Les images de ce qu’il est désormais convenu d’appeler l’invasion de Ceuta ont fait le tour du monde, suscitant une profonde émotion chez les citoyens européens, y compris chez les plus favorables à l’immigration. Mais si ce choc visuel rappelle la fiction de World War Z, il convient de rappeler qu’en dix ans, l’Union européenne a accueilli plus de 35 millions de migrants. De quoi relativiser Ceuta… ou mesurer l’ampleur de la menace existentielle qui pèse sur les Européens.
« L’arrivée soudaine et coordonnée de 60 000 migrants principalement marocains dans l’enclave espagnole de Ceuta a fait naître une émotion compréhensible chez nos concitoyens et dans toute l’Europe. Un afflux aussi massif de migrants sur un si petit territoire et en quelques jours seulement ne pouvait laisser indifférent.«
Ces réactions, venues de figures inattendues, évoquent la fable de la grenouille bouillie. Cette métaphore populaire illustre l’accoutumance progressive au danger : plongé dans l’eau bouillante, l’amphibien s’échappe d’un bond ; placé dans une eau chauffée petit à petit, il s’engourdit lentement et meurt sans avoir réagi. Difficile de ne pas y voir un parallèle avec un Européen qui, au cours d’une décennie de crise migratoire, s’est habitué à voir des millions de migrants se déverser chaque année par ses ports et ses aéroports, sans grandes réactions.
Comme depuis le début de la dite crise migratoire, ce sont principalement des hommes jeunes qui ont franchi la frontière de Ceuta. Dès lors, pourquoi s’indigner de voir ces Marocains courir dans les rues de l’enclave, alors que ce spectacle est devenu le quotidien de nombreuses métropoles du continent ?
Quant à l’argument du grand nombre arrivé sur un petit territoire – l’afflux massif de près de 60 000 migrants à Ceuta a représenté l’équivalent d’environ 70 % de la population locale de l’enclave – qu’a t-il de choquant quand on se souvient des classes d’école où les autochtones sont en minorité sans que cela n’émeuve personne ? Pour rappel, les enfants blancs britanniques sont désormais minoritaires dans un quart des écoles d’Angleterre. En Italie, dans plus de 440 établissements scolaires, la présence étrangère dépasse les 50 %, avec des cas emblématiques comme à Mestre où, sur 61 inscrits en première année de l’école élémentaire « Cesare Battisti », un seul élève italien est présent et dans les deux écoles maternelles connectées, les enfants issus de l’immigration représentent plus de 98 % du total. Même chose en France, où, censure et interdiction des statistiques ethniques oblige, un père a été condamné à deux mois de prison avec sursis et de plusieurs amendes pour avoir tweeté : « Je vais chercher mon fils, trois Blancs sur vingt-sept dans la classe ».
Photo d’illustration : Capture World War Z
[cc] Article rédigé par la rédaction de breizh-info.com et relu et corrigé (orthographe, syntaxe) par une intelligence artificielle.
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