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L’Agence régionale de santé (ARS) Bretagne appelle à la vigilance face à la présence particulièrement importante de chenilles processionnaires du chêne observée cette année sur le territoire breton. Selon les signalements recueillis ces dernières semaines, leur présence est très supérieure à celle des années précédentes et comparable à celle de 2007, lors de la dernière grande pullulation connue dans la région.
Ces insectes représentent un risque sanitaire réel. Leurs milliers de poils microscopiques urticants peuvent être dispersés par le vent et provoquer des réactions chez l’homme comme chez les animaux, même sans contact direct avec les chenilles ou leurs nids.
Le risque sanitaire existe bien
L’ARS rappelle que la période comprise entre le printemps et le milieu de l’été constitue la phase la plus sensible pour la chenille processionnaire du chêne. Les poils urticants peuvent provoquer des rougeurs, des éruptions cutanées, de fortes démangeaisons, des conjonctivites, des irritations des voies respiratoires ou encore des troubles digestifs en cas d’ingestion.
Les animaux domestiques sont également concernés. Les chiens et les chats peuvent subir de graves lésions de la bouche et de la langue après un contact avec les chenilles.
La multiplication des foyers a déjà eu des conséquences concrètes. Début juin, plusieurs cas initialement suspectés de gale au collège du Sacré-Cœur de Vannes ont finalement été attribués à des réactions allergiques provoquées par des chenilles processionnaires ou leurs poils urticants, selon les conclusions communiquées par l’ARS.
Des mesures de prévention et de surveillance
Face à cette situation, les autorités recommandent de ne jamais toucher les chenilles, les nids ou les cocons, d’éviter les zones infestées et de surveiller particulièrement les jeunes enfants. Les particuliers sont également invités à ne pas tenter eux-mêmes la destruction des nids, ces opérations devant être réalisées par des professionnels spécialisés.
Dans plusieurs communes, des solutions sont expérimentées afin de limiter la prolifération de l’espèce. À Saint-Brieuc, environ 160 pièges à phéromones ont été déployés pour perturber la reproduction des papillons à l’origine des chenilles. Les résultats de cette expérimentation seront évalués à l’automne.
L’ARS invite enfin les habitants à signaler les foyers observés auprès de la FREDON Bretagne. Selon certains spécialistes, l’expansion de l’espèce serait favorisée par la hausse des températures. Dans ce contexte, les autorités estiment qu’une surveillance collective demeure indispensable pour limiter les risques sanitaires et contenir cette nouvelle poussée de chenilles processionnaires en Bretagne.
Crédit photo : DR (photo d’illustration)
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2 réponses à “Chenilles processionnaires : la Bretagne en alerte face à une prolifération exceptionnelle”
On met en garde la population contre les insectes, les plantes , les animaux qui nous sont étrangers et qui risquent de mettre en danger notre environnement et notre écosystème. Mais quid d’une autre invasion plus pernicieuse?
favoriser les mésanges bleues qui mangent ces chenilles
De l’ONF
processionnaires
Un couple de mésange peut manger plus de 500 chenilles processionnaires par jour permettant donc d’enrayer la prolifération lors des saisons chaudes. Par conséquent, la mise en place de nichoirs à mésanges est une solution idéale pour attirer ces oiseaux dans les zones impactées par les insectes.