Le think tank gauchiste et pro-immigration Terra Nova, fondé en 2008 et historiquement proche du Parti socialiste — on lui doit notamment la fameuse note de 2011 préconisant l’abandon de l’électorat populaire au profit d’une « nouvelle coalition » centrée sur les minorités, les diplômés et les jeunes urbains —, publie ce lundi 18 mai 2026 un rapport consacré à l’irruption de l’intelligence artificielle dans le processus électoral français. Signé par Jean-Daniel Lévy, directeur du département Politique & Opinion et directeur délégué de Toluna France, le document s’appuie sur une enquête menée par Toluna Harris Interactive pour RTL et M6 à l’occasion des élections municipales de mars 2026.
Un usage déjà installé dans le corps électoral
Premier chiffre marquant : 16 % des électeurs déclarent avoir utilisé une intelligence artificielle pour les aider à faire leur choix de vote lors du dernier scrutin municipal. L’IA reste certes la dernière source d’information citée par les électeurs, loin derrière les tracts (59 %), les professions de foi (57 %), le bouche-à-oreille (47 %) ou les réseaux sociaux (32 %), mais elle a déjà quitté le stade de l’expérimentation marginale.
Parmi les Français y ayant eu recours, l’étude distingue trois types d’usages : 7 % indiquent que l’IA a conforté leur choix initial, 5 % qu’elle leur a fait changer d’avis, et 4 % qu’elle les a aidés à trancher alors qu’ils hésitaient encore. La proportion d’électeurs effectivement influencés dans leur vote final atteint donc, selon les déclarations recueillies, près d’un tiers des utilisateurs.
Une fracture générationnelle nette
Le recours à l’intelligence artificielle dans le cadre du vote suit une ligne d’âge très marquée. Chez les 18-24 ans, 35 % des électeurs déclarent y avoir eu recours, soit plus d’un jeune sur trois. La proportion atteint 30 % chez les 25-34 ans, 20 % chez les 35-49 ans, puis décroît à 13 % chez les 50-64 ans et à 4 % chez les 65-74 ans. Chez les plus de 75 ans, le taux tombe à 1 %.
Les hommes ont davantage recours à l’IA que les femmes. Le rapport souligne par ailleurs un élément qui peut surprendre : la pratique ne se limite pas aux catégories diplômées et aisées. Les catégories populaires et les électeurs aux revenus modestes utilisent l’IA dans une proportion supérieure à la moyenne nationale. Le phénomène apparaît également plus urbain que rural : dans les grandes agglomérations, où la relation directe avec l’élu local s’est distendue et où les offres politiques se multiplient, l’intelligence artificielle joue un rôle accru de médiation informationnelle.
Une hiérarchie des préoccupations différente selon l’usage
L’étude met en évidence un décalage thématique entre utilisateurs et non-utilisateurs de l’IA. Les premiers déclarent accorder davantage d’importance aux enjeux nationaux ou transversaux : logement (22 % contre 17 % chez les non-utilisateurs), immigration (18 % contre 14 %), numérique (11 % contre 2 %). Les seconds restent plus attachés aux problématiques de terrain : sécurité, services publics, aménagements urbains.
Autrement dit, le recours à l’IA semble corrélé à une lecture du scrutin municipal qui dépasse le cadre strictement local pour s’ancrer dans les grands débats nationaux. Le rapport ne tranche pas la question du sens de la causalité — l’IA oriente-t-elle vers ces sujets ou attire-t-elle d’abord les électeurs déjà sensibles à ces thématiques ? — mais le constat est posé.
Une projection vers les échéances nationales
Jean-Daniel Lévy estime, dans son analyse, que l’intelligence artificielle ne se résume plus à un outil de recherche d’information mais commence à devenir un acteur discret mais réel de la décision électorale. Selon l’auteur, les municipales de 2026 pourraient préfigurer des transformations plus profondes encore à l’occasion des prochaines échéances nationales, notamment l’élection présidentielle et les législatives prévues en 2027.
Le rapport ne traite pas, en revanche, la question des biais éventuels des modèles d’intelligence artificielle utilisés, ni celle de la composition idéologique des corpus d’entraînement, ni celle du contrôle exercé par les éditeurs sur les contenus politiques restitués aux utilisateurs. Ces angles sont laissés ouverts, alors même qu’ils conditionnent largement l’évaluation du phénomène décrit.
À l’approche des prochaines échéances électorales nationales, le rapport Terra Nova a au moins le mérite d’établir un premier constat chiffré : l’intelligence artificielle s’est installée dans le processus de décision électorale d’une partie significative du corps électoral français, et particulièrement dans sa fraction la plus jeune.
[cc] Article rédigé par la rédaction de breizh-info.com et relu et corrigé (orthographe, syntaxe) par une intelligence artificielle.
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6 réponses à “Municipales 2026 : 16 % des électeurs ont consulté une IA avant de voter, selon une étude Terra Nova”
Les fenêtres des ministères sont très larges pour jeter l’argent par les fenêtres. Et cet argent c’est celui des payeurs en faveur des tendeurs de main et des professionnels gauchistes vivant grassement des ces mannes diverses qui finissent dans le même entonnoir. Voulez- vous que ça continue ? Je réponds oui pour les abrutis patentés générés par des mélanges chromosomiques malheureux.
Un système qui autogénère sa propre destruction n’est d’ailleurs pas une solution pour les 30 % qui quémande du changement. Il faut qu’ils comprennent que l’urne n’est pas une solution mais une boîte à papier rempli de merde au stylo. La démocrassie était un rêve de quelques bourgeois et/ou maçons en 1789. Ce système s’est tellement vicié que même la tarés son aptes avec beaucoup d’aides que vous payez, déposent leurs étrons dans la fente de cette boîte infâme!
Cohn Bendit a dit , en son temps « élections, piège à cons », avec l’IA cela va devenir une réalité et , sans s’en rendre compte les gens vont voter comme on le demandera le pouvoir. La réflexion et le jugement sont en train de disparaitre au profit du « prêt à penser «
Non, ce n’est pas « près d’un tiers des utilisateurs » qui ont été influencés par l’IA dans leur vote final mais 16 %, comme l’indique d’ailleurs votre ventilation. Jean-Daniel Lévy écrit exactement : « 16% des Français indiquent avoir utilisé un outil d’intelligence artificielle pour les aider à faire leur choix lors des élections municipales ».
Ce qui évidemment ne dit rien de l’influence éventuelle exercée par l’IA ! Elle peut être différente selon les recherches effectuées, mais il est probable qu’elle est plutôt conformiste puisque ses modèles se nourrissent des textes existants.
Depuis 40 ans l’Education National fabrique des crétins…seules des institutions privées sauvent les meubles et dans certaines familles le culte du Savoir et des ancêtres existent encore.
Et bien devenez prof dans ce cas puisque ça a l’air si facile…
À BI : Vous citez Terra Nova, cela est noble car vous vous autorisez de faire un pas de côté. Cela vous honore. Quoique, vous qualifiez cette organisation de « gauchiste » (jugement), et non pas juste « de gauche » (plus objectif). Ah mince, déception, car vous tronquez dès la première phrase la volonté d’opinion de vos lecteurs… Attention Breizh-info, ce genre de tournures lexicales me lasse. Je ne suis pas assez sotte pour me dire quoi penser dès la première phrase. J’ai l’impression d’être dans 1984, et cela me dérange un poil. Cdt.