Nigel Farage : « La Grande-Bretagne est en train de s’effondrer, je veux faire pour Londres ce que Giuliani a fait pour New York »

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Le leader du parti Reform UK, Nigel Farage, a lancé un avertissement clair et brutal : le Royaume-Uni serait au bord de l’implosion sociale. Face à ce qu’il décrit comme une montée incontrôlée de l’insécurité, l’ancien champion du Brexit promet une révolution sécuritaire, inspirée du modèle new-yorkais de Rudy Giuliani.

« Nous vivons dans une Grande-Bretagne de plus en plus sans foi ni loi », a lancé Farage lors d’une conférence de presse explosive cette semaine à Londres. Selon lui, une large partie de la population britannique estime que les rues sont devenues dangereuses, les institutions dépassées, et que l’État a perdu toute légitimité face à la montée de la criminalité.

Un pays à la dérive

Farage n’a pas mâché ses mots : « Dans de nombreuses régions du pays, nous assistons à un effondrement pur et simple de la société. Les gens ont peur d’aller faire leurs courses ou de laisser leurs enfants jouer dehors. C’est une déchéance accélérée. » Il fustige l’inaction des élites politiques, qui osent encore prétendre que la situation s’améliore alors que la réalité saute aux yeux de tous.

Le ressentiment grandit, notamment à l’encontre d’une police accusée d’appliquer une justice à deux vitesses. « L’idée que nous vivons sous un système à deux vitesses – deux polices, deux justices – s’est profondément enracinée dans l’esprit des citoyens », affirme-t-il, visant directement Keir Starmer, chef du parti travailliste.

Drogues, vols, impunité : des promesses musclées

Constatant la banalisation du vol à l’étalage, la prolifération de la consommation de drogues dans l’espace public, et la flambée du vol de téléphones portables (un Londonien sur trois serait concerné), Farage promet une politique de tolérance zéro. Son ambition ? Diviser la criminalité par deux en un seul mandat.

Pour cela, il veut rétablir les fouilles au corps ciblées dans les zones sensibles, pratique abandonnée ces dernières années au nom de la lutte contre le « racisme systémique ». Farage assume vouloir atteindre un « point de saturation » dans l’usage de cette méthode, jusqu’à « chasser les couteaux des rues ».

Le modèle Giuliani en ligne de mire

Farage ne cache pas son inspiration : « Nous reprenons sans honte le modèle Giuliani. Ce qu’il a accompli à New York dans les années 1990 était miraculeux. » À l’époque, l’ancien maire républicain avait appliqué la théorie des « vitres brisées », sanctionnant systématiquement la moindre infraction pour restaurer l’ordre dans une ville alors gangrénée par la criminalité.

Farage y voit un parallèle évident avec Londres sous la mairie de Sadiq Khan : « Londres a besoin d’un Giuliani, pas d’un Khan. »

Et pour faire appliquer cette vision, Farage prévoit des mesures chocs : des prisons temporaires installées sur des bases militaires, construites par l’armée, pour éviter que les délinquants interpellés ne soient immédiatement relâchés. « Un voleur à l’étalage sera immédiatement conduit dans un centre pénitentiaire militaire », promet-il.

Il va même plus loin en envisageant de louer des places de prison dans des pays où les coûts sont moindres, comme l’Estonie ou El Salvador. Enfin, avec une politique du « trois coups et vous êtes dehors », il propose des peines de prison à vie pour les récidivistes.

Pour Farage, il ne s’agit pas seulement de sécurité mais d’un véritable choix de civilisation. Il accuse les élites globalistes, les juges européens et les ONG de gauche de saboter l’ordre public au nom de dogmes idéologiques. Son programme prône donc également une sortie de la Cour européenne des droits de l’homme, condition nécessaire selon lui pour restaurer une véritable souveraineté judiciaire.

Crédit photo : DR
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10 réponses à “Nigel Farage : « La Grande-Bretagne est en train de s’effondrer, je veux faire pour Londres ce que Giuliani a fait pour New York »”

  1. Catherine Blein dit :

    Garage a raison depuis le début.
    Good luck.

  2. Catherine Blein dit :

    Farage!!

  3. gautier dit :

    si les anglais ne veulent pas de toi, viens en France on à besoin de Couilles !

  4. François Arondel dit :

    Le Royaume-Uni est victime des politiques néolibérales menées depuis Thatcher par les conservateurs et par les travaillistes. Farage est un libertarien, c’est à dire un néolibéral fanatique, qui plantera les derniers clous dans le cercueil de ce malheureux pays dans lequel sont nées les idéologies libérale et individualiste, lesquelles sont à l’origine de l’effondrement du monde occidental

  5. M. The dit :

    C’est tout pareil en France, non ?

  6. Michel dit :

    Farage dit exactement ce que pensent 80% des Français qui en ont plein le C** du laxisme judiciaire, des associations et des ONG gauchistes.
    Vive Farage ! Il faut des types comme lui avec des burnes en France !

  7. kaélig dit :

    Avec notre président immature, pusillanime, égocentrique, on est loin du compte.

  8. Soazig dit :

    N.Farage a raison pour l’Angleterre mais ce qu’il dit peut s’appliquer en France et dans toute l’Europe de l’Ouest et maintenant, la Pologne ne veut pas sombrer comme nous ainsi que la Hongrie défendue bec et ongles par V.Orban….nous, nous sommes seuls et sans gouvernail…..bientôt ….le choc ….inévitable.

  9. sympathisant44 dit :

    S’il s’occupait de la situation en Grande-Bretagne, Macron proposerait ceci:
    Faire venir les deux parties à une table de négociations pour qu’ils signent un accord:
    (Les deux parties concernées sont les citoyens honnêtes et travailleurs d’une part, les assassins, voleurs et violeurs d’autre part).

    Ce qui compte le plus, c’est d’obtenir la paix sociale. N’écoutons pas Trump qui proposerait de zigouiller les assassins et d’envoyer les survivants sur une île entourée d’alligators.

    Les deux parties pourraient s’accorder ainsi: les assassins auraient le droit de continuer à donner des coups de couteau, mais seulement dans des tranches horaires données.
    Les magasins de vêtements auraient interdiction de vendre des jupes trop courtes.
    Il y a sûrement d’autres mesures possibles.

  10. Kira dit :

    En France, il y a l’excellent Éric Zemmour, mais onze millions d’électeurs de droite croient naïvement que la centriste MLP sera capable de redresser la France.

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