Cosmétiques : une deeptech française veut transformer les magasins en mini-laboratoires du microbiome

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Et si vous pouviez savoir, en trois minutes et avant même de passer en caisse, si la crème que vous vous apprêtez à acheter est réellement compatible avec votre peau ? C’est le pari de Byome Labs, une jeune entreprise française fondée en 2023, qui présentait cette semaine au salon In-Cosmetics Global 2026 sa solution Byome Derma — un système de diagnostic du microbiome cutané directement utilisable en point de vente, sans machine dédiée, sans laboratoire, sans délai.

Le problème : 1,5 million de tonnes de cosmétiques jetées chaque année

Le marché mondial de la cosmétique pèse plus de 650 milliards d’euros. C’est colossal. Mais derrière ce chiffre se cache un paradoxe révélateur : près de 1,5 million de tonnes de produits cosmétiques sont jetées chaque année — soit environ 70 % des produits achetés — parce qu’ils ne conviennent tout simplement pas à la peau de ceux qui les ont achetés.

La raison est simple : le choix d’un cosmétique repose encore largement sur l’intuition, les conseils génériques ou le marketing. Or chaque peau possède un microbiome — un écosystème de micro-organismes qui lui est propre — et ce microbiome détermine en grande partie la manière dont elle réagit à un produit. Ce qui convient parfaitement à l’une peut irriter ou être totalement inefficace sur une autre.

La solution : une bandelette, une application, trois minutes

Byome Labs a développé des bandelettes d’analyse inspirées des tests antigéniques — le même principe que les autotests Covid, mais appliqué à la biologie cutanée. À partir d’un simple prélèvement sur la peau, la bandelette analyse l’équilibre du microbiome ainsi que certains marqueurs d’inflammation. Une application mobile interprète ensuite les résultats grâce à des algorithmes d’intelligence artificielle développés avec des dermatologues, et génère une recommandation de routine personnalisée.

Le tout en quelques minutes, directement en magasin, sans passer par un laboratoire. C’est là que réside l’innovation principale : les tests microbiome existants reposent sur le séquençage ADN, un processus qui nécessite plusieurs jours et une infrastructure spécialisée. Byome Derma ramène ce délai à trois minutes et ce coût à celui d’une simple bandelette.

Le magasin devient un espace de diagnostic

L’ambition de David Suissa, fondateur et PDG de Byome Labs, est claire : « Nous faisons entrer le diagnostic scientifique dans le point de vente. Demain, chaque magasin pourra fonctionner comme un mini-laboratoire capable de guider les consommateurs vers les bons produits, sur des bases objectives et mesurables. »

Pour les enseignes et les marques, l’intérêt est double : améliorer la pertinence des recommandations et réduire les achats déceptifs qui plombent la fidélisation client. Le microbiome cutané étant évolutif dans le temps, le test peut être répété régulièrement — créant autant de nouveaux points de contact avec le consommateur.

Plusieurs groupes cosmétiques internationaux auraient déjà engagé des discussions avancées avec l’entreprise pour intégrer cette technologie à leurs parcours de vente. Byome Labs a par ailleurs levé 3,6 millions d’euros pour industrialiser sa solution et prévoit un déploiement à grande échelle dans les réseaux de distribution à partir de cette année.

À ce jour, l’entreprise a déjà analysé plus de 5 000 microbiomes et testé plus de 200 produits cosmétiques, constituant une base de données qui relie profils microbiens et compatibilité produit — le vrai cœur de la valeur ajoutée scientifique de la solution.

Photo ; DR

[cc] Article rédigé par la rédaction de breizh-info.com et relu et corrigé (orthographe, syntaxe) par une intelligence artificielle.

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