Dans une longue tribune publiée sur son Substack le 14 juin 2026, Nigel Farage, chef de Reform UK, développe une thèse centrale : le Royaume-Uni serait devenu un État à deux vitesses, systématiquement défavorable aux Britanniques blancs, sous l’effet conjugué de l’idéologie DEI (Diversité, Équité, Inclusion) et d’une législation — l’Equality Act de 2010 — détournée de son objectif affiché.
Le point de départ : deux affaires emblématiques
Farage part de deux faits récents. D’abord la mort de Henry Nowak, étudiant de 18 ans poignardé à mort par Vickrum Digwa, un criminel récidiviste. Arrivée sur place, la police aurait choisi de croire les déclarations mensongères de l’agresseur — qui prétendait avoir été attaqué par Nowak — et passé les menottes à la victime agonisante. Digwa, lui, n’en porta pas. Nowak mourut sans soins. Farage y voit la conséquence directe d’une formation policière orientée vers la protection des minorités ethniques au détriment d’une application égale de la loi.
Ensuite les émeutes de Belfast, déclenchées après l’agression au couteau d’un homme blanc par un ressortissant soudanais. Farage reproche au gouvernement Starmer d’avoir condamné les émeutiers sans jamais questionner les conditions ayant rendu possible l’attaque initiale.
L’Equality Act, pierre angulaire d’un système discriminatoire selon Farage
La cible principale de la tribune est l’Equality Act introduit en 2010 sous le gouvernement Blair-Brown, qu’il qualifie de cheval de Troie idéologique. Si la loi interdit formellement les discriminations positives explicites, elle autorise des mécanismes contournant cette interdiction : programmes de recrutement réservés à certaines minorités, critères de départage favorisant les candidats issus de groupes « sous-représentés », objectifs chiffrés de diversité imposés aux administrations publiques.
Farage cite des exemples concrets : des stages à la Cour des comptes britannique fermés aux hommes blancs de classe moyenne, des programmes d’accès exclusifs aux candidats noirs à la Banque d’Angleterre, des schémas similaires au sein des services de renseignement et au ministère de la Justice. Des forces de police — Cheshire, Thames Valley — et la Royal Air Force ont par ailleurs été épinglées pour discrimination illégale explicite contre des candidats blancs.
Emploi, logement, santé, éducation, armée : un système global
La tribune passe en revue les principaux secteurs de la vie publique. Dans le logement social, Farage note qu’à Westminster, près de la moitié des locataires du parc social seraient nés hors du Royaume-Uni et d’Irlande, et qu’un locataire sur sept détient un passeport étranger sans papiers britanniques. Les règles de priorité territoriale auraient été progressivement démantelées au nom de la non-discrimination indirecte.
Dans la santé, il cite le programme NHS Core20PLUS5, qui cible spécifiquement les communautés ethniques minoritaires et les migrants pour des améliorations de soins, alors que le taux de mortalité standardisé des Britanniques blancs serait le plus élevé de tous les groupes ethniques — sans que cela ne génère de programme spécifique. Il évoque également des pressions exercées sur les psychiatres pour réduire les hospitalisations sous contrainte de patients noirs, indépendamment de l’évaluation clinique.
Dans l’éducation, il pointe le paradoxe : les garçons blancs issus de milieux défavorisés affichent les résultats scolaires les plus bas de tous les grands groupes ethniques, tout en étant les moins ciblés par les dispositifs de soutien à l’université. À Oxford, des étudiants noirs n’ayant pas atteint les notes requises recevraient des offres d’admission à un taux presque quatre fois supérieur à leurs homologues blancs dans la même situation.
Dans l’armée, des conseillers DEI seraient présents dans chaque unité, des objectifs de diversité auraient conduit à écarter des candidats blancs qualifiés, et des documents internes de la RAF auraient appelé à ne plus recruter de « mâles blancs inutiles ».
La réponse politique de Reform UK
Farage conclut sur un programme : abrogation de l’Equality Act, retour à la législation antidiscriminatoire antérieure, interdiction des pratiques DEI dans les administrations publiques et les forces armées, critères d’admission universitaire purement méritocratiques, rétablissement d’une police « aveugle à la couleur » dans l’application de la loi. Reform UK a annoncé une loi sur l’égalité de traitement dans la police parmi ses premières mesures en cas d’accès au gouvernement.
La tribune, dense et documentée par une soixantaine de sources — dont de nombreux articles du Telegraph, des données gouvernementales et des arrêts judiciaires — constitue le premier volet annoncé d’une série sur ce que Farage appelle le « racisme anti-Blancs institutionnalisé » au cœur de l’État britannique.
[cc] Article rédigé par la rédaction de breizh-info.com et relu et corrigé (orthographe, syntaxe) par une intelligence artificielle.
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Une réponse à “Nigel Farage : « L’État britannique pratique une discrimination anti-Blancs institutionnalisée »”
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