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Longtemps relativement préservée, la Bretagne voit désormais le moustique tigre s’installer sur son territoire. Avec le retour des premières chaleurs, les autorités sanitaires surveillent de près cette espèce invasive, capable de transmettre des virus comme la dengue, le chikungunya ou le Zika. Quatre communes bretonnes sont officiellement considérées comme colonisées : Rennes, Domagné et Châteaugiron, en Ille-et-Vilaine, ainsi que La Gacilly, dans le Morbihan.
La région reste moins touchée que d’autres parties de la France. Mais cette avance relative ne doit pas masquer la dynamique de fond. Apparue en France en 2004, cette espèce est désormais recensée dans plus de 80 départements. La Bretagne n’est donc plus en dehors du phénomène : elle se situe simplement à un stade plus précoce de la colonisation.
Une espèce invasive difficile à contenir
Le moustique tigre se distingue des moustiques communs. Il pique surtout le jour, plutôt en extérieur, et se reconnaît à sa petite taille ainsi qu’à ses rayures blanches et noires. Sa progression ne tient pas à de longs vols : l’insecte se déplace peu par lui-même, mais profite des transports humains, notamment des voitures, pour gagner de nouveaux territoires.
En Ille-et-Vilaine, une surveillance spécifique a été mise en place. En 2025, 71 pièges ont été disposés dans le département, notamment près de sites sensibles comme les centres hospitaliers, l’aéroport ou certaines communes. À Rennes, deux pièges positifs ont confirmé sa présence dans le sud de la ville.
Le constat est sévère : une fois un territoire classé comme colonisé, il n’est plus réellement possible de faire disparaître l’espèce. L’objectif devient alors de ralentir sa progression. Comme souvent, l’État surveille, cartographie et alerte, mais la lutte quotidienne repose largement sur les habitants.
La responsabilité des particuliers
Le principal levier reste la suppression des eaux stagnantes. Le moustique tigre ne privilégie pas les grands marais, mais les petits contenants artificiels : coupelles de fleurs, arrosoirs, seaux, récupérateurs d’eau, jouets abandonnés ou gouttières mal entretenues. De simples contenants laissés dehors peuvent suffire à créer des lieux de ponte.
Les recommandations sont donc simples : vider régulièrement les récipients, ranger le matériel de jardinage à l’abri de la pluie, couvrir les récupérateurs d’eau avec une moustiquaire, curer les gouttières. Ces gestes paraissent modestes, mais ils sont décisifs. Car il suffit d’un seul jardin avec des eaux stagnantes pour permettre la prolifération.
Avec le moustique tigre, la Bretagne découvre une nouvelle contrainte estivale. Ce n’est pas encore une crise sanitaire locale, puisqu’aucun cas de transmission locale de dengue, de chikungunya ou de Zika n’a été recensé dans la région. Mais c’est déjà un avertissement : même les territoires longtemps épargnés finissent par être rattrapés si la prévention n’est pas collective et régulière.
Crédit photo : DR (photo d’illustration)
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4 réponses à “Moustique tigre : la Bretagne rattrapée par une invasion silencieuse”
Logique, les températures montent aussi en Bretagne, n’en déplaise aux climatosceptiques… J’ai dû écraser 30 moustiques depuis 1 mois, tous étaient des tigres…(Région nantaise)
Entre -300 et +400 la température était supérieure de 3°! Que l’on cesse de nous pomper l’air avec les aléas mystico-climatiques, les moustiques, mouches et autres…je les traite à la sulfateuse!
Encore la faute de Van der Layen, n’est-ce-pas Raymond ? Ou des technocrates de Bruxelles, des Lfistes ou des Ricains ? J’ai hâte de vous lire 🥰😆
Depuis un moment on note avec effroi l’apparition d’espèces qui viennent coloniser et détruire à petit feu la faune et la flore locale: le moustique tigre, la tortue de Floride, le frelon asiatique ,l’écureuil gris,la grenouille taureau et dans nos rivières la jussie etc…Mais il est domaine que l’on se garde bien d’évoquer et qui aura , in fine , le même résultat sur notre civilisation.