Présidentielle 2027 : un sondage Ipsos place Bardella en tête dans toutes les hypothèses, autour de 33 à 36 %

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À moins d’un an de l’échéance, le Rassemblement national domine largement les intentions de vote pour le premier tour de la présidentielle de 2027. C’est ce que révèle un sondage Ipsos-BVA réalisé pour Le Parisien en partenariat avec le CESI, dont les résultats ont été publiés en juin 2026. L’enquête, menée les 27 et 28 mai 2026 auprès de 1 500 personnes inscrites sur les listes électorales, teste huit configurations de candidatures différentes. Dans chacune d’elles, le candidat du camp national arrive nettement en tête.

Bardella entre 33,5 % et 36 %, Le Pen autour de 31-32 %

Lorsque Jordan Bardella est testé comme candidat du Rassemblement national, il obtient entre 33,5 % et 36 % des intentions de vote selon les configurations. Son score le plus élevé, 36 %, est atteint dans l’hypothèse où la gauche partirait derrière François Hollande et le bloc central derrière Gabriel Attal seul.

Dans les hypothèses où Marine Le Pen serait la candidate, elle recueille 31 % à 32 %, soit légèrement en deçà des scores de Jordan Bardella. La question de la candidature au RN — Le Pen ou Bardella — reste suspendue à la situation judiciaire de la première, mais le sondage montre que, dans les deux cas, le RN conserve une avance considérable sur tous ses concurrents.

Une gauche et un centre fragmentés, loin derrière

Derrière le RN, aucun candidat ne dépasse la barre des 20 %. Le mieux placé est Édouard Philippe, qui culmine à 19 % dans la configuration la plus favorable (face à Hollande et Bardella, sans Attal), mais retombe à 13 % lorsqu’il est en concurrence avec Gabriel Attal. Ce dernier oscille de son côté entre 8,5 % et 17,5 % selon qu’il affronte ou non Philippe : leur rivalité au sein du bloc central illustre une concurrence directe qui divise les voix macronistes.

À gauche, Jean-Luc Mélenchon apparaît comme une valeur stable, autour de 13 % à 13,5 % dans toutes les hypothèses. Le candidat socialiste — Raphaël Glucksmann ou François Hollande selon les scénarios — plafonne en revanche nettement plus bas : Glucksmann entre 11 % et 14 %, Hollande entre 7 % et 8 %. Les autres candidats de gauche restent marginaux : Marine Tondelier (EELV) entre 4 % et 5 %, Fabien Roussel (PCF) entre 3 % et 4 %, Nathalie Arthaud à 1 %.

À droite, Bruno Retailleau pour Les Républicains se situe entre 7,5 % et 10 %, tandis qu’Éric Zemmour reste cantonné entre 4 % et 4,5 %, et Nicolas Dupont-Aignan à 1,5 %.

Ce que dit, et ne dit pas, ce sondage

Plusieurs précautions de lecture s’imposent, et le document Ipsos les indique lui-même. L’enquête a été réalisée en ligne via un panel, avec une représentativité assurée par la méthode des quotas. La marge d’erreur, pour la base d’environ 1 080 personnes certaines d’aller voter, est de l’ordre de 2,8 points pour le candidat du RN : autrement dit, le score réel de Jordan Bardella pourrait se situer dans une fourchette de plusieurs points autour de la valeur affichée. Par ailleurs, 7 % à 11 % des personnes certaines d’aller voter n’expriment aucune intention de vote selon les hypothèses, ce qui laisse une part d’indécision non négligeable.

Il faut aussi rappeler qu’un sondage d’intentions de vote réalisé près d’un an avant le scrutin ne constitue pas une prévision, mais une photographie de l’état de l’opinion à un instant donné, dans un contexte politique encore largement ouvert — candidatures non déclarées, situations judiciaires en suspens, recompositions possibles à droite comme à gauche.

Reste un enseignement difficilement contestable au vu de ces chiffres : quelle que soit la configuration testée, le Rassemblement national arrive en tête du premier tour avec une avance de près de vingt points sur son premier poursuivant. Une dynamique qui, si elle se confirmait, placerait le camp national en position de force à l’orée de la campagne.

Crédit photo : capture site bonrepos.bzh (photo d’illustration)
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6 réponses à “Présidentielle 2027 : un sondage Ipsos place Bardella en tête dans toutes les hypothèses, autour de 33 à 36 %”

  1. Isabelle T dit :

    Si voter servait à quelque chose ils auraient interdit le droit de vote dixit Coluche. Ils n’hésiteront pas à tricher ( vote électronique, machine à voter, vote par procuration dématérialisé etc), ou à diaboliser l’adversaire pour se maintenir au pouvoir malgré leur maigre score électoral.

  2. JACQUES dit :

    Il faudrait une triche considérable pour que les résultats place un candidat du « camp du bien » devant le RN.
    Mais ils osent tout, c’est à ça qu’on les reconnaît.

  3. Top 14 dit :

    Les médias officiels se plaisent à répéter sans cesse que le ou la candidate RN arrivera en tête pourquoi ? Pour faire peur au bon peuple de moutons, affolés par une éventuelle victoire du RN, qui vont voter pour le nouveau Macron ou tous ceux qui ont mis la France dans la ruine ! Les programmes des candidats sont vides ou démagogiques, leur seules propositions pour relever le pays c’est de combattre le RN, le fascisme, le racisme etc….Et si on avait le courage d’essayer autre chose que des équipes de gauche qui perdent tous les matchs depuis 40 ans ?

  4. moreau dit :

    Les Français ignorent donc le récent vote du RN pour un ETAT D ALERTE DE SECURITE NATIONALE !

  5. Rycart dit :

    Et Asselineau ? Un candidat intelligent, cultivé, ayant une bonne vision du monde, de la géopolitique. Un homme cherchant à défendre la France et qui privilégie la paix à la provocation par les armes…

  6. Yvette dit :

    @top 14 : depuis 40 ans (comme vous dîtes), la droite était plus au pouvoir que la gauche (les dernières années de Mitterrand + 5 ans de Hollande, qui lorgnait un peu à droite, mais ceci est un autre débat)… Sinon, voter pour un candidat qui est payé pour siéger au Parlement Européen et qui n’y va qu’à 1/4 des séances, qui n’a fait aucune étude économique, bref 30 ans et seulement le bac, non merci. Je ne demande pas quelqu’un qui a fait l’ENA ou Saint-Cyr, mais au moins une licence ou master quand même… Soyons crédibles tout de même.

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