Breizh-Info s’arrêtera le 31 décembre s’il manque 30 000 euros
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Les énergies renouvelables, les plateformes collaboratives et les objets connectés représentent trois champs d’innovation dans lesquels les réseaux bretons consolident leur influence sur le Rocher, avec en arrière-plan un écosystème breton qui s’étend dans toutes les Alpes maritimes.
Le Breizh Nice Club réunit depuis 2017 plus d’une centaine de membres, mais des réseaux plus discrets existent aussi en terre monégasque. La princesse Grace Kelly (1929-1982), faut-il le rappeler, était d’origine irlandaise. A chaque Saint-Patrick, la bibliothèque Princess Grace Irish Library fait donc les choses en grand à l’image du palais princier, illuminé de vert.
Les modèles d’engagement et de philanthropie irlandais ou monégasques bénéficient d’un héritage historique fort et profond, à l’image des liens ancestraux entre les Grimaldi et le pays de Matignon dans les Côtes d’Armor.
Des liens de solidarité existent toujours entre mondes celtique et méditerranéen. Le Breizh Nice Club a été fondé dans les Alpes Maritimes pour créer ce lien enthousiaste entre les bretons de la Côte d’Azur et les amoureux de la Bretagne. Ces deux terres sont géographiquement très éloignées. On ne fait pas plus longue diagonale en France : plus de 1400 kilomètres entre Nice et la pointe bretonne. Terre d’accueil historique de la villégiature russe, la baie des anges pourrait certainement jouer un rôle de passage de témoin pour mélanger influences et idées.
L’iconographie autour de Saint-Michel est très marquée dans le patrimoine russe, à l’instar de cathédrale de l’archange-Saint-Michel de Moscou (nécropole des grands-princes de Moscou et des premiers tsars). Incubateur d’idées, la commission Kavadenn (qui signifie « découvertes ») de l’association des cadres bretons a publié un livre blanc pour faire du Mont-Saint-Michel le plus grand objet connecté du monde pour financer sa restauration grâce aux données big data. Cette initiative cherche à s’appuyer sur des réseaux entrepreneuriaux et technologiques Azuréens (FrenchTech, technopole Sophia Antipolis) mais aussi des territoires « partenaires » ou jumelés avec la métropole Niçoise (Netanya en Israël…).
A l’instar du livre blanc du « Livre Blanc Monaco 2029 » et de la démarche Monaco Crowdfunding qui soutient des projets innovants (agriculture urbaine avec Terre de Monaco, valorisation de nouvelles ressources liées à la mer…), Monaco et la Bretagne placent beaucoup d’espoir sur le financement participatif comme berceau fécond des entreprises intelligentes et incubateur-tremplin entre les réseaux bretons et celtiques du monde entier. Marine de Carné-Trécesson, ambassadrice de France à Monaco (d’origine bretonne) a été soucieuse d’appuyer des démarches vertueuses dans ce sens. Par ailleurs, Nice avec ses jumelages dispose d’une belle toile économique et culturelle celtique qui rayonne au-delà des océans (Édimbourg, Nouméa et son amicale des bretons qui fêtait en 2014 son 120eme anniversaire…).
Les réseaux bretons à Monaco dialoguent régulièrement avec les bretons de Londres qui cherchent à développer des liens entre « Petite » et Grande-Bretagne. La présence britannique sur le littoral Azuréen est un atout pour imaginer des perspectives communes.
A l’instar de la Fondation Stelios du fondateur chypriote d’Easyjet, il existe à Londres de nombreuses opportunités de financement et de partenariat pour des fondations, associations et entrepreneurs Méditerranéens. Le Crédit Mobilier de Monaco apporte depuis 1907 (ordonnance Souveraine du 1er mai) un financement rapide pour répondre à un besoin de trésorerie. Sa mission sociale s’inscrit dans l’héritage du Mont de Piété, né sous la forme de deux bureaux d’assistance.
L’un prêtait de l’argent, l’autre des semences pour aider les paysans dont la récolte n’avait pas été suffisamment abondante. En matière d’agriculture urbaine : le fondateur d’EasyJet, Stelios Haji-Ioannou, entrepreneur et milliardaire britannique d’origine chypriote a monté sa propre fondation Stelios Philanthropic Foundation avec un volet en faveur de l’environnement en Méditerranée.
Sur le volet financement et startups : Monaco Crowdfunding entend financer grâce sa plateforme des projets innovants et solidaires sur le territoire Azuréen, en s’appuyant sur la philosophie du « Livre Blanc Monaco 2029 » qui suggère une innovation permanente dans le secteur financier : « Sur l’exemple de la Silicon Valley, les autorités monégasques doivent promouvoir des moyens simples d’accessibilité aux capitaux disponibles pour les entrepreneurs à Monaco. Cependant, Monaco ne disposant pas en quantité suffisante de preneurs de risques financiers (business angels, sociétés de financement, de capital-risque et de capital développement), il faudra susciter la mise en place d’un réseau ad hoc ».
La Pavillon Monaco à l’Expo universelle d’Astana consacrée aux énergies du futur a partagé une vision audacieuse de l’économie bleue et ses nombreuses potentialités.
Kevin Lognoné
Crédit photo : DR
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