ce chiffre sous-estime le phénomène des violences puisque selon les enquêtes de victimation, malgré la gravité de ce type d’actes de délinquance, la majorité des victimes ne déclarent pas les faits dans un commissariat de police ou une brigade de gendarmerie : selon l’enquête CVS, sur la période 2016-2018, moins d’un quart des victimes de violences physiques exercées par un auteur qui n’appartient pas ou plus à leur ménage ont formellement déposé plainte dans un commissariat de police ou une brigade de gendarmerie.

Les communes rurales et les petites agglomérations sont relativement moins épargnées dans ce domaine de délinquance : l’écart avec les zones les plus touchées est moins important que pour d’autres catégories d’infractions. Entre 2019 et 2020, les coups et blessures volontaires sur les personnes de 15 ans ou plus enregistrés par les forces de sécurité ont nettement augmenté dans certaines régions dont le nombre de victimes enregistrées par habitant est inférieur à la moyenne nationale, notamment en Bretagne, en Corse ou en Nouvelle-Aquitaine.

À l’inverse, d’autres régions qui affichent des taux plus élevés que la moyenne métropolitaine connaissent une baisse des enregistrements de victimes en 2020 comme les Hauts-de-France ou Paris et sa petite couronne. Parmi les victimes de coups et blessures volontaires enregistrées, la baisse du nombre de victimes en dehors du cadre familial est – selon les départements – compensée ou limitée par la hausse du nombre de victimes de violences intrafamiliales. En effet, le nombre de violences intrafamiliales enregistrées en 2020 augmente fortement par rapport à 2019 dans la quasi-totalité des départements métropolitains, à l’exception notamment de Paris. Près de six victimes de coups et blessures volontaires enregistrées sur dix sont des femmes. Ces dernières sont plus exposées que les hommes à ce type de violence à l’âge adulte, tandis que les garçons mineurs sont plus concernés que les filles mineures. Et si les femmes sont largement majoritaires parmi les victimes de violences intrafamiliales enregistrées (85 %), environ deux tiers des victimes de coups et blessures volontaires enregistrés en dehors du cadre familial sont des hommes. Les auteurs présumés de coups et blessures volontaires sont à 85 % des hommes, respectivement 87 % dans le cadre intrafamilial et 83 % hors cadre intrafamilial. Les trois-quarts des mis en cause pour violences intrafamiliales ont plus de 30 ans, alors que pour les violences hors cadre familial, les mis en cause sont répartis à égalité entre les moins de 30 ans et les 30 ans et plus.

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