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Une étude scientifique menée sur quinze ans en Suède relance le débat sur le lien entre alimentation et santé cérébrale. Ses conclusions, publiées récemment, suggèrent qu’une consommation plus élevée de viande pourrait ralentir le déclin cognitif chez certaines personnes génétiquement prédisposées à la maladie d’Alzheimer.
Un lien entre génétique et alimentation
Les chercheurs se sont intéressés à un facteur bien connu dans la recherche sur Alzheimer : le gène APOE4. Il s’agit du principal facteur génétique de risque identifié à ce jour. Être porteur de ce gène n’implique pas automatiquement de développer la maladie, mais augmente significativement les probabilités.
Dans cette étude portant sur plus de 2 000 personnes âgées de plus de 60 ans, suivies sur une période de quinze ans, les résultats montrent une différence notable selon les habitudes alimentaires.
Chez les porteurs du gène APOE4, ceux qui consommaient le plus de viande présentaient un déclin cognitif plus lent et un risque de démence réduit par rapport à ceux qui en consommaient peu.
Les participants ont été répartis en plusieurs groupes selon leur consommation de viande. Les plus gros consommateurs atteignaient environ 870 grammes par semaine, tandis que les plus faibles en consommaient moins de la moitié.
Fait marquant : chez les personnes porteuses du gène APOE4, le risque de démence, initialement plus élevé, diminuait fortement chez celles ayant une alimentation plus riche en viande, jusqu’à ne plus présenter de différence significative avec les non-porteurs.
Ces résultats remettent en cause une approche uniforme des recommandations nutritionnelles. Ils suggèrent que l’alimentation idéale pourrait dépendre, au moins en partie, du profil génétique de chacun.
Attention aux viandes transformées
L’étude apporte toutefois une nuance importante. Tous les types de viande ne se valent pas.
Les bénéfices observés concernent uniquement les viandes non transformées, comme la viande rouge fraîche ou la volaille. À l’inverse, une consommation élevée de produits transformés – charcuteries, saucisses ou bacon – est associée à un risque accru de démence, quel que soit le profil génétique.
Le rôle clé de la vitamine B12
L’un des mécanismes avancés pour expliquer ces résultats concerne la vitamine B12, essentielle au bon fonctionnement du système nerveux.
Présente principalement dans les produits d’origine animale, cette vitamine joue un rôle déterminant dans la santé du cerveau. Or, les porteurs du gène APOE4 semblent particulièrement sensibles à des niveaux insuffisants de B12.
Les chercheurs ont d’ailleurs observé que les personnes consommant davantage de viande présentaient des taux sanguins plus élevés de cette vitamine, ce qui pourrait contribuer à ralentir le déclin cognitif.
Vers une nutrition plus personnalisée ?
Au-delà du cas spécifique de la viande, cette étude illustre une évolution plus large de la médecine et de la nutrition : la prise en compte des différences individuelles, notamment génétiques.
Chez les personnes ne portant pas le gène APOE4, d’autres travaux continuent de montrer les bénéfices d’une alimentation équilibrée, riche en végétaux, céréales complètes et poissons.
L’étude suédoise reste toutefois observationnelle. Elle ne permet pas d’établir un lien de cause à effet définitif. Des essais cliniques seront nécessaires pour confirmer ces résultats.
Mais une chose apparaît déjà clairement : face à des maladies complexes comme Alzheimer, les réponses pourraient ne pas être universelles. L’alimentation, loin d’être un simple facteur secondaire, pourrait jouer un rôle déterminant — à condition d’être adaptée à chacun.
[cc] Article rédigé par la rédaction de breizh-info.com et relu et corrigé (orthographe, syntaxe) par une intelligence artificielle.
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4 réponses à “Alzheimer : une étude suédoise suggère un rôle protecteur de la viande chez certains profils à risque”
Il est bien connu que l alimentation est un facteur essentiel dans le maintien en bonne santé, une alimentation équilibrée dans laquelle la viande représente un gros apport en protéine . Comment vont régir les végétariens et les écolos ?
Les modes diverses et variées accusaient le pain puis les produits laitiers et encore la viande rouge sans parler des poissons bourrés de mercure, des légumes remplis de pesticides, à bas la charcuterie, les oeufs non bio, les pâtisseries, même l’eau est devenue suspecte et pire encore, l’alcool ! Bon appétit au pays de la gastronomie !
Nous sommes rassérénés sur le sort de Gérard Larcher grand amateur de Côte de Boeuf devant l’Eternel et pas du hallal avec un bon Chambertin natif de Flers (61) fief d’un très fidèle compagnon de Guillaume.
Il y aurait donc un lien entre notre génétique et notre alimentation … qui l’eût cru ?