Christian Troadec a déjà essayé d’être candidat à l’élection présidentielle

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En France, l’élection présidentielle est l’élection reine. Du résultat dépend la vie politique nationale pendant cinq ans. Pour les « grands » candidats, trouver l’argent et les 500 parrainages (Loi n° 62-1292 du 6 novembre  1962) est chose facile, pour les « petits », c’est un véritable chemin de croix. Christian Troadec en a fait l’expérience ; il n’a jamais réussi à trouver les 500 en 2017. L’heure du régionalisme n’a pas encore sonné.

Dès 2013, Christian Troadec (régionaliste de gauche), maire de Carhaix, porte-parole des Bonnets rouges, songeait à l’élection présidentielle de 2017. « Un candidat régionaliste à la présidentielle ? Oui, quel que soit le candidat et pas forcément un Breton », précise-t-il (Ouest-France, mardi 17 décembre 2013) Troadec entreprend donc un tour de France des régions afin de trouver les 500 parrainages dans au moins 30 départements différents ; il commence par l’Alsace. C’est là qu’il trouve sa première promesse de parrainage : Paul Mumbach, maire de Dannemarie et président de la Fédération démocratique alsacienne (Ouest-France, Bretagne,  vendredi 17 avril 2015)

Troadec affirme alors avoir une centaine de parrainages. Arrivera-t-il au bout ? « Je ne crois pas un instant qu’il sera vraiment candidat », répond Jean-Jacques Urvoas (PS), ministre de la justice (France Info, mardi 26 avril 2016) En septembre, le maire de Carhaix annonce 158 promesses de parrainages, dont un tiers en Bretagne. « L’objectif est de faire le plein dans les cinq départements historiques, sachant qu’on ne peut avoir que cinquante signatures par département », explique-t-il (Le Télégramme, Bretagne, vendredi 23 septembre 2016) Son équipe met le paquet : un tract expliquant la candidature de Christian Troadec est expédié aux 43 396 élus susceptibles de signer une promesse de parrainage (Ouest-France, Morbihan, vendredi 23 septembre 2016)

Suppression du ministère de la culture

Christian Troadec a mis au point un programme qui se décline en neuf propositions. Il entend « réussir une véritable réforme institutionnelle et revoir totalement la carte des régions. Il plaide pour la suppression des postes de préfets et de sous-préfets, “inutiles et qui coûtent cher“. Il veut développer l’emploi en aidant les très petites entreprises, et se prononce contre l’ouverture des grandes surfaces le dimanche. Pour en finir avec les inégalités territoriales, il dit  “Non aux JO à Paris “ et défend un plan rail ambitieux. Enfin, pour une politique culturelle de la diversité, il demande la suppression du ministère de la culture ! » (Le Télégramme, mardi 10 janvier 2017) Mais, à ce stade, il manque encore 276 parrainages.

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Comment séduire ses collègues élus ? « Soit ils sont sensibles à nos valeurs de régionalisme et de défense de la ruralité, soit ils ne le sont pas. Nous arguons alors que nous avons besoin de ces signatures au nom du pluralisme des opinions », explique-t-il  (Ouest-France, jeudi 16 février 2017) Mais l’opération apparaît difficile. En février, le maire de Carhaix  n’a recueilli que 251 promesses de parrainage, malgré l’engagement  sur le terrain de quinze personnes et d’un budget de 40 000 euros. « Ils ont démarché entre 3000 et 5000 personnes. Certains élus disent qu’ils subissent des pressions, qu’ils ne voudraient pas se mettre mal avec le président de leur intercommunalité, leur conseil municipal ou leur population. Le problème vient du fait que les parrainages vont être publiés : le système est maintenant bien verrouillé », constate-t-il (Ouest-France, vendredi 24 février 2017) A ces maires qui craignent « le chantage aux subventions », Troadec lance : « N’ayez pas peur ! Révoltez-vous !» (Le Télégramme, vendredi 24 février 2017) Avec sa quinzaine de bénévoles, il parcourt le pays. Sa méthode : « J’essaie de rester plusieurs jours sur un même territoire pour organiser le maximum de réunions et rencontrer des élus. On se lève tôt le matin et on se couche tard le soir, il y a une vraie fatigue physique » (Le Monde, vendredi 24 février 2017)

Fin de l’aventure pour Troadec 

La date butoir pour le dépôt des parrainages au Conseil constitutionnel : le 17 mars. Le 3 mars, selon les chiffres officiels du Conseil constitutionnel, Christian Troadec n’avait recueilli que 20 signatures validées par le Conseil constitutionnel sur plus de 250 promesses de parrainage.  « J’ai décidé de me retirer de la course aux signatures. Je libère donc de leur engagement les élus qui m’avaient adressé leur promesse de signature et je les remercie très sincèrement, comme je remercie celles et ceux qui ont déjà déposé leur déclaration au Conseil constitutionnel ou se préparaient à le faire », annonce-t-il (Le Télégramme, mardi 7 mars 2026) Ses explications : « J’avais 250 promesses de parrainages. Mais hélas, nous savions déjà que beaucoup d’élus qui nous soutenaient subissaient des pressions au sein  des différentes majorités auxquelles ils appartiennent. C’est là un effet pervers de la nouvelle réglementation qui rend les signatures publiques. Un exemple de pression inadmissible qui, bien entendu, fait hésiter des signataires potentiels. Ces pressions se sont accrues depuis notre conférence de presse, à six “petits candidats“  à Paris. De plus il était quasiment impossible pour nous d’accéder aux télévisions nationales. Aujourd’hui, je libère donc de leur engagement les élus qui m’ont adressé leur promesse de signature. Je les remercie très sincèrement. » (Ouest-France, Bretagne, mardi 7 mars 2017). Ite missa est…

Aujourd’hui, on peut parier que Christian Troadec  ne songe plus à l’élection présidentielle. Mais Lydie Massard (UDB), elle, y songe. Première étape : la primaire de la gauche. « A ce stade, les règles n’en sont pas encore totalement stabilisées, et les discussions restent en cours. Les organisateurs, qui n’ont pas encore intégré l’UDB à l’ensemble de leurs échanges, ont néanmoins avancé une condition : celle d’un seuil de 500 parrainages pour pouvoir se présenter, comme sur le modèle de l’élection présidentielle. Avec une différence notable : les élus pourraient accorder deux parrainages, ce qui modifie la mécanique de collecte des soutiens. L’autre condition est claire : le respect du résultat de la primaire. Participer à un tel processus implique d’en accepter les règles et d’en reconnaître l’issue », explique-t-elle.

Une candidate qui a un vrai métier

Il lui reste à montrer pourquoi un petit parti comme l’UDB peut trouver un intérêt à participer à cette primaire : « Sur le plan politique, le cadre correspond à celui dans lequel nous nous situons : une primaire de la gauche et de l’écologie sans LFI.  C’est un espace où doivent pouvoir se confronter les propositions sur la justice sociale, la transition écologique et la démocratie. Mais au-delà des modalités, l’enjeu est bien politique : est-ce que ce cadre sera capable d’entendre autre chose que les récits habituels du débat national ? Est-ce qu’il peut accueillir sérieusement des propositions sur l’autonomie des régions, la reconnaissance des peuples, et une refonte profonde de l’organisation de l’Etat. C’est là que se jouera, pour nous, l’intérêt réel de cette démarche. » (Le Peuple breton, mai 2026)

Dès le départ, cette primaire a du plomb dans l’aile puisque Jean-Luc Mélenchon (LFI) et Raphaël Glucksmann (Place publique) n’y participeront pas. Mais cela ne décourage pas Lydie Massard puisqu’il s’agit avant tout de faire entendre la voix de l’UDB : « Nous allons faire une vraie campagne, avec un vrai programme. Comme je travaille, je n’aurai pas forcément la possibilité de sillonner la France. Mais je me projette comme une vraie candidate », insiste-t-elle (Le Télégramme, vendredi 3 avril 2026)

Si cette primaire de la gauche a lieu, on verra s’opposer des professionnels der la politique tendance Sciences-Po ENA (Marine Tondelier, Olivier Faure, Clémentine Autain, François Ruffin…), un banquier d’affaires (Matthieu Pigasse) et une représentante des classes populaires (Lydie Massard). Rappelons que +cette dernière est cuisinière dans un lycée de Pontivy et porte-parole de l’UDB. Evidemment, l’Union démocratique bretonne n’a aucune chance de l’emporter mais elle pourrait bénéficier de quelques – petites – retombées médiatiques ; c’est toujours ça de pris.

Crédit photo : Capture vidéo youtube (ABP)

[cc] Article rédigé par la rédaction de breizh-info.com et relu et corrigé (orthographe, syntaxe) par une intelligence artificielle.

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2 réponses à “Christian Troadec a déjà essayé d’être candidat à l’élection présidentielle”

  1. M. The dit :

    Ne nous « inquiétons » pas, le futur président est déjà trouvé (par ceux qui œuvrent dans l’ombre) voir :
    Comment ils truquent les élections : https://youtu.be/I6CcUDc6sX0?is=DL7HTfDMlHPIZ7Vc
    Tous sont forcément incriminés … et ça dure depuis belle lurette !

  2. RAYMOND NEVEU dit :

    Simple avis de Béotien…Point n’est besoin de se livrer à des bidouillages dignes d’élections en Afrique! Il suffit de bonnes chaînes de désinformation quotidienne 24/24 et les électeurs se retrouvent à avoir le choix entre deux candidats agréés par la Trilatérale Mondialiste dont l’Europe est l’émanation. La vérité n’est jamais sortie du café du Commerce et des pouilleux alcoolisés qui éructent en ces lieux. Simple avis et allez faire un tour sur le site précité.

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