On a retenu de la bataille d’Angleterre la formule de Churchill « Jamais autant de gens ont eu une telle dette envers si peu ! » Il voulait parler du peu de pilotes qui avaient réussi à défendre la Grande-Bretagne contre les assauts de la Luftwaffe, forçant ainsi Hitler à annuler son plan d’invasion. Mais il a également ajouté, et peu de gens le savent, en parlant toujours de cette bataille :
« Ils ont perdu car ils n’ont pas su qu’ils avaient gagné et nous avons gagné parce que nous ignorions que nous avions perdu ! »
Les souverainistes gagneront s’ils s’unissent
Chaque fois que les Français se sont rassemblés sur la France, ils ont gagné les élections et le pays a pu se redresser. Encore faut-il qu’ils aient une incarnation qui les représente et se porte candidat (ou candidate). Le jeu des euro-mondialistes qui ont pris le pouvoir depuis plusieurs décennies est justement d’empêcher une telle candidature en enfermant tout débat politique dans un clivage « droite / gauche » devenu aujourd’hui totalement obsolète mais qui leur permet de conserver le pouvoir élection après élection en agitant le spectre des « extrêmes » en se faisant eux-mêmes passer pour « raisonnables ». Ce « dormez tranquilles, braves gens », s’il est rassurant pour certains, est cependant mortifère pour notre pays à un moment crucial pour le monde dans lequel nous vivons. L’idée même de la nation n’est plus évoquée et vous remarquerez que nos hommes politiques ne prononcent même plus le « vive la nation » qui, à la bataille de Valmy en septembre 1792 était pourtant le cri de ralliement d’une armée française issue du peuple prête à se sacrifier pour que « vive la France »
Mais ils vont même plus loin. Le référendum, outil incontournable de la souveraineté populaire, n’a pas été utilisé depuis le 29 mai 2005. Questionné sur son désir de voir notre pays coiffé par une union fédérale supranationale, le peuple français a répondu « Non ! ». Et l’impensable s’est produit.
A la suite de manœuvres purement politiciennes, ce « non » est devenu « oui » et l’emploi du référendum soigneusement remisé aux oubliettes, à la grande satisfaction de l’oligarchie euro-mondialiste qui tolère la démocratie à la condition qu’elle ne contrecarre pas ses plans.
Et c’est la le véritable clivage, pour ne pas dire le fossé, qui sépare un peuple français attaché à sa souveraineté de cette oligarchie qui ne voit son propre destin que dans l’établissement d’une Union Européenne fédéralisée, prélude à un futur gouvernement mondial.
Emmanuel Macron a beau invoquer une souveraineté européenne, ce n’est qu’un artifice pour embrouiller les gens. Où sont le peuple européen et la nation européenne ? De Gaulle disait : Les seules réalités internationales, ce sont les nations !
Le retour aux souverainetés nationales, axe majeur du monde multipolaire
Le fait de pouvoir créer de l’argent à partir de rien a donné un incommensurable pouvoir aux banquiers à l’origine de ce système. Ils ont compris que celui-ci ne pouvait perdurer que s’il restait ignoré des peuples, et prendre le contrôle des grands médias était une priorité. David Rockefeller, co-fondateur du club des Bilderberg, le disait clairement :
« Depuis plus d’un siècle des extrémistes idéologiques des deux bords politiques s’emparent des incidents dont on parle beaucoup dans les journaux, tels que ma rencontre avec Castro, pour reprocher à la famille Rockefeller l’influence démesurée qu’ils prétendent que nous exerçons sur les institutions politiques et économiques des États-Unis. Certains croient même que nous faisons partie d’une cabale secrète agissant contre les grands intérêts des États-Unis et ils représentent ma famille et moi comme des « internationalistes »; ils vont jusqu’à prétendre que nous conspirons avec d’autres capitalistes dans le monde pour construire une structure politique et économique mondiale plus intégrée – un seul monde, si vous voulez. Si c’est ce dont on m’accuse, je plaide coupable et j’en suis fier. » David Rockfeller in « Mémoires » – Editions De Fallois (2006) page 405
S’adressant plus particulièrement à la presse et aux médias, il précise : « Nous sommes reconnaissants au Washington Post, au New York Times, Time Magazine et d’autres grandes publications dont les directeurs ont assisté à nos réunions et respecté leurs promesses de discrétion depuis presque 40 ans. Il nous aurait été impossible de développer nos plans pour le monde si nous avions été assujettis à l’exposition publique durant toutes ces années. Mais le monde est maintenant plus sophistiqué et préparé à entrer dans un gouvernement mondial. »
C’est bien là qu’est le cœur du problème, le reste n’étant que conséquences de celui-ci. Depuis des années nous sommes gouvernés par cette oligarchie et nombre d’entre eux sont passés par cette sorte de grand oral constitué par les conférences annuelles du Bilderberg et les réunions de la Commission Trilatérale. Leurs sites publient la liste des participants chaque année.
Comme le disait en 2017 Donald Trump à l’Assemblée Générale de l’ONU, « les globalistes n’ont plus d’avenir. L’avenir appartient aux patriotes »
Aujourd’hui, le monde multipolaire est devenu une réalité. Le destin de la France n’est plus dans ce vestige du passé monopolaire qu’est devenue l’Union Européenne. Il faut passer à une autre forme d’Europe qui soit compatible avec ce nouvel ordre mondial qui redonne aux souverainetés nationales la place dont on a voulu les écarter.
Les patriotes sont majoritaires
La preuve en a été faite en 2005. A l’époque, l’Union Européenne n’avait pas encore son visage d’aujourd’hui. Les effets du Traité de Lisbonne ratifié en catimini en France en 2009 et uniquement par les parlementaires, sont apparus au fil du temps. La crise grecque de 2010 et la création d’une « Troïka » pour faire un véritable hold up sur la Grèce après avoir fait plier Alexis Tsipras, Premier ministre grec a montré comment l’alliance entre la BCE et la Commission européenne pouvait réduire au silence un peuple. Ensuite, il y eut différents traités, dont celui de le « Règle d’or » de 2012 qui se faisaient de plus en plus contraignants.
Le fédéralisme à marche forcée ne fait plus recette et depuis 2024 et la dissolution de l’Assemblée Nationale, le pays est devenu ingouvernable. Voulant à tout prix se maintenir au pouvoir, Emmanuel Macron ne fait qu’accentuer cette aspiration souverainiste et ce désir qu’ont les Français de revenir au fonctionnement normal de la Constitution de 1958 dont la clé de voûte est l’insurpassable souveraineté populaire.
Référendum et élection présidentielle
Encore faut-il pour y arriver obtenir un référendum qui puisse faire éclater au grand jour cette réalité. Ce référendum, dont la question unique serait celle du « Frexit » peut-il être proposé aujourd’hui ? C’est très peu probable car cela ruinerait toute la politique suivie par Emmanuel Macron depuis 2017. Cela le conduirait à une démission anticipée totalement inacceptable pour lui.
Mais cela n’interdit pas de tout faire pour l’obtenir.
Par contre, cela deviendrait beaucoup plus facile si l’élection de 2027 portait à l’Élysée quelqu’un qui se serait engagé a faire un tel référendum dès son arrivée en fonction.
Cette candidature, et c’est probablement le plus difficile, doit être unique et rassembler sur elle l’ensemble des patriotes français.
Il y a dans la vie des peuples et des nations des moments importants dans lesquels le destin peut basculer. Nous devons nous apprêter à vivre l’un de ces instants et faire en sorte que notre choix soit le bon.
Jean Goychman
Crédit photo : DR
[cc] Article rédigé par la rédaction de breizh-info.com et relu et corrigé (orthographe, syntaxe) par une intelligence artificielle. Breizh-info.com, 2026, dépêches libres de copie et de diffusion sous réserve de mention obligatoire et de lien do follow vers la source d’origine.