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Le Chant des partisans commence par : « Ami, entends-tu le cri sourd du pays qu’on enchaîne ? ».C’était en 1943 et, dans la France occupée, la victoire de Stalingrad redonnait de l’espoir aux plus résignés.
Aujourd’hui, nous sommes à moins d’un an d’une élection présidentielle qui sera cruciale pour notre pays. Certains pensent que les jeux sont déjà faits et que rien ni personne ne pourra empêcher l’inéluctable destin d’une France réduite à figurer au mieux comme une région sous tutelle d’un gouvernement de commissaires européens non élus et acceptant le rôle secondaire d’appartement-témoin du futur monde monopolaire gouverné par les banquiers internationaux.

Tout ceci était prévisible et Jacques Chirac l’annonçait dès 1978 dans son fameux appel de Cochin :  « Il est des heures graves dans l’histoire d’un peuple où sa sauvegarde tient toute dans sa capacité de discerner les menaces qu’on lui cache. L’Europe que nous attendions et désirions, dans laquelle pourrait s’épanouir une France digne et forte, cette Europe, nous savons depuis hier qu’on ne veut pas la faire. Tout nous conduit à penser que, derrière le masque des mots et le jargon des technocrates, on prépare l’inféodation de la France, on consent à l’idée de son abaissement. En ce qui nous concerne nous devons dire NON ». Et il concluait : «Puisqu’il s’agit de la France, de son indépendance et de l’avenir, puis qu’il s’agit de l’Europe, de sa cohésion et de sa volonté, nous ne transigerons pas. Nous lutterons de toutes nos forces pour qu’après tant de sacrifices, tant d’épreuves et tant d’exemples, notre génération ne signe pas, dans l’ignorance, le déclin de la patrie.
Comme toujours quand il s’agit de l’abaissement de la France, le parti de l’étranger est à l’œuvre avec sa voix paisible et rassurante. Français, ne l’écoutez pas. C’est l’engourdissement qui précède la paix de la mort. Mais comme toujours quand il s’agit de l’honneur de la France, partout des hommes vont se lever pour combattre les partisans du renoncement et les auxiliaires de la décadence. Avec gravité et résolution, je vous appelle dans un grand rassemblement de l’espérance, à un nouveau combat, celui pour la France de toujours et l’Europe de demain. »

Ces mots, d’une troublante  actualité,  sont depuis des décennies, totalement occultés par l’ensemble d’une classe politique qui ne croit plus en elle-même. Un peu comme sous le règne de Staline, on faisait disparaître les gens des photos pour réduire leur existence au néant.

Des occasions manquées

Pourtant, à plusieurs reprises, le débat sur l’existence même de notre nation aurait pu (et aurait dû) être relancé. Le premier de ces rendez-vous manqués a été le débat qui précédait le référendum de Maastricht. Philippe Seguin, dans un discours magnifique devant l’Assemblée Nationale, a vainement tenté  d’infléchir le cours d’une histoire qui se déroulait hors du peuple de France. Là encore, tout y était, mais les politiques ont préféré piteusement regarder le bout de leurs chaussures. Jacques Chirac, qui aurait pu prendre la tête d’un grand mouvement souverainiste naissant, a préféré appeler mollement à voter pour le Traité de Maastricht, Edouard Balladur lui ayant doctement fait remarquer « qu’il n’irait jamais à l’Elysée s’il n’était pas européen »
Le second a été le référendum de 2005 portant sur le futur traité constitutionnel devant donner à l’Union Européenne les institutions d’un  État fédéral sans dire son nom.
Les Français ne se sont plus laissés berner et on largement refusé ce traité proposé par voie de référendum. Selon notre Constitution, appuyé par un arrêt du Conseil Constitutionnel en 1962, le référendum équivaut à une décision d’une cour suprême et la décision sans appel s’inscrit immédiatement dans le marbre constitutionnel. Il n’en fut rien et la décision du peuple, fait sans précédent sous la Cinquième République, fut bafouée par des politiques sans scrupules et avides d’un pouvoir qui ne pouvait que leur échoir.
Mais, comme disait François Mitterrand (qui fut un des artisans de l’effacement français), « les vieux péchés ont de longues ombres » et il arrive que le peuple réveille, même avec un certain retard. J’ai la faiblesse de penser que nous allons vivre un de ces moments historiques.

Le souverainisme est majoritaire dans notre pays

La chose la plus importante qui émergera du « moment Macronien » est la montée continue du sentiment souverainiste. Et il n’est pas propre à la France. De partout dans le monde on le voit monter. Ce fameux monde multipolaire qui est train de naître sous nos yeux correspond à cette aspiration des peuples. Vladimir Poutine en avait fait état dans son discours de 2007 à Munich.

Là encore, nos responsables politiques préfèrent maintenir le débat dans le confort douillet du traditionnel clivage droite-gauche. Il a fait ses preuves et surtout permet d’occulter l’autre débat, celui qui les mettrait immédiatement dans les cordes du ring ; le débat fondamental entre les souverainistes et les euro-mondialistes. A vouloir taire cette évidence, ces derniers voient fondre le peu de crédibilité qui leur restait encore. Car tout semble aujourd’hui se liguer contre eux. La réélection de Donald Trump à la Maison Blanche, une dette publique française hors de contrôle essentiellement due, pour ces dernières années, à l’obéissance absolue à des  injonctions mondialistes, tout comme ces menaces de guerre qui obscurcissent notre horizon et qui trouvent leur cause profonde dans ces affrontement de moins en moins moucheté entre les tenants de ce monde monopolaire déclinant face à ceux, prospérant constamment, du monde multipolaire.
Emmanuel Macron a pris conscience du danger. Il a pris les devants en mettant du souverainisme partout. Si tout est souverainisme, plus rien ne l’est. Le souverainisme européen est devenu un élément de langage, alors que c’est une ineptie en l’absence d’un peuple qui, seul, peut se trouver à l’origine d’une nation Europe.  Le mondialisme doit pour s’établir, faire disparaître les souverainetés nationales et Emmanuel Macron et tous ses séides le savent parfaitement.

Le seul courant majoritaire dans le peuple français, et c’est un des enseignements du référendum volé de 2005, ne peut être que souverainiste. Or, un courant majoritaire est indispensable au fonctionnement de nos institutions, à commencer par la Constitution car l’élection du président résulte de la volonté du peuple et du peuple seul.
Comme Philippe de Villiers l’avait déclaré, et j’étais à ses côtés, au tout début de la campagne du référendum de 2005, le « non » était multiforme et pouvait réunir des gens de droite et de gauche et c’est bien le danger qu’ont perçu les mondialistes. C’est toujours leur point faible et il fallait dès lors l’écarter de tout débat. Le plus simple était qu’aucune personnalité ne puisse incarner ce souverainisme duquel résultait le « non » majoritaire de 2005.
Nous vivons depuis plus de vingt ans sous un faux semblant qui ne pouvait que conduire à la situation politique actuelle. Elle se traduit par un isolement progressif d’une élite mondialiste de plus en plus minoritaire qui révèle chaque jour son  incapacité à appliquer la Constitution et par conséquent à gouverner le pays.

Sortir par le haut

Tous nos efforts doivent porter sur une chose : trouver une incarnation capable de réunir tous les votes des patriotes de plus en plus conscients qu’il ne peut y avoir de salut pour notre pays si le peuple français ne brise pas les chaînes qui aujourd’hui empêchent la France d’être une nation libre et souveraine qui croit encore à son avenir dans un monde en plein bouleversement.
Déja, des gens de bonne volonté se lèvent de partout, comme ils se sont levés chaque fois que notre pays était menacé dans son existence même. C’est cet espoir qui doit nous guider et il nous guidera.
C’est lui également qui a prévalu pour qu’un groupe de patriotes conscients de la gravité de la situation décident d’unir leurs effort dans ce seul but : proposer une ligne d’action transpartisane dans laquelle tous les souverainistes pourraient se retrouver. Les différentes actions proposées constituent le chemin strictement nécessaire à parcourir pour commencer le redressement national.

Un de ces groupe est le cercle PATRIA. Il s’inspire directement du discours de Bruneval prononcé par le Général de Gaulle en 1947 qui peut se résumer ainsi :

 » Le jour va venir on, rejetant les jeux stériles ou se disqualifie l’État et reformant le cadre mal bâti dans lequel s’égare la nation, la masse immense des Français se rassemblera sur la France. « 

Il ne tient qu’à nous, peuple français, que ce jour arrive en 2027.

Jean Goychman
Cercle PATRIA

Photo d’illustration : DR

[cc] Article rédigé par la rédaction de breizh-info.com et relu et corrigé (orthographe, syntaxe) par une intelligence artificielle.

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