Amoc : un courant vital pour l’Europe en train de vaciller

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L’Amoc (la circulation méridienne de retournement de l’Atlantique) est l’un des grands régulateurs du climat mondial. Cet ensemble de courants, dont le Gulf Stream constitue l’un des segments, transporte les eaux chaudes des tropiques vers l’Europe et l’Arctique. Or, une nouvelle étude parue dans Science Advances conclut à un affaiblissement bien plus marqué que ce que l’on retenait jusqu’ici. Le journal britannique The Guardian évoque un recul possiblement compris entre 42 % et 58 % d’ici à 2100, à un niveau qui conduirait presque certainement à un effondrement.

Le sujet n’a rien d’abstrait. Ce courant joue un rôle majeur dans la régulation des températures mondiales. Il est déjà à son niveau le plus faible depuis 1 600 ans. Le climatologue Stefan Rahmstorf, cité par CNews, résume l’inquiétude croissante : « J’ai peur que nous atteignions bientôt le point de basculement de l’effondrement de l’Amoc, où nous ne pourrions plus rien faire ».

Des hivers plus durs, des étés plus secs, des tempêtes plus violentes

Les premières conséquences redoutées concerneraient directement l’Europe occidentale. Radio France explique qu’un Amoc fortement affaibli pourrait entraîner un refroidissement marqué du continent d’ici à 2100. La station rappelle qu’une précédente étude faisait déjà état de 83 jours de gel par an en France, soit 60 de plus qu’aujourd’hui. Futura Sciences ajoute qu’un fort affaiblissement, voire un arrêt du courant, pourrait rendre le climat français plus continental, avec des hivers beaucoup plus froids sans pour autant faire disparaître le risque de canicules estivales.

Le tableau ne s’arrête pas là. The Guardian indique qu’un effondrement de l’Amoc plongerait l’Europe occidentale dans des hivers glacials et des sécheresses estivales, tout en faisant monter le niveau de la mer de 50 à 100 centimètres dans l’Atlantique. Un refroidissement localisé de l’Atlantique nord pourrait favoriser, pour l’Irlande, les îles britanniques et le nord-ouest de la France, des tempêtes plus fréquentes, plus intenses et plus pluvieuses.

Un bouleversement qui dépasserait largement l’Europe

L’affaiblissement de l’Amoc ne menacerait pas seulement notre continent. Nous pourrions assister à nettement moins de pluie dans les tropiques, notamment au Sahel. Un effondrement de cette ampleur déplacerait la ceinture des précipitations tropicales dont dépendent des millions de personnes pour leur subsistance.

Enfin, Futura Sciences relaie une étude du Potsdam Institute for Climate Impact Research selon laquelle un arrêt de l’Amoc pourrait transformer l’océan Austral en émetteur de carbone, alors qu’il joue aujourd’hui un rôle de séquestration. Ce basculement ajouterait encore 0,17 à 0,27 °C de réchauffement planétaire. Autrement dit, ce qui vacille ici n’est pas un simple courant marin, mais l’un des grands équilibres climatiques dont dépend encore la stabilité de l’Europe.

Crédit photo : DR (photo d’illustration)
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8 réponses à “Amoc : un courant vital pour l’Europe en train de vaciller”

  1. Reneuve dit :

    Bonjour. Est-ce qu’un humain (un vrai) autre que la super intelligence artificielle que vous utilisez, a relu ce texte plein d’incohérences ?

  2. Gégé dit :

    Ce qui est curieux,c’est qu’en regardant le ciel,je vois des chem-trails et qu’on en parle peu. »Notre Père qui êtes aux Cieux ».Ce barbouillage du Ciel…

  3. Lukaz dit :

    Le niveau de la mer qui monte d’un mètre nous est régulièrement prédit depuis près d’un siècle, pas vu un centimètre encore. Il y a des endroits où la côte recule parce qu’elle s’effondre, et des endroits où elle avance, on n’en parle pas parce que ce n’est pas un problème. Il faut regarder les endroits où la côte est granitique, là rien ne change.

  4. JPH C dit :

    Une augmentation des jours de gel en France ? Sans être alarmiste, force est de constater que les hivers sont de moins en moins froids depuis les années 1980. L gel dans le NO est devenu rare, voire exceptionnel.

  5. Rycart dit :

    Années 1960 ! De soi-disant experts affirmaient qu’en l’an 2000 il n’y aurait plus de pétrole sur la Terre !
    Or, il y en a encore énormément !
    L’article est digne de LCI ou BFMTV !

  6. M. A. dit :

    Ah ! Enfin qqun a pensé à retourner le 45 tours… On nous repasse donc la face 1 ? La glaciation pour dans 70 ans ? Remasterisé au gaz carbonique, tout de même, histoire de justifier les taxes carbonne, sans doute. Ils ne perdent pas le nord.
    Dans les années 70, 1970 j’entends, c’était sans CO2… les modes changent, juste un chouia.
    On n’est pas cher payé, c’est vrai, mais qu’est-ce qu’on rigole !

  7. Torr'Pen dit :

    C’est tout l’avantage du « réchauffisme »: le conditionnel futur. « Selon telle étude, il se pourrait que, en 2100, etc… »Là, on a un refroidissement au lieu du réchauffement…Ben c’est le « dérèglement »! Pendant que j’y suis, pour faire écho à Lukaz, consulter le marégraphe de Brest, plus ancien de France (et du monde…). Depuis la fin de la glaciation, le niveau monte de …30cm par…siècle. Oui, on a pu aller à pied en Grande-Bretagne, il y a 8000 ans!

  8. Poulbot dit :

    La terre dans sont histoire géologique a connue des périodes de forte glaciation , jusqu’à ressemblé a une « boule coco » et d’autres ou les températures on permis de voir des plantes tropical jusque dans le nord de la Siberie .
    Il faut considérer la terre comme une entité vivante et arrêter de croire qu’elle est figé dans sont développement.
    L’humanité doit s’adapter ou disparaitre comme de nombreuses espèces animal par le passé.

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