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Vers une réouverture complète des urgences à l’hôpital de Carhaix ? Si l’on en croit ce qu’indique Ouest France, qui s’est procuré un projet de « protocole pour la sortie de crise » suite à la réunion du 26 octobre entre les élus du territoire et les autorités de santé
Voici ce qu’indique le quotidien : « la préfecture du Finistère et l’Agence régionale de santé ont pour objectif principal de « retrouver un deuxième médecin urgentiste » qui permettrait « la réouverture complète des urgences ». L’objectif complémentaire est de « garantir a minima la présence d’un médecin généraliste en complément d’un médecin du Smur ».
Le document précise que des fiches de postes pour recruter ont déjà été publiées et que « le CHU a décidé, au-delà des mesures salariales fixées au maximum du plafond réglementaire, de renforcer les leviers d’attractivité au travers de la prise en charge de frais de transport de logement et de restauration. »
Si ces mesures ne suffisent pas, des dispositifs complémentaires pourront être étudiés avec les élus, comme « la garde d’enfants ou la mobilité professionnelle des conjoints. » Le protocole prévoit « de renforcer le travail » pour « identifier le vivier de médecins retraités susceptibles de se réengager. » Les services de l’État souhaitent renforcer « le recrutement de personnels non médicaux » et « les effectifs infirmiers pour accélérer la prise en charge des patients. »
Aucune date de retour à un fonctionnement normal n’est en revanche avancée »
Par ailleurs, plusieurs engagements auraient été faits par les autorités de santé, comme l’implantation d’un IRM fixe (il oscille actuellement entre Guingamp et Carhaix), la création d’une équipe dédiée aux soins palliatifs et de lits allant avec, une augmentation des places ambulatoires en chirurgie et médecine dès 2024, des travaux, une augmentation des capacités dentaires.
« Le document a été envoyé ce jeudi 26 octobre aux différents présidents des collectivités concernées. En cas d’accord, il pourrait être signé ce vendredi matin à 11 h en préfecture. Tous les deux mois, les parties prenantes du protocole (préfecture, ARS, CHU, président du conseil régional et du conseil départemental, président du Pays Cob et présidents des intercommunalités du territoire) seront amenées à se réunir pour « garantir le suivi des mesures. » indique Ouest France.
Si le président du conseil général du Finistère se veut optimiste, le maire de Carhaix lui, Christian Troadec, se voulait plutôt prudent. La manifestation du 4 novembre sera-t-elle remise en cause en cas d’accord ? Réponse dans les prochaines heures. Pour Philippe Guillemot, conseiller départemental du canton de Carhaix, la colère est toujours présente. « Oui, nous sommes en colère. Nous exigeons un retour à la normale pour un accès aux soins équitable. Nous appelons à nouveau à manifester le 4 novembre, à 15 h, à Quimper, car la situation de l’hôpital de Carhaix n’est pas isolée. » indique-t-il ici.
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