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Un vaste trafic de plusieurs kilos de cocaïne impliquant des Guyanais et des Tunisiens était jugé à Brest cette semaine. L’occasion de mettre à jour un manège bien rodé entre la Guyane et le Finistère.
De la cocaïne à destination des consommateurs bretons
Les tribunaux bretons n’en finissent plus de juger les affaires de trafic de stupéfiants dans lesquels sont impliqués des individus d’origine extra-européenne. À Brest, c’est le dossier d’un important trafic de cocaïne qui était jugé au tribunal mercredi 7 et jeudi 8 décembre avec pas moins de 10 prévenus cités à comparaître.
Le trafic en question, s’étant déroulé entre le mois de janvier 2021 et le mois de février 2022, consistait à importer de la cocaïne depuis la Guyane jusqu’en Bretagne via l’aéroport d’Orly, en Île-de-France, en ayant recours à des « mules ». La drogue était ensuite revendue à la pointe bretonne.
Initiée après la transmission d’une information anonyme, l’enquête aura duré plus d’un an en s’appuyant sur de nombreuses écoutes et des surveillances. Ce qui conduira les forces de l’ordre à réaliser perquisitions et interpellations au mois de février 2022. Des perquisitions au cours desquelles diverses quantités de cocaïne, comprises entre 1 g et 1 kg, seront saisies. Par ailleurs, autres éléments corroborant l’existence d’un trafic, du matériel pour peser et conditionner la drogue ainsi que des sommes d’argent liquide s’élevant à plusieurs milliers d’euros furent également découverts par les enquêteurs.
Des Tunisiens et des Guyanais impliqués
Quant aux 10 prévenus, âgés de 23 à 56 ans et dont aucun ne dispose officiellement d’un emploi, huit était déjà en détention provisoire avant l’audience. Quant aux deux autres, ils étaient placés sous contrôle judiciaire.
Parmi eux, sept Guyanais et trois Tunisiens, suspectés d’avoir associé leurs « efforts » pour conduire ce trafic de cocaïne dans la région brestoise. À la barre, tentant de nier les faits, ils se perdent dans des explications qui ne parviennent pas à convaincre le tribunal. D’autant plus que la justice avait en sa possession des clichés de certains d’entre eux s’étant photographiés avec des liasses de billets, comme l’a rappelé le procureur Arthur Rigal.
À l’issue de l’audience, l’un des Guyanais âgé de 25 ans et présenté comme le chef du réseau, et qui aurait par ailleurs continué à donner des consignes depuis sa cellule en détention, écope de quatre ans de prison. Une peine similaire est infligée à son frère aîné.
Quant aux autres Guyanais impliqués, ils écopent respectivement, de quatre ans de prison ferme accompagnés de six mois avec sursis pour deux d’entre eux, de cinq ans de prison pour un autre, de trois ans pour celui présenté comme l’hébergeur de la marchandise et de 18 mois de prison dont neuf avec sursis pour le plus jeune des Guyanais, âgé quant à lui de 23 ans.
Enfin, deux Tunisiens ont également écopé de peines de prison. Abdelaziz Karoui, 56 ans, a été condamné à 18 mois pour trafic de cocaïne.Une peine de 30 mois de prison a été prononcée contre son cousin Bechir Hefaied, âgé pour sa part de 34 ans.
Une autre mule guyanaise interpellée quelques jours avant
Quelques jours auparavant, dans la nuit du vendredi 2 au samedi 3 décembre, les douanes avaient interpellé un individu à Morlaix tandis que ce dernier était en possession de plus de 700 g de cocaïne.
L’homme, âgé de 19 ans, fut alors rapidement suspecté par les douaniers d’être une « mule » en provenance de Guyane. Après avoir atterri à Orly, il fut conduit jusqu’à Rennes par des tiers. De là, il tenta de rejoindre Brest en voiture contre une promesse de rémunération s’élevant, selon ses dires, à 9 000 €.
Une fois placée en garde à vue, l’individu fut ensuite trahi par une série d’examens radiologiques faisant état de l’ingestion de plusieurs ovules de cocaïne. Ce qui devait lui valoir le passage en comparution immédiate devant la justice brestoise quelques jours plus tard.
Crédit photo : DR (photo d’illustration)
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7 réponses à “Brest. Des Guyanais et des Tunisiens condamnés pour un vaste trafic de cocaïne”
Bonjour il y a beaucoup d hypocrisie en France. La drogue en est une au milieu des autres. Il est bien connu qu’il ne peut avoir de marché sans clients. Qui sont ces clients ? Recherchons les ? Cherchons pourquoi ont ils besoin de drogue? Les politiques, les jolurnalistes, les associations sont bien silencieuses sur ces sujets ?
Les silencieux, ne serait-ils pas les premiers clients de ce trafic?
Ces peines sont dérisoires pour des personnes qui ont vendu un poison mortel. La bonne solution serait de faire ingurgiter leur marchandise a tout trafiquant, s ils en meurent ce sera de leur faute.
Comme vous avez raison !!! mais il y à l’état de droit qui les proteges sans compter la CEDH et l’idéologie de certains juges !
ah ces juges qui sont inflexiblement sévères avec les trafiquants…
Les sanctions pourraient etre plus lourdes …
Pourquoi on ne nomme pas les »guyanais » dans ce journal.
Sont-ils protégés ?