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La troisième édition de la Vendée Arctique – Les Sables d’Olonne s’est achevée ce dimanche avec l’arrivée du dernier concurrent. Pour la première fois, des IMOCA ont franchi le cercle polaire. Au terme d’un suspense haletant, c’est l’Italien Ambrogio Beccaria qui s’est imposé, devenant le premier skipper international à remporter une course organisée par la SAEM Vendée.
L’édition 2026 restera dans les mémoires pour son parcours audacieux : jamais une course IMOCA n’avait conduit les marins aussi haut vers le nord. Les neuf skippers au départ ont tous franchi le cercle polaire, affrontant des conditions virulentes dans un environnement décrit comme radicalement différent, rappelant à plusieurs le Grand Sud. Un défi un peu fou, de l’aveu même des concurrents, qui ont savouré le sentiment d’avoir ouvert une voie nouvelle.
Un « mini-Vendée Globe » d’une rare intensité
Au-delà de la nouveauté géographique, c’est l’intensité de l’épreuve qui a marqué les esprits. Plusieurs skippers l’ont qualifiée de « mini-Vendée Globe en condensé » : changements de conditions permanents, eau froide, humidité, manœuvres incessantes et moments où il faut savoir ralentir pour préserver la machine. Tout y est passé en quelques jours — vent, pétole, mer formée, froid — au point que certains y voient la course la plus exigeante qu’ils aient jamais disputée. Une expérience précieuse, engrangée par tous en vue du Vendée Globe 2028.
Le scénario sportif a tenu ses promesses jusqu’aux ultimes milles. Après plus de huit jours de mer et quelque 3 190 milles parcourus, moins de 2 h 20 séparaient les trois premiers. Sam Goodchild, sur MACIF Santé Prévoyance, avait pourtant méthodiquement distancé ses rivaux, profitant notamment de l’abandon de Corentin Horeau puis prenant le meilleur sur Élodie Bonafous. Mais une vaste zone sans vent, installée dans le golfe de Gascogne, a rebattu les cartes dans le final. Premier arrivé sur cette zone, premier piégé : Goodchild a vu fondre sur lui Ambrogio Beccaria, qui a saisi sa chance jusqu’au bout.
Beccaria, la ténacité récompensée
La victoire de l’Italien a quelque chose d’un exploit de persévérance. Skipper d’Allagrande Mapei, il avait pourtant envisagé d’abandonner en début de course, contraint de plonger sous sa coque au large de l’Irlande alors qu’il pointait en cinquième position dans la remontée vers le nord. Accroché, il est revenu progressivement sur ses adversaires, dépassant successivement Francesca Clapcich, Violette Dorange, puis Bonafous et Goodchild dans le sprint final. Pour sa première course en solitaire à bord de cet ancien Vulnerable de Thomas Ruyant, il s’offre un succès retentissant. Une première : jamais un skipper international n’avait remporté une course de la SAEM Vendée, signe de l’internationalisation croissante de la classe IMOCA.
Le succès fut aussi populaire. La foule s’est pressée au village des Sables d’Olonne, du départ jusqu’à la remise des prix, saluée par des marins reconnaissants envers un public présent en toutes circonstances. Dernier à franchir la ligne ce dimanche à 10 h 10, après 13 jours, 21 heures et 8 minutes de course, Manu Cousin (Coup de Pouce) a bouclé l’épreuve avec courage, lui qui avait mis son bateau à l’eau quelques jours seulement avant le départ et multiplié les avaries. Avec Arnaud Boissières, il était l’un des deux seuls marins à avoir participé aux trois éditions de la Vendée Arctique. Les amateurs devront désormais patienter jusqu’au printemps 2028 et la New York Vendée – Les Sables d’Olonne pour revoir les IMOCA s’élancer dans le chenal vendéen.
[cc] Article rédigé par la rédaction de breizh-info.com et relu et corrigé (orthographe, syntaxe) par une intelligence artificielle.
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