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Le centre-ville de Nantes est le théâtre d’une inquiétante série. En l’espace de deux semaines à peine, deux jeunes femmes ont été victimes d’agressions sexuelles en pleine nuit dans les rues de la ville. Des faits graves qui relancent avec force le débat sur la sécurité nocturne dans la préfecture de Loire-Atlantique.
Un viol en pleine rue, l’agresseur stoppé par des citoyens
Dans la nuit du 4 au 5 avril, vers 4 heures du matin, une jeune femme majeure rentrait de soirée accompagnée de son compagnon lorsqu’un inconnu a surgi pour la violer en pleine rue, au cœur du centre-ville nantais. Un acte d’une brutalité qui a suscité la réaction immédiate de plusieurs riverains : alertés par les cris de la victime, des passants et le gérant d’un établissement voisin ont pris en chasse l’individu et sont parvenus à le neutraliser avant l’arrivée des forces de l’ordre.
Le suspect, un quadragénaire en état d’ivresse avancée, a d’abord été placé en cellule de dégrisement avant d’être mis en garde à vue. Le parquet de Nantes a ouvert une information judiciaire pour viol aggravé, la circonstance aggravante retenue étant liée à la consommation de substances. Son placement en détention provisoire a été requis. Fait notable : le mis en cause ne présente aucun antécédent judiciaire.
Une serveuse agressée la semaine précédente, son agresseur identifié
Une semaine plus tôt, une jeune serveuse travaillant dans un bar du centre-ville avait vécu une scène similaire en rentrant chez elle à pied, peu après 3 heures du matin. Un inconnu l’avait accostée avant de l’entraîner à l’écart, sous un pont, non loin du château des ducs de Bretagne et de la tour LU. Il l’avait contrainte à des attouchements et tenté de la déshabiller. La victime avait réussi à s’échapper en profitant du passage fortuit de deux personnes, qu’elle avait rejointes en feignant de les connaître.
Après son audition au commissariat et une reconnaissance formelle sur photographies, son agresseur présumé — un homme de 21 ans, connu des services de police — a été interpellé sur son lieu de travail et placé en garde à vue. Lors de son audition, il aurait minimisé les faits. Une expertise psychiatrique a été ordonnée. Il devra répondre de ses actes devant le tribunal le 27 mai prochain, le parquet ayant retenu la qualification d’agression sexuelle.
759 faits de violences sexuelles enregistrés à Nantes en 2025
Ces deux affaires, sans lien établi entre elles à ce stade, s’inscrivent dans un contexte préoccupant. Selon les données officielles du ministère de l’Intérieur, pas moins de 759 faits de violences sexuelles ont été enregistrés à Nantes au cours de la seule année 2025.
L’association Sécurité Nocturne Nantes a réagi avec vigueur, dénonçant le fait qu’une salariée du monde de la nuit ait une nouvelle fois « payé le prix de l’insécurité ». Elle interpelle directement la maire socialiste Johanna Rolland, lui réclamant des actes concrets plutôt que des discours, et exige notamment une police municipale opérationnelle vingt-quatre heures sur vingt-quatre, sept jours sur sept.
De son côté, Johanna Rolland avait fait de la sécurité l’une de ses priorités affichées lors de sa réélection, promettant dans son programme de renforcer les effectifs de la police municipale — sans toutefois avancer le moindre chiffre. Elle ambitionne par ailleurs de faire de Nantes la première ville non-sexiste de France d’ici 2030. Les faits, eux, semblent se charger de mesurer l’écart entre les ambitions, l’idéologie et la réalité.
Crédit photo : DR
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6 réponses à “Nantes : deux agressions sexuelles en moins de quinze jours dans le centre-ville”
Ne vous inquiétez pas Edouard Philippe au regard sournois a déjà été adoubé par l’Europe pour remplacer le grand malade actuel de l’Elysée Montmartre…il faut que tout change pour que rien ne change! Et pendant ce temps-là l’analphabète benêt s’affiche avec une « princesse » trouvée autour du Palais Royal!!!…?
Comme dirait mon prof : « hors sujet Raymond » !!! Sinon, comme quoi hein toute atteinte sexuelle n’est pas le fait d’immigrés, car sinon forcément Breizh-info aurait précisé l’origine ethnique des violeurs. Ici il s’agit de « bons » français.
Une étude, qualifiée de sérieuse, sur le racisme , vient d’être publiée à la demande du gouvernement et chacun en tirera sa conclusion personnelle. Il serait donc souhaitable de faire la même chose sur la recrudescence des violes dans notre pays sans se voiler la face car , comme le dit Rozven , des violes sont commis par de bons français ( et ça a, malheureusement toujours existé ) il sera intéressant d’approfondir les recherches pour expliquer son augmentation exponentielle depuis quelques années et d’en chercher les causes profondes.
Johanna Rolland en fin de campagne, face à la menace fascistoïde représentée par Chombart de Lauwe – un parent de résistant et déporté(e) – et Sarah el Haïry – une beurette macrono-lesbienne – avait précisé qu’avec elle Nantes resterait une ville « féministe ». Si c’est ça son féminisme, je veux bien tenter le patriarcat…
cette ville autrefois magnifique est devenue une poubelle
À Guillemot : merci de transmettre le lien sur l’étude que vous citez, cela m’intéresse hautement. Cdt.