Pouvoir d’achat. Michel-Édouard Leclerc redoute « un tsunami d’inflation » début 2023 [Vidéo]

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Loin d’être simplement « passagère », l’inflation qui touche actuellement la France pourrait même être « à deux chiffres » à partir du début de l’année 2023 selon Michel-Édouard Leclerc. Le PDG du groupe éponyme s’est montré pessimiste quant aux négociations qui auront lieu entre industriels et grande distribution au mois de décembre avec de potentielles fortes hausses des prix à la clef.

Michel-Édouard Leclerc redoute « une inflation à deux chiffres »

Sale temps pour les consommateurs français ! Après avoir vu le coût des produits de première nécessité augmenter ces derniers mois, tout comme les prix de l’énergie, ces derniers ne sont pas encore au bout de leur peine à en croire Michel-Edouard Leclerc, président du comité stratégique des centres Leclerc.

Au micro de BFMTV le 8 novembre matin, il a largement fait part de son pessimisme sur le plan économique pour le début de l’année 2023. Une période où le calvaire des consommateurs pourrait ainsi prendre une tout autre ampleur.

En effet, Michel-Edouard Leclerc prévoit ainsi une inflation à deux chiffres en raison des négociations qui auront lieu en fin d’année : « L’inflation qui se prépare avec les nouvelles négociations autour de Noël, cette inflation, elle est à deux chiffres », a-t-il déclaré face à Apolline de Malherbe.

Le risque d’une récession début 2023 ?

Autre information inquiétante, cette inflation, dont le PDG du groupe Leclerc prévient qu’elle ne sera « pas que passagère », ne concernerait pas que les produits alimentaires. Selon lui, « le grand risque, c’est la baisse en volume voire la récession » au début l’année prochaine.

S’il affirme avoir « très peur d’une récession en janvier-février » en raison de « cette crainte d’inflation massive et des revenus plus rationalisés », Michel-Edouard Leclerc est cependant plus optimiste pour la fin 2022. « Jusqu’à Noël, je trouve que le marché est porteur, le marché du jouet a commencé, c’est moins fort que l’année dernière mais meilleur qu’en 2019 », a déclaré le Breton.

Michel-Édouard Leclerc demande « le droit de mettre en concurrence »

Tandis que le groupe Leclerc compte plus de 500 hypermarchés implantés à travers l’Hexagone, Michel-Edouard Leclerc est aussi inquiet pour le secteur de la grande distribution, ajoutant que le pays se dirige « vers un tsunami d’inflation ».

Il faut dire que les cas de hausse des prix cités par le PDG sont éloquents ! En ce qui concerne par exemple les conserves de légumes, les augmentations demandées par les industriels dans le cadre des négociations imposées par la loi atteignent 17,74 %. Une hausse chiffrée à 15,08 % pour les huiles et les assaisonnements.

Dans le même ordre, les prix des féculents augmenteraient de 10,83 %, 13 % pour la volaille ou 11 % pour le papier. Quant aux propriétaires d’animaux de compagnie, ils ont de quoi faire grise mine puisque la nourriture à destination de ces derniers connaîtrait une inflation de 41 %.

Par ailleurs, il faut rappeler que la hausse des prix alimentaires a déjà atteint 11,8 % sur un an. Une augmentation atteignant même 16,9 % pour les produits frais.

Plus généralement, le reproche adressé par Michel-Edouard Leclerc à certaines multinationales fournissant ses magasins est de réclamer « des hausses d’anticipation et de spéculation ». Face à cette situation, le patron du groupe de grande distribution demande que l’on « reofficialise le droit de mettre en concurrence » ces fournisseurs.

Au passage, Michel-Édouard Leclerc a déploré le « flou artistique » régnant en France du fait que « les pouvoirs publics n’ont pas clairement dit ce que les industriels devront faire sur leurs tarifs d’électricité ». Quoi qu’il en soit, l’objectif de Bruno Lemaire, ministre de l’Économie, de contenir l’inflation afin qu’elle n’excède pas 5 % au début l’année prochaine paraît peu tenable…

Crédit photo : DR (photo d’illustration)
[cc] Breizh-info.com, 2022, dépêches libres de copie et de diffusion sous réserve de mention et de lien vers la source d’origine

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4 réponses à “Pouvoir d’achat. Michel-Édouard Leclerc redoute « un tsunami d’inflation » début 2023 [Vidéo]”

  1. Etienne dit :

    Bonjour, profitons de cette supposée inflation (pour moi, c’est de la spéculation et du profit pour les plus riches) pour cesser d’aller dans les grandes surfaces acheter de la « junk food » comme Coca Cola ou Mac Donald et pour acheter des produits bio de qualité chez un producteur ou sur les marchés…

  2. domper dit :

    Donc  » le marché est porteur grâce aux jouets  » je cite….puis grâce au foie gras, champagne, saumon et huitres le marché ne va pas s’écrouler puis viendra la galette des rois, les chocolats de Pâques en attendant le chèque vacances ou à crédit, le chèque rentrée des classes, le chèque énergie, anti inflation etc….la France est en pleine croissance non ?

  3. Jy2m dit :

    Face à certains excès, je dis bien « excès » que nous font subir les producteurs et les distributeurs même si officiellement selon Bruno Le Maire il n’y a pas profiteurs dans le secteur alimentaire, je crois que les marques devraient se désolidariser (ne pas pratiquer l’alignement des prix) et pour certaines offrir des prix « normaux » c’est-à-dire tenant compte simplement des surcoûts qu’elles subissent et non pas, comme c’est le cas actuellement, en profitant de l’inflation pour pratiquer en toute tranquillité et en toute impunité des prix injustifiés. Ainsi ces marques vendraient beaucoup plus que les autres qui seraient elles aussi obligées de baisser leurs prix.

  4. patphil dit :

    l’inflation contenue pendant des décennies et puis tout d’un coup ça s’enflamme, comme si tous les produits étaient fabriqués en ukraine!

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