Du 5 au 21 juin 2026, le festival Les Nuits des Forêts tiendra sa septième édition. Né en 2020, l’événement propose, pendant 17 jours, des centaines d’animations gratuites organisées dans plus de 250 sites en France métropolitaine, à La Réunion, en Nouvelle-Calédonie, à Mayotte et à l’international, autour d’un mot d’ordre : se mettre « à l’écoute des vivants ». La Bretagne accueille pour sa part huit programmations réparties sur les départements des Côtes-d’Armor, du Finistère, de l’Ille-et-Vilaine et du Morbihan — la Loire-Atlantique n’étant pas associée cette année à l’agenda régional, le programme étant articulé autour de la région administrative.
L’objectif du festival reste constant depuis sa création : faire (re)découvrir aux citoyens les forêts proches de chez eux, sensibiliser à leur multifonctionnalité (production de bois, biodiversité, régulation climatique, dimension récréative) et faire connaître les métiers de la filière. Le tout à travers une approche sensible, artistique et pédagogique mêlant balades, contes, concerts, ateliers participatifs et veillées nocturnes.
Une région faiblement boisée mais à forte filière
La Bretagne, on l’oublie parfois, figure parmi les régions les moins boisées de France. Le couvert forestier y atteint 16 % du territoire (380 000 hectares), contre plus de 30 % à l’échelle nationale. Autre spécificité : la forêt bretonne est privée à 92 %, contre une moyenne nationale qui réserve 25 % des massifs au domaine public. Une caractéristique qui se traduit par un morcellement important, avec plus de 100 000 propriétaires recensés.
Malgré cette superficie modeste, la filière forêt-bois représente en Bretagne 22 000 emplois répartis dans environ 3 000 entreprises, des scieries traditionnelles aux acteurs de la construction bois et de l’ameublement. Un poids économique qui fait partie des arguments mis en avant par les pouvoirs publics régionaux pour soutenir la replantation et la gestion durable des massifs.
Côtes-d’Armor : agroforesterie aux Champs-Géraux
Dans les Côtes-d’Armor, le rendez-vous du 10 juin se tiendra en forêt de Coëtquen, aux Champs-Géraux, autour du projetLa forêt nous régale— présenté comme le premier projet français d’agroforesterie déployé sur une parcelle de cinq hectares en renaturation après une déforestation massive. Au programme : parcours d’énigmes, pique-nique partagé, conférence sur la forêt nourricière, ateliers de reconnaissance de la faune et dégustation de produits locaux.
Finistère : deux étapes dans les Monts d’Arrée et à Châteaulin
Le Finistère accueille deux rendez-vous portés par l’association Terra Sylvia, accompagnée du psychologue écothérapeute Thomas Busigny. Le 6 juin, le Chaos de Mardoul à Loqueffret, en plein cœur des Monts d’Arrée, accueillera un temps sensoriel l’après-midi puis une soirée à l’éco-lieu Ker Akènes, ponctuée d’instruments de voyage sonore et de contes sur les arbres.
Le 13 juin, c’est le Run Ar Puns à Châteaulin qui prendra le relais, avec un programme similaire enrichi de la présence de l’herboriste-naturaliste Simon Thel.
Ille-et-Vilaine : Brocéliande et les vallées de Beaucel
Deux rendez-vous en Ille-et-Vilaine. Le 13 juin, laCabane 55à Paimpont, en pleine forêt de Brocéliande, accueille une journée sensorielle et artistique guidée par l’artiste en résidence Luna : balade immersive autour de l’étang et de la zone humide, atelier de co-création art-science, échange avec le scientifique Luca Pedrozzi sur l’empathie inter-espèces et repas partagé pour clôturer la journée.
Les 13 et 14 juin, l’associationParticules Vibratoiresorganise pour la troisième année consécutive un bivouac dans les vallées de Beaucel, à Saint-Ganton. Au programme : bain de forêt, observation de la faune sauvage et du ciel nocturne, contes, musique contemplative et nuit à la belle étoile dans un cadre conçu pour minimiser l’impact humain.
Morbihan : trois sites, trois week-ends d’immersion
Le Morbihan est le département le mieux pourvu cette année avec trois sites distincts, tous programmés sur plusieurs week-ends étalés du 5 au 21 juin.
Au massif de Lomelec, à Lanvaudan, l’associationLisières – Bevennoùpropose trois week-ends d’immersion combinant balades pédagogiques (écoute des chauves-souris, réveil à l’aube, exploration des landes), rencontres artistiques (spectacles, concert de harpe, land-art) et ateliers thématiques sur l’équilibre forêt-gibier, la gestion durable des lisières et la mémoire des arbres paysans.
À la forêt de Trémelin, à Inzinzac-Lochrist, l’associationTreMerzhindéploie un programme particulièrement ancré dans la culture bretonne. Les 5 et 6 juin : contes à la lueur des lanternes et soirée crêpes. Du 12 au 14 juin : veillée funèbre autour des légendes bretonnes, chantier participatif de restauration du ruisseau du lavoir et ateliers de vannerie sauvage. Les 20 et 21 juin : concert d’Anna Graham, carnet de voyage chanté autour du Tro-Breizh, et promenade contée au crépuscule sur les récits secrets de Trémelin. Un programme qui marie écologie et patrimoine immatériel régional.
Enfin, à la forêt du Moulin à particules, à Saint-Jacut-les-Pins, l’association éponyme propose trois rendez-vous (6, 7 et 20 juin) sur un site singulier : une ancienne lande de schiste en pleine reconquête par la biodiversité. Au menu : ateliers de danse immersive, spectacle conté, veillée au pied des arbres, balade ornithologique, bain de forêt, yoga, chantier participatif et spectacle déambulatoire « L’Orée du Réel » pour clôturer le cycle.
Une démarche citoyenne autour des forêts
Au-delà des animations, l’association Les Nuits des Forêts poursuit un objectif plus large : favoriser le dialogue entre acteurs de la filière, monde culturel et citoyens autour des enjeux forestiers. Elle est notamment à l’initiative duWooding, mouvement national en faveur du bénévolat forestier — un concept qui rejoint les chantiers participatifs ponctuant déjà plusieurs programmations bretonnes.
La plupart des événements sont gratuits, sur inscription préalable. L’agenda complet et les modalités d’inscription sont accessibles sur le site officielnuitsdesforets.com.
Une occasion utile, pour qui souhaite reprendre contact avec les bois proches de chez soi, de redécouvrir un patrimoine naturel breton souvent méconnu, dans une période de l’année où la forêt est à son apogée végétative.
Photo d’illustration : DR
[cc] Article rédigé par la rédaction de breizh-info.com et relu et corrigé (orthographe, syntaxe) par une intelligence artificielle.
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