Mélenchon à Saint-Denis. « Tout blancs, tout moches que vous êtes » : si un élu de droite avait tenu des propos similaires…

Publicité

À Saint-Denis, galvanisé par la victoire de son poulain Bally Bagayoko, Jean‑Luc Mélenchon s’est lâché devant un public hilare : « tout blancs, tout moches que vous êtes ». Une saillie explicitement raciale, qui suscite quelques indignations mais aucun séisme médiatique. Imagine‑t‑on une seconde le traitement réservé à un responsable de droite qui aurait inversé les couleurs de peau dans la même phrase ?

La « Nouvelle France » de Mélenchon, version anti-blancs décomplexée

Mercredi 18 mars, Jean‑Luc Mélenchon était à Saint‑Denis pour célébrer l’élection dès le premier tour de Bally Bagayoko (LFI‑PCF) à la mairie, avec 50,8% des voix. Dans cette ville de Seine‑Saint‑Denis devenue laboratoire de sa « Nouvelle France », le chef des Insoumis a repris son désormais classique storytelling : une France appelée à se transformer démographiquement et culturellement, Saint‑Denis étant pour lui la vitrine de ce basculement.

Il en a profité pour revenir sur une autre polémique qu’il a lui‑même déclenchée : sa thèse selon laquelle les cathédrales françaises – Notre‑Dame, Saint‑Denis – auraient été construites grâce au « savoir musulman » importé des croisades, une affirmation démontée point par point par des historiens ces derniers jours. Raillant les « réacs » qui lui opposent les Goths, « juste capables de briser les arcs », il déroule son sketch habituel : l’Occident doit tout à l’Orient, les Européens auraient été incapables d’inventer la voûte sans Saladin, etc.

Publicité

C’est dans ce contexte qu’il lâche sa phrase choc :
« Il a bien fallu un jour qu’un ou une se mette debout sur ses pattes, à l’autre bout du continent africain, pour qu’à la fin, ici, vous soyez en train de faire les malins, tout blancs, tout moches que vous êtes. »

La salle rit, applaudit. Sur les réseaux, la séquence tourne en boucle.

Si on inverse les couleurs, c’est toujours « drôle » ?

La phrase est explicite : elle cible une couleur de peau, « blancs », associée à un qualificatif méprisant, « moches ». On n’est plus dans la critique sociale ou politique, mais dans l’attaque raciale assumée. Pour un certain antiracisme à géométrie variable, ce serait de « l’humour », une façon de « retourner le stigmate ». Pour n’importe qui d’honnête, c’est du racisme pur et simple.

Il suffit d’inverser les mots pour mesurer l’énormité de la scène : imagine‑t‑on un maire LR ou RN, devant un public majoritairement blanc, lancer à la salle : « tout noirs, tout moches que vous êtes » ou « tout arabes, tout moches que vous êtes » ? La classe politique hurlerait, la justice serait saisie, les plateaux télé organiseraient des débats spéciaux, les pétitions d’artistes fleuriraient.

Là, le patron de LFI peut se permettre de viser « les Blancs », dans une ville qui est devenue un symbole des fractures identitaires françaises, sans que la plupart des grands médias n’emploient le mot « racisme » autrement qu’au conditionnel. Quelques réactions indignées, une brève séquence d’indignation sur X, puis on passe à autre chose.

Un pass médiatique et politique à sens unique

Certains, heureusement, dénoncent la dérive. Le député RN Jean‑Philippe Tanguy rappelle que Mélenchon traîne déjà un lourd passif : attaques contre la police, ambiguïtés permanentes sur l’antisémitisme, dérive complotiste sur les attentats, et maintenant racisme anti‑blanc assumé. Le journaliste Garen Shnorhokian parle de « haine des Blancs » et de « racisme anti‑blanc ovationné ».

Mais l’affaire reste confinée à quelques médias et comptes militants, pendant que le gros de la presse continue de traiter le personnage comme un simple « tribun » un peu excessif, un « vieux lion » de la gauche radicale au langage fleuri. Le même système médiatico‑judiciaire qui traque la moindre blague de comptoir à droite pour la transformer en scandale national s’accommode très bien d’un leader d’extrême gauche qui traite des Français de « tout blancs, tout moches ».

On notera au passage que Mélenchon enrobe sa sortie dans un discours pseudo‑universaliste sur « l’humanité comme un tout » et « l’échange permanent ». Le procédé est bien rodé : on insulte une catégorie de population, puis on se réfugie aussitôt derrière de grands principes abstraits pour se donner une apparence humaniste.

Une stratégie idéologique assumée

Ce n’est pas un dérapage isolé. Depuis des années, Mélenchon instrumentalise l’histoire, la démographie et les blessures coloniales pour nourrir une vision conflictuelle de la France. Sa « Nouvelle France » n’est pas un simple slogan ; c’est un projet : substituer à la continuité historique du pays une lecture où la population majoritaire d’origine européenne devient, au mieux, un vestige encombrant, au pire, un adversaire à humilier.

Ses sorties sur les cathédrales « grâce aux musulmans », sur Saladin « maître d’œuvre » de notre patrimoine gothique, relèvent de la même logique. Peu importe que les historiens démontent ses affirmations : l’objectif est de délégitimer la civilisation européenne en expliquant aux Français que tout ce qu’ils croient être le fruit de leur génie est en réalité dû aux autres.

Qu’un candidat de ce profil se félicite, à Saint‑Denis, de l’élection de Bally Bagayoko en expliquant que la « Nouvelle France s’est affirmée », et en ponctuant le tout par un « tout blancs, tout moches que vous êtes », en dit long sur le projet : il ne s’agit pas de rassembler, mais d’alimenter un ressentiment ethno‑politique sous couvert d’« antiracisme ».

Dans n’importe quel pays sérieux, une telle phrase prononcée par un leader d’opposition déclencherait un débat de fond sur le racisme, l’égalité de traitement et les dérives d’une certaine gauche identitaire. En France, on se contente d’un haussement d’épaules. Jusqu’au jour où la « Nouvelle France » de Mélenchon ne sera plus un concept de meeting, mais une réalité politique, sociale… et conflictuelle.

Voter pour LFI, ou pour ceux qui s’allient avec LFI dimanche, c’est voter pour la haine du blanc. Il faut bien l’avoir en tête.

YV

Crédit photo : DR

[cc] Article rédigé par la rédaction de breizh-info.com et relu et corrigé (orthographe, syntaxe) par une intelligence artificielle.
Breizh-info.com, 2026, dépêches libres de copie et de diffusion sous réserve de mention obligatoire et de lien do follow vers la source d’origine.

Publicité
Cet article vous a plu, intrigué, ou révolté ?

PARTAGEZ L'ARTICLE POUR SOUTENIR BREIZH INFO

10 réponses à “Mélenchon à Saint-Denis. « Tout blancs, tout moches que vous êtes » : si un élu de droite avait tenu des propos similaires…”

  1. André dit :

    Il serait utile de faire un sondage pour déterminer le pourcentage de citoyens au courant de ce « dérapage ». En fait des propos racoleurs prémédités. Et, accessoirement (ou principalement), le portrait de ceux qui savent (blancs, pas blancs, ouvriers, cadres, jeunes, vieux etc…). Car, comme le dit l’adage : si on ne ne sait pas, pas de regret.

  2. sympathisant44 dit :

    Souhaitons que ses excès détournent de lui un certain pourcentage des électeurs proches de LFI.

  3. Jem Demande dit :

    Toute la salle est composé de blancs. Mélenchon fait du stand up. Pas plus drôle que tous les intermittents du spectacle payés avec nos impôts. A droite, les mêmes qui acquiescent quand Trump les insulte.

  4. JCML dit :

    Il ne s’est pas regardé ce » tout blanc, tout moche » et en plus « tout c.n »…

  5. guillemot dit :

    L’électorat blanc et « souchien » en prend plein la gueule par son leader maximo et il en redemande. On vit réellement une drole d’ époque

  6. Marche à Terre dit :

    L’Agrif porte plainte 👍

    https://www.lagrif.fr/racisme-anti-blancs-lagrif-poursuit-melenchon/

  7. Rochereau dit :

    « Vous ne possèderez plus rien et vous serez heureux » (Klaus Schwab)-« Tout blancs, tout moches que vous êtes »(Mélanchon). Pourquoi ces messieurs s’adressent-ils toujours aux autres en omettant, à dessein, de se compter parmi eux? Pourquoi ne pas dire « NOUS n’aurons plus rien et NOUS serons heureux » et « tout blancs, tout moches que NOUS sommes »?

  8. Coup Franc dit :

    Mr Méronchon oublie que la beauté et l’élégance sont désormais qualifiées d’extrême droite….les jeunes blondes de Némésis, Sarah Knafo, Saldmann et d’autres ont un peu plus d’allure que certaines insoumises qui hantent les plateaux conciliants de France Télévision ou de France Inter…..leur reconversion dans le cinéma si elles ne sont pas élues paraît peu probable….

  9. M. The dit :

    Lorsqu’un type qui n’a jamais travaillé, vit au crochet du contribuable (plus de 36.000 euros par mois, plus les biens immobiliers) se permet d’insulter les Francais de souche (dont beaucoup ne bronche pas), on se demande : Que fait la justice ?

  10. JLT dit :

    si un jour LFI arrive au pouvoir les troupes de choc de Melanchon s’apercevront sûil est blanc et moche

ARTICLES EN LIEN OU SIMILAIRES

Politique

À Paimpont, Mélenchon (LFI) dévoile son vrai visage : jacobin, centralisateur, hostile à la liberté de la Bretagne et des Bretons

Découvrir l'article

Politique

Présidentielle 2027 : une radiographie de l’électorat de gauche révèle quatre familles divisées sur la stratégie, unies sur les objectifs

Découvrir l'article

International

Allemagne : un élu SPD inculpé après une agression filmée contre un rival de l’AfD

Découvrir l'article

Politique

Fête de la musique à Paris : deux journalistes de Frontières agressés et pourchassés en marge d’un rassemblement LFI

Découvrir l'article

Immigration, Politique, Tribune libre

Cette élection présidentielle où le « racisme » et « la Nouvelle France » seront les thèmes principaux [L’Agora]

Découvrir l'article

Football, Sport

Émeutes du sacre du PSG et désinformation : Hugues B le « supporter » condamné mais invité par BFM était en réalité un militant d’extrême gauche proche de LFI

Découvrir l'article

Politique

Présidentielle 2027 : un sondage Ipsos place Bardella en tête dans toutes les hypothèses, autour de 33 à 36 %

Découvrir l'article

Politique

Banquet du RN à Bourbriac (22) : une polémique fabriquée par une poignée de militants une nouvelle fois relayés avec complicité par la presse locale

Découvrir l'article

NANTES

Nantes : un troisième mort par balle en un mois, le cartel a gagné la bataille de l’impunité et de l’aveuglement politique et idéologique

Découvrir l'article

Economie, Social

Assurance chômage : les députés réduisent l’indemnisation des ruptures conventionnelles, les seniors en première ligne

Découvrir l'article

Nous utilisons des cookies pour vous garantir la meilleure expérience sur Breizh Info. Si vous continuez à utiliser le site, nous supposerons que vous êtes d'accord.