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Du 21 au 23 août, le parc animalier et botanique de Branféré, au Guerno dans le Morbihan, accueille la 11e édition des Rencontres des intelligences animales. Trois jours de conférences, de discussions en plein air et de visites avec les soigneurs, organisés par l’association L’Animal & l’Homme.
Le principe : faire dialoguer chercheurs, philosophes et grand public sur ce que les animaux savent, ressentent et communiquent — dans un parc de 40 hectares où l’on croise flamants roses, lémuriens, girafes, siamangs et rhinocéros indiens.
Quatre conférences
Jeudi 21 août, 10h — Michel Kreutzer : « Peut-on vraiment parler de désir animal ? »
Un oiseau chante-t-il uniquement pour se reproduire ? Un animal joue-t-il toujours pour apprendre ? L’éthologue s’intéresse à ce qui, dans le comportement animal, ne se réduit pas à un besoin vital ou à un automatisme : le jeu, l’exploration, la séduction, le choix d’un partenaire, l’attrait pour certaines formes sonores. Reste la difficulté centrale : comment démontrer l’existence d’un désir chez un être qui ne peut pas nous l’expliquer, sans lui prêter des intentions strictement humaines ?
Professeur émérite à l’université Paris-Nanterre, Michel Kreutzer a notamment travaillé sur la communication acoustique des oiseaux chanteurs.
Jeudi 21 août, 15h — Olivier Remaud : « Ce que les grenouilles révèlent de notre avenir »
Et si une grenouille était un meilleur guide pour penser le dérèglement climatique qu’une succession de chiffres ? Dans Nocturne amphibien, paru chez Actes Sud, le philosophe suit Narsa, une grenouille contrainte de quitter une zone humide bouleversée. Les amphibiens, particulièrement sensibles aux transformations de leur milieu, signalent très tôt les dérèglements des zones humides. Leur expérience du monde, plaide Remaud, oblige à repenser ce que signifie habiter un lieu, s’y adapter et dépendre de ses équilibres.
Directeur d’études à l’EHESS, Olivier Remaud travaille sur les relations entre humains et non-humains et sur le rôle des récits dans notre compréhension du vivant.
Vendredi 22 août, 10h — Laurence Paoli : « Quand le bruit humain couvre la voix des océans »
L’océan n’est pas silencieux. Baleines, dauphins, orques, poissons et crustacés produisent des sons pour s’orienter, trouver leur nourriture, signaler un danger, séduire ou garder le contact avec leurs petits. Laurence Paoli expose ce que la bioacoustique et l’écoacoustique révèlent de ces communications encore mal connues — et comment le trafic maritime, les sonars, les prospections et les travaux en mer peuvent masquer les signaux dont dépendent les animaux, perturbant leur orientation, leur reproduction, leur alimentation et leurs relations sociales.
Le sujet parlera aux Bretons : c’est la même question qui se pose dans le golfe de Gascogne, en mer d’Iroise ou sur les zones de chantiers éoliens offshore.
Laurence Paoli a créé au Muséum national d’histoire naturelle le premier service de communication consacré à la conservation de la biodiversité animale, avant de fonder le cabinet Urban Nomad.
Vendredi 22 août, 14h30 — Sidney Rostan : le biomimétisme
Pourquoi des ingénieurs étudient-ils les ailes des insectes, les systèmes de filtration des animaux marins ou les capacités visuelles de certaines espèces ? Le biomimétisme consiste à observer un mécanisme développé par un organisme vivant, puis à en transposer les principes pour résoudre un problème technique. Il ne s’agit pas de copier une forme, mais de comprendre comment le vivant se déplace, résiste, filtre, communique ou s’adapte.
Fondateur et dirigeant du bureau d’études Bioxegy, Sidney Rostan accompagne des équipes de recherche dans le développement de technologies inspirées du vivant, notamment dans l’industrie, l’énergie et les matériaux.
Le reste du programme
Les conférences ne sont qu’une partie de l’affaire. Sont également prévus :
- des discussions libres au jardin avec les intervenants, et des séances de dédicaces ;
- des visites privilégiées avec les soigneurs de Branféré ;
- des nourrissages commentés ;
- des ateliers sur la communication des primates ;
- des démonstrations d’oiseaux en vol libre.
L’organisatrice
Les Rencontres ont été lancées par Yolaine de la Bigne, journaliste et fondatrice de l’association L’Animal & l’Homme. Elle organise également chaque année la Journée des intelligences animales à la Cité des sciences et de l’industrie, à Paris, et a publié plusieurs ouvrages — L’Animal médecin, L’Animal parent, L’Animal féministe.
Elle défend l’idée d’un changement de paradigme en cours : les animaux ne seraient plus seulement des objets d’étude, mais reconnus comme des êtres sensibles, intelligents, porteurs d’autres façons d’habiter le monde. Émotions, langage, mémoire, cultures animales — les travaux se multiplient et sortent des laboratoires pour gagner les librairies, les documentaires et le débat public.
Infos pratiques
Les Rencontres des intelligences animales, 11e édition, les 21, 22 et 23 août 2026, au parc animalier et botanique de Branféré, Le Guerno (56). Le parc se trouve à environ une heure de Nantes, de Rennes et de Lorient. Informations et réservations sur branfere.com.
[cc] Article rédigé par la rédaction de breizh-info.com et relu et corrigé (orthographe, syntaxe) par une intelligence artificielle.
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2 réponses à “Branféré : les Rencontres des intelligences animales fêtent leur 11e édition”
je connais bon nombre de nos « frères inférieurs » bien plus intelligents que nous, à commencer sans doute par moi, les dits « supérieurs »
Quand aurons nous lus journées de l’intelligence technocratique avec le bilan de ses réussites?