Elles sont de retour, et plus tôt que d’habitude. Les chenilles processionnaires du pin ont entamé leur descente des arbres dans une grande partie de la France, y compris en Bretagne, où leur progression est significative depuis plusieurs années. Pour les chiens et les chats, le contact avec ces larves urticantes constitue une urgence vitale. Chaque année, des animaux en meurent. Voici ce qu’il faut savoir pour protéger les vôtres.
Un fléau en expansion, y compris en Bretagne
Les chenilles processionnaires — ainsi nommées parce qu’elles se déplacent en file indienne, reliées par un fil de soie — sont désormais bien implantées sur le territoire breton. Dans les Côtes-d’Armor, des communes comme Paimpol et l’île de Bréhat font face à une recrudescence notable des signalements. Le Morbihan n’est pas épargné : la FDGDON (Fédération départementale des groupements de défense contre les organismes nuisibles) y lance chaque année des campagnes de traitement biologique préventif, et les inscriptions pour 2026 sont ouvertes jusqu’au 1er avril. À Saint-Brieuc, leur présence est documentée depuis 2010.
Le dérèglement climatique — avec des hivers moins rudes et plus courts — favorise un retour de plus en plus précoce de ces insectes. En 2026, plus de 2 600 signalements avaient déjà été enregistrés sur la plateforme nationale AtlaSanté alors que la saison ne faisait que commencer.
Deux espèces, un même danger
Deux espèces sont présentes en France et elles ne sévissent pas aux mêmes périodes :
- La processionnaire du pin(brun orangé) : active de novembre à mars-avril. C’est celle qui descend actuellement des arbres en procession pour s’enfouir dans le sol. C’est la plus fréquemment impliquée dans les accidents avec les animaux domestiques.
- La processionnaire du chêne(gris argenté) : active du printemps au début de l’été, de mai à juillet environ. Elle construit ses nids de soie directement sur les troncs et les branches.
Dans les deux cas, le danger vient de leurs poils microscopiques, extrêmement légers et fragiles. Une fois brisés, ils libèrent de la thaumétopoéine, une protéine hautement irritante et allergisante. Ces poils peuvent être projetés jusqu’à 80 centimètres si la chenille se sent menacée, et conservent leur pouvoir urticant pendantdeux ans, y compris dans les nids abandonnés et les mues.
Pour les animaux : une urgence absolue
Les chiens représentent 92% des cas d’exposition signalés aux centres antipoisons vétérinaires. Leur curiosité naturelle — flairer, lécher — les rend particulièrement vulnérables. Le contact avec les muqueuses (langue, babines, truffe) provoque des réactions pouvant aller de l’inflammation sévère à la nécrose des tissus, voire au choc anaphylactique mortel.
« C’est une urgence vitale. On hospitalise le chien pendant plusieurs jours et on essaye de sauver sa langue », alerte la vétérinaire Laetitia Barlerin sur TF1. Chaque année, des chiens meurent des suites de ces contacts.
Que faire en cas de contact ?
- Rincer immédiatementles zones touchées à l’eau froide (jet d’eau ou pommeau de douche), sans frotter — le frottement brise davantage de poils et aggrave les lésions.
- Appeler le 3115(Urgences vétérinaires, gratuit, 24h/24) pour être orienté vers la structure vétérinaire de garde la plus proche.
- Ne pas attendre: même un dimanche, même la nuit, un vétérinaire de garde peut intervenir. Chaque minute compte.
Comment se protéger et protéger ses animaux ?
- Évitez les zones où des nids sont visibles dans les arbres (cocons blancs soyeux dans les pins, plaques sur les troncs de chênes).
- Tenez vos chiens en laisse lors des promenades en forêt entre mars et mai.
- Ne tentez jamais d’écraser les chenilles — elles projettent leurs poils urticants en réaction.
- Évitez les promenades sous les arbres par grand vent (les poils se dispersent dans l’air).
- Signalez les nids à votre mairie ou sur la plateforme AtlaSanté : signalement-chenilles-processionnaires.atlasante.fr
Un nouvel outil de signalement breton et national
Le 3115 Urgences Vétérinaires a lancé cette année l’application Alerte Chenilles, accessible gratuitement en ligne. Elle permet de signaler la présence de chenilles ou de cocons grâce à la géolocalisation et à l’ajout d’une photo. Chaque signalement reste visible sur une carte interactive pendant trois semaines, alertant ainsi les autres promeneurs.
En Bretagne, plusieurs communes ont déjà relayé cet outil auprès de leurs administrés. Un réflexe à adopter : en signalant un nid, vous protégez potentiellement le chien du voisin.
Pour les humains aussi, la vigilance s’impose : les poils urticants peuvent provoquer éruptions cutanées, conjonctivites et irritations respiratoires. En cas de réaction allergique grave, appelez le 15 ou le 112.
Crédit photo : DR
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Une réponse à “Santé animale. Chenilles processionnaires : la saison a commencé, vos chiens et chats sont en danger”
Demat article lu avec beaucoup d’attention ; sals chenilles ; salopris de tiques et puces : nous voilà prévenus : le numéro d’urgence a été noté sur notre carnet ; l’an dernier à la même époque, le chien a attrapé une tique qui l’a rendu très malade mais les antibiotiques du vétérinaire appelé en urgence l’ont sauvé ; nous allons faire attention à ce qu’il flaire dans les bois et à chaque promenade terminée, nous allons vérifier chaque poil en le lavant soigneusement. Merci BI .com de cet article pertinent. Kenavo