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On connaissait le rôle des grandes écoles dans la formation des cadres et ingénieurs. On mesure moins souvent leur poids économique réel. Une étude menée par le cabinet Utopies pour CESI École d’Ingénieurs vient combler cette lacune avec des chiffres éloquents : 927 millions d’euros de PIB générés annuellement et plus de 36 000 emplois soutenus à l’échelle nationale.
Un effet multiplicateur de trois
Le principe est simple mais ses effets sont puissants : chaque emploi créé directement par l’école en génère au total trois dans l’économie française. Ce coefficient multiplicateur s’explique par la combinaison de plusieurs mécanismes.
L’activité directe de l’école — salaires versés, achats de fournitures et services, fiscalité — constitue le premier niveau. S’y ajoutent les effets indirects, c’est-à-dire l’activité générée chez les fournisseurs et prestataires. Puis viennent les effets induits : la consommation des salariés, prestataires et étudiants dans l’économie locale, que ce soit dans le commerce, la restauration ou le logement.
Enfin, les effets dits « catalytiques » prennent en compte les dépenses des quelque 20 000 étudiants actuels, l’activité économique des 120 000 diplômés en poste et la valorisation des projets de recherche.
L’exemple normand : un retour sur investissement spectaculaire
L’étude met en lumière un cas particulièrement parlant. L’investissement consenti par la région Normandie dans le campus de Rouen en 2020 a généré, en cinq ans, une richesse trente fois supérieure à la mise initiale. Soit près de 100 millions d’euros de retombées pour le territoire national et 3 647 emplois soutenus, dont 2 723 directement en Normandie.
Ce ratio impressionnant illustre le potentiel de l’enseignement supérieur comme levier de développement économique territorial.
63 % des retombées restent dans la région
L’ancrage local constitue l’une des forces du modèle CESI. En moyenne, 63 % de la richesse générée par un campus profite directement à sa région d’implantation. Ce taux atteint même 88,3 % pour les campus franciliens de Nanterre et La Défense.
Dans le Grand Est, les campus de Strasbourg et Nancy conservent 63,7 % de la richesse créée sur leur territoire, soit plus de 81 millions d’euros, tout en alimentant d’autres régions comme Rhône-Alpes-Auvergne ou l’Île-de-France.
Cette dynamique se prolonge au-delà des études : une part importante des diplômés choisit de poursuivre sa carrière dans les territoires où elle a été formée, renforçant ainsi le tissu économique local.
Douze secteurs irrigués
Les formations et la recherche de CESI impactent directement plus d’une douzaine de secteurs macro-économiques. Parmi les principaux bénéficiaires figurent les services spécialisés, scientifiques et techniques, le bâtiment et les travaux publics, l’information et la communication, les transports et la logistique, la santé, l’éducation, le secteur social, ainsi que la banque, la finance et l’assurance.
Cette diversité s’explique par la gouvernance de l’école, composée de dirigeants d’entreprises et de six branches professionnelles majeures : l’UIMM (métallurgie), la FFB (bâtiment), la FNTP (travaux publics), la FFIE (intégrateurs électriciens), Numeum (numérique) et l’UTPF (transports publics et ferroviaires).
Un modèle qui intègre les enjeux environnementaux
L’étude souligne que cette performance économique ne se fait pas au détriment de la durabilité. Chaque campus mesure et pilote son empreinte carbone, évaluée en moyenne à 2,1 tonnes de CO2 équivalent par étudiant, dans une logique de transition énergétique et numérique.
L’accessibilité sociale figure également parmi les priorités de l’établissement, avec des formations allant du bac+2 au doctorat et un recours important à l’apprentissage comme levier d’insertion professionnelle. La présence de 26 campus sur le territoire garantit par ailleurs une proximité géographique favorable à l’inclusion territoriale.
« Chaque étudiant formé, chaque projet de recherche mené illustre notre mission : soutenir l’emploi, générer de la valeur et construire un modèle durable, au service des femmes et des hommes des régions de France », souligne Jean-Marc Ogier, directeur général de CESI.
Créée en 1958 par des entreprises, CESI École d’Ingénieurs compte aujourd’hui 8 000 entreprises d’accueil et 150 partenariats avec des universités dans le monde. Une « mini-ville » éducative dont le rayonnement économique dépasse largement les murs de ses campus.
[cc] Article rédigé par la rédaction de breizh-info.com et relu et corrigé (orthographe, syntaxe) par une intelligence artificielle.
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