Retour sur les émeutes de Dublin, leurs causes et leurs conséquences : « Demain nous serons tous d’extrême droite »

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Nous vous proposons ci-dessous la traduction d’un article de Richard North pour The Turbulent Times, qui revenait la semaine dernière sur les émeutes de Dublin. Article pertinent que nous avons décidé de vous soumettre. Depuis la parution de l’article, la nationalité de l’auteur de l’attaque au couteau ayant provoqué en réaction les émeutes est connue : il s’agit d’un migrant algérien arrivé il y a dix ans en Irlande et naturalisé par les autorités depuis.

À l’heure où nous écrivons ces lignes, certains journaux évoquent encore des « spéculations » sur la nationalité de l’agresseur au couteau de Dublin, qui n’a toujours pas été identifié par la police irlandaise, plus de 24 heures après les émeutes dans la ville.

Le dernier rapport du Telegraph écrit que les émeutes d’hier ont été attisées par « des rapports en ligne non fondés selon lesquels l’homme qui a attaqué les enfants était originaire d’Algérie », et l’article de la nuit dans le Times est intitulé : « Comment de fausses rumeurs ont alimenté une nuit de chaos », affirmant que des émeutiers « d’extrême droite » ont « attisé les tensions ».

À l’époque, la police refusait de divulguer la nationalité ou l’identité de l’agresseur (ce qui est toujours un signe suspect), mais il s’avère – selon le dernier article du Daily Mail – que l’agresseur (toujours anonyme) est un Algérien de naissance. En outre, il avait été arrêté en mai dernier pour possession de couteau – mais n’a jamais été inculpé – et avait déjà fait l’objet d’une procédure d’expulsion, avant d’obtenir la nationalité irlandaise il y a une dizaine d’années.

Les « spéculations » n’étaient donc pas fausses – même si certaines des suggestions selon lesquelles il s’agissait d’un demandeur d’asile n’étaient pas correctes. Néanmoins, si les détails de ses antécédents avaient été connus à l’époque, qui sait si la violence subie n’aurait pas été encore plus intense.

Alors que les médias sans exception, sont en train de pointer du doigt les émeutes, sous l’impulsion du premier ministre Leo Varadkar qui, comme Sunak, est le fils d’un immigré indien. Ce dernier a dénoncé ce qu’il a appelé le « système de l’immigration », qui n’a pas été respecté. S’en prenant à ce qu’il a appelé la foule « tordue », il a accusé les émeutiers d’apporter « la honte sur Dublin », déclarant qu’ils étaient « remplis de haine ».

Mais, à l’instar de M. Varadkar, les médias à la critique facile passent à côté de l’essentiel, même le Mail, qui tente au moins d’explorer le contexte de l’émeute.

Au total, 141 600 immigrés sont arrivés en République au cours des 12 mois précédant le mois d’avril, indique le rapport, qui précise qu’il s’agit du niveau le plus élevé depuis 2007. Avec les migrations précédentes, un peu plus de 14 % des 5,2 millions d’habitants de la République, soit 757 000 personnes, ne sont plus des citoyens irlandais. Selon des sondages récents, 75 % des personnes interrogées estiment que le nombre d’immigrés en Irlande est « désormais trop élevé ».

Le gros des immigrants a été logé par l’État dans des hôtels et des immeubles de bureaux vides et, à Dublin, « un très grand nombre » a été logé dans des quartiers à prédominance ouvrière où, ajoute le journal, « l’arrivée d’hommes célibataires au chômage peut créer des frictions sociales ».

Dans tout le pays, poursuit le journal, l’aggravation de la crise du logement et la pénurie aiguë de biens locatifs, en particulier à Dublin et à Cork, ont entraîné un changement profond qui a mis à rude épreuve l’image de l’Irlande en tant que pays d’accueil. Le résultat, nous dit-on, est que l’accueil initialement chaleureux des réfugiés a été remplacé par une tension croissante, avec au moins 300 manifestations anti-migrants recensées avant les violences de jeudi.

En janvier dernier, une foule en colère d’environ 200 personnes a encerclé un poste de police à Finglas, un quartier ouvrier de Dublin, après que des rumeurs se soient répandues sur les réseaux sociaux selon lesquelles une jeune fille du quartier avait été violée par un homme qui venait d’arriver dans le pays. Le Daily Mail ne va pas plus loin et brosse un tableau assez sombre, mais même cet instantané ne rend pas vraiment compte de la situation. Le Times reprend l’histoire en tentant d’expliquer qu’avec des loyers inabordables pour beaucoup dans la capitale irlandaise, des prix de l’immobilier hors de portée, une surpopulation dans les quartiers défavorisés des centres-villes et un nombre record de sans-abri, « les politiciens disent que l’immigration est devenue un bouc émissaire ».

Mais un survol de la presse écrite irlandaise (versions en ligne) et des médias sociaux révèle une histoire bien plus crue. Au fil des ans, nous voyons une litanie de migrants impliqués dans des viols, des meurtres, des agressions et des coups de couteau, ainsi que dans le harcèlement sexuel des femmes, et même des foules de race africaine se déchaînant dans les rues de Dublin, attaquant les gens au hasard.

Malgré cette descente évidente dans le désordre, la police ne semble pas vouloir ou pouvoir imposer un contrôle et, au passage, a semblé plus soucieuse de dissimuler les méfaits des migrants que d’enquêter sur les délits – ce qui rappelle la police « à deux vitesses » dont Braverman s’est plaint au Royaume-uni.

Il ne fait aucun doute qu’en conséquence, la confiance de la communauté dans la police s’est détériorée et, loin de faire des migrants des boucs émissaires, le sentiment dominant semble être que les politiciens sont à blâmer pour avoir autorisé une immigration illimitée – d’où l’anxiété des politiciens à se défausser de leurs responsabilités.

En fait, même si le Daily Mail reconnaît qu’il y a eu 300 manifestations anti-migrants, les politiciens (et la police) auraient dû s’en douter. Pete, qui scrute les comptes de l' »extrême droite » irlandaise depuis quelques années, est bien de cet avis. Nous assistons, écrit-il, à la même contestation concernant le logement des demandeurs d’asile. Les groupes politiques patriotes se développent et n’hésitent pas à descendre dans la rue pour protester, comme le font les Britanniques. Tout cela est en train de se mettre en place depuis un certain temps, conclut-il. Il ne manquait plus qu’une étincelle.

Mais ce n’est pas seulement l’incident du coup de couteau qui a déclenché les émeutes. Le refus de la police de confirmer la nationalité de naissance de l’homme – alors que l’information se répandait rapidement sur l’internet – a témoigné de ce que Pete décrit comme « un establishment politique arrogant et distant qui a choisi d’ignorer le sentiment des autochtones, faisant passer sa propre vertu avant les préoccupations de sécurité publique ».

N’importe qui aurait pu prédire que, sur une période suffisamment longue, nous assisterions à un incident de ce type commis par un étranger, ajoute-t-il. Même si le fondement de l’émeute est léger, il a été la goutte d’eau suffisante pour déclencher ce qui se prépare depuis des mois. Seules l’arrogance et l’indifférence volontaire à l’égard de l’opinion publique expliquent l’absence d’anticipation.

Une réponse rapide, mesurée et conciliante de la part des autorités, ainsi qu’un maintien de l’ordre sur le terrain, auraient peut-être permis d’éviter les pires troubles, mais nous ne le saurons jamais, car cela n’a jamais été tenté.

Au lieu de cela, la police a suivi l’exemple de Drew Harris, le commissaire de police irlandais, qui a adopté une ligne agressive, imputant les émeutes à une « faction de hooligans lunatiques animés par une idéologie d’extrême droite », et qui a réagi en commandant des canons à eau à l’Irlande du Nord, où il avait été chef adjoint de la police.

Au moins, Harris a le bon sens de réaliser qu’il y aura d’autres violences, et d’ailleurs ses policiers les ont provoquées la nuit dernière, en frappant des jeunes dans les rues. Mais lui et le reste de l’establishment irlandais, depuis Varadkar, ont choisi d’ignorer les avertissements. Ils savent ce que les gens pensent de l’immigration de remplacement, mais ils s’en moquent et vont continuer à importer des masses immigrées.

Et, comme nous l’avons vu avec leur recours instantané aux étiquettes « extrême droite », ils continueront à dénoncer les gens ordinaires comme des bigots haineux pour avoir exprimé leurs préoccupations. Le contrat social a été rompu. L’establishment a déclaré la guerre aux autochtones. Les autochtones vont répliquer. À moins que les Irlandais ne fassent preuve de fermeté, dans quelques années, l’irlandisme sera réduit à un thème esthétique dans la boutique de souvenirs de l’aéroport.

John Simpson de la BBC, qui a défendu son employeur pour ne pas avoir qualifié le Hamas de terroriste, est un exemple typique des ricanements de l’establishment. Je ne veux pas être trop sombre, écrit-il, mais nous pouvons certainement nous attendre à d’autres scènes dégoûtantes comme celle de Dublin la nuit dernière, car de plus en plus de gens fuient vers les pays riches en raison de la guerre et du réchauffement climatique, et les habitants locaux deviennent hostiles ».

Quant à l’épithète « extrême droite« , il faut noter que « l’extrême droite » veut une immigration contrôlée. L’extrême droite ne veut pas voir de conflits interethniques dans nos rues. L' »extrême droite » veut que les enfants soient protégés contre les nuisibles. L' »extrême droite » veut des rues sûres. Paradoxalement, l' »extrême droite » veut une répression des mosquées prêchant l’idéologie djihadiste. L’extrême droite veut des communautés homogènes, soudées et stables. L' »extrême droite » veut que sa propre culture soit respectée.


Finalement, demain, nous serons tous d’extrême droite.

Crédit photo : DR
[cc] Breizh-info.com, 2023, dépêches libres de copie et de diffusion sous réserve de mention et de lien vers la source d’origine

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5 réponses à “Retour sur les émeutes de Dublin, leurs causes et leurs conséquences : « Demain nous serons tous d’extrême droite »”

  1. kaélig dit :

    Finalement, je découvre que je dois être d' »extrème droite » !

  2. Jean joseph dit :

    Espérons que le peuple irlandais soit moins passif qu’en France où la population est bien muselée.

  3. patphil dit :

    je ne comprends rien, plus il y a d’immigrés(des chances pour…) plus il y a d’insécurité, plus on nage dans la pauvreté

  4. Jean-Paul SAINT-MARC dit :

    Il n’y a plus que deux camps, l’Extrêêmme drououaate et l’Extrême connerie… Pour l’instant, c’est la seconde qui détient le pouvoir sous toutes ses expressions, politique, médiatique, financière, judiciaire et j’en passe !

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